Esprit Saint

Mardi 12 mai 2009

TOPO N°1 du 12 mai 2009 = L’ESPRIT SAINT AU CŒUR DE NOTRE VIE

En ce surlendemain de la Pentecôte nous pouvons entrer dans les sentiments du Cœur de Jésus.  « Laissez-vous prendre » disait Marthe Robin à un prêtre qui avait le sentiment de ne plus avancer ; nous aussi laissons-nous prendre, saisir par la hâte, par le désir du Seigneur : «  Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé ! » (Luc 12 v.49-50 ) « Et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; » (Luc 22 v.15) On retrouve ce désir ardent du Seigneur dans la dernière parole de Jésus dans l’Evangile de saint Jean : « j’ai soif ! » Il a soif de chacun de nous, de toute l’humanité.

   

Et pourquoi tant de hâte du Seigneur ? Parce qu’il sait que par sa mort se réalise le don de Dieu à tout homme. Il s’agit bien sûr du don du  « Feu de l’Esprit Saint ». 

 

En Jean 16 (v.5-7) : « C'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai. » Le Paraclet c’est « le consolateur, Celui qui répond au cri, l’Intercesseur, le Défenseur ».

Et en Jean 14 v.16-18 : « je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous.

En Luc 24 v.49 : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous. »

« Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. »

 Le Seigneur a donc  fait UNE PROMESSE, il a pris un engagement.

Cette promesse du Seigneur, elle est toujours actuelle, le croyons-nous ?

 Œ Est-ce que notre désir est à la hauteur du désir du Seigneur ?

   Voulons-nous vraiment que l’Esprit Saint nous renouvelle en profondeur ?

 l Ac 8:26 « L'Ange du Seigneur s'adressa à Philippe et lui dit : " Pars et va-t'en, à l'heure de midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. "Il partit donc et s'y rendit. Justement un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, s'en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Isaïe. Chemin faisant, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : " Voici de l'eau. Qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? "Et il fit arrêter le char. Ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe avec l'eunuque, et il le baptisa. 

l Ac 10:1-Il y avait à Césarée un homme du nom de Corneille, centurion de la cohorte Italique. Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? "

 Nous percevons cette hâte du Seigneur qui répond à la hâte de ceux qui désirent connaître Jésus.

 
          Que montrent les textes ?

C’est qu’il y a un avant et un après :

  l AVANT les apôtres et les disciples ont peur, ils verrouillent les portes par crainte des juifs, ils n’osent pas parler. Les textes insistent beaucoup sur ce point – on sent que c’est un souvenir qui a marqué les disciples -,  sur la façon dont Jésus les rassure, leur donne sa paix.

  l APRES les textes ne parlent plus du tout de peur mais multiplient les témoignages d’évangélisation parfois téméraire, tous sont devenus des fonceurs mais aussi des priants.

Le Feu et l’Espérance (p.50) Martine Catta, co-fondatrice de la Communauté de l’Emmanuel avec Pierre Goursat témoigne: «Je faisais tout moi-même à la force du poignet. Le Seigneur me demandait de lui laisser le gouvernail de ma barque, de lui laisser les voiles, les bouées de sauvetage… » (p.52) Martine entra dans un nouveau rythme, qu’elle reconnut comme étant celui de l’Esprit Saint. « C’était comme une présence intérieure  permanente qui m’accompagnait… »

è Une des clés de l’évangélisation c’est de savoir regarder et écouter  avec amour ceux que l’Esprit Saint met sur nos routes, pour y arriver laissons-nous d'abord regarder par le Seigneur et écoutons-le. 

 

    Ž   Qu’est-ce que le Seigneur veut nous dire par Son Esprit Saint ce soir ?

 Le Seigneur nous invite à reprendre les paroles de Jésus à Marguerite Marie à Paray Le Monial lors de la 1ère  apparition du 27 décembre 1673 :

« Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes et POUR TOI EN PARTICULIER. »

C’est qu’Il nous a choisis et nous aime d’un amour tout particulier :

Alors, accueillons d'abord cet Amour. Par la bouche du prophète Isaïe (43 1-4) c’est le Seigneur qui parle à chacun de nous :  « Ne crains pas,  CAR je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom :  TU ES A MOI 

   CAR tu comptes beaucoup à mes yeux ; tu as du prix et Je t’aime. »    

Ce soir, c’est à nous PERSONNELLEMENT que le Seigneur adresse cette parole, croyons-nous à cet amour ?

«  tu comptes beaucoup à mes yeux ; tu as du prix et Je t’aime. »            

    Acceptons cet amour infini du Christ et comme au psaume 139 osons dire au Seigneur :  « Je te rends  grâce pour tant de merveilles,  JE TE RENDS GRACE POUR LA MERVEILLE QUE JE SUIS. »

   Dieu est plus grand que notre cœur, il nous aime malgré nos limites et nos petitesses, NON il nous aime AVEC nos limites et nos petitesses. RIEN NE PEUT NOUS SEPARER DE L’AMOUR DU CHRIST, aucune de nos fautes, aucune de nos rancœurs, de nos jalousies, de nos blessures ne sont TROP GRAVES pour le Seigneur. Malgré tout il nous appelle à son service par la grâce de son Esprit Saint. 

 è Nous voulons faire des choses pour Dieu , MAIS  est-ce que nous  savons , est-ce que nous reconnaissons ce que Dieu veut faire pour nous  et en nous  ?

 Sommes nous prêts à redire oui au Seigneur, sommes-nous prêts à nous laisser renouveler par l’Esprit Saint dans cette démarche au cœur de la vie des groupes de prière :  l’effusion de l'Esprit . Elle ne fait pas de nous des « superchrétiens », au contraire elle nous rend modestes et humbles, selon mot de Jean Baptiste : « Il faut que Lui grandisse et que moi je diminue ». Lc 10:21- A cette heure même, il tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et il dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.



Etre à l’écoute de l’Esprit nous demande un effort d’apaisement.

Vous vous rappelez l’histoire d’Elie dans 1 Rois 19 v.12 : « Il fut dit à Elie:" Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur." Et voici que le Seigneur passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre un feu, mais le Seigneur n'était pas dans le feu ;et après le feu, le bruit d'une brise légère. Dès qu'Élie l'entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la grotte. »

 Est-ce que nous avons vécu cette expérience de l’effusion de l'Esprit ?

Si non, voulez-vous la vivre au sein de notre groupe de prière ?

Si oui, avons-nous envie de la revivre ?

 Il s’agit de revivifier l’action de l’Esprit Saint reçu à notre baptême et à notre confirmation.  Vous connaissez l’histoire de Bernadette à Lourdes :

Neuvième apparition de Lourdes : le Jeudi 25 février 1858.
La foule de 400 personnes voit Bernadette s'avancer sur ses genoux jusqu'au fond de la Grotte, puis redescendre sur la pente, se diriger vers la rive du Gave, s'arrêter subitement, revenir dans la Grotte, et là comme écouter quelqu'un dont elle semble ne pas comprendre les ordres. On la voit ensuite gratter la terre, boire d'une eau trouble qui en sort, s'en laver pour montrer en public une figure toute barbouillée de boue. Tandis que Bernadette voit sourire la Dame, la foule pense que la voyante n'est qu'une déséquilibrée, une folle.

 Bernadette a expliqué elle-même plus tard cette scène qui avait déçu tout le monde: "Pendant que j'étais en prière, la Dame m'a dit d'une manière amicale, mais en même temps sérieuse: Allez boire à la fontaine et vous y laver: Comme je ne savais pas où était cette fontaine et que je croyais que cela n'y faisait rien, je me suis dirigée vers le Gave. La Dame m'a rappelée et m'a fait signe du doigt de me rendre sous la Grotte à gauche; j'ai obéi, mais je ne voyais pas d'eau. Ne sachant où en prendre j'ai gratté la terre et il en est arrivé. Je l'ai laissée s'éclaircir un peu, puis j'ai bu et je me suis lavée."

 

La source est là, au cœur de nos vies, il s’agit de lui permettre de rejaillir à flot.

 

 Quels sont les fruits de cette effusion  dans l’Esprit ?

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem : 59. « C'est aussi dans les conditions ordinaires de la société (les statuts disent que la vie communautaire est adaptée à la vie quotidienne normale dans le monde actif)que les chrétiens, témoins de l'authentique dignité de l'homme, par leur obéissance à l'Esprit Saint, contribuent de bien des manières au «renouvellement de la face de la terre. »

- Parmi les fruits de l’effusion de l’Esprit, citons :

le goût pour la Parole de Dieu, reçue comme actuelle, vivante et efficace. On la prend au sérieux, on la médite et on cherche à la  mettre en pratique. « Heureux ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique » (Lc 11, 28).

 • Les fruits de l’Esprit (Catéchisme universel 1832) en partie énumérés dans Galates 5 v22-23 : le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. 

 

CONCLUSION

 

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem Jean Paul II (66) Spirituellement, l'événement de la Pentecôte n'appartient pas seulement au passé: l'Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L'Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ.

C’est tout le sens de l’appel du pape Jean Paul II à l’aube du 21ème siècle : « Duc in altum !  Avancez au large , en eau profonde! »

C’ est pour nous la voie du bonheur : Psaume 16(15),1-2.5.7-8.9-10.11. « Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Et c’est dans la mesure où nous accueillons l’Esprit Saint que notre vie parle effectivement de Jésus.


Comme disait souvent Pierre Goursat : (p.290 le Feu et l’Espérance)

 «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. »


è
Une proposition = faire pour ceux qui le veulent une préparation à l’effusion de l’Esprit et nous prierons fin juin


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009

Topo N°2  le 19 mai 2009 : CONTEMPLER L’ESPRIT SAINT A L’ŒUVRE

 

Vous vous rappelez ce que nous disions il y une semaine :
Spirituellement, l'événement de la Pentecôte n'appartient pas seulement au passé: l'Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L'Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ.
C’est Jean Paul II qui l’écrit dans l’encyclique Dominum et vivificantem (66)

Par notre démarche nous voulons répondre à l’appel de Jean Paul II :

« Duc in altum !  Avancez au large , en eau profonde! »

Comme disait souvent Pierre Goursat : (p.290 le Feu et l’Espérance) «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. »

 

Rechercher l’Esprit Saint est pour nous la voie du bonheur : Psaume 16(15), « Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Et c’est dans la mesure où nous accueillons l’Esprit Saint que notre vie peut parler effectivement de Jésus.

 

Rappelez-vous aussi comme nous le montraient les Ecritures et comme certains d’entre nous en témoignaient qu’il y a un avant et un après :

  l AVANT les apôtres et les disciples ont peur, ils verrouillent les portes par crainte des juifs, ils n’osent pas parler. Les textes insistent beaucoup sur ce point – on sent que c’est un souvenir qui a marqué les disciples -,  sur la façon dont Jésus les rassure, leur donne sa paix.

  l APRES les textes ne parlent plus du tout de peur mais multiplient les témoignages d’évangélisation parfois téméraire, tous sont devenus des fonceurs mais aussi des priants.

 

è Notre démarche consiste à redire oui au Seigneur pour laisser l’Esprit Saint nous renouveler dans cette démarche d’effusion de l'Esprit .

Elle ne fait pas de nous des « superchrétiens », au contraire elle nous rend modestes et humbles, selon mot de Jean Baptiste : « Il faut que Lui grandisse et que moi je diminue ».

 Etre attentifs à l’Esprit nous demande un effort d’apaisement, il s’agit pour nous de nous mettre à l’écoute :  Vous vous rappelez tous l’histoire d’Elie dans 1 Rois 19 v.12 : « Il fut dit à Elie:" Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur." Et voici que le Seigneur passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre un feu, mais le Seigneur n'était pas dans le feu ;et après le feu, le bruit d'une brise légère. Dès qu'Élie l'entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la grotte. »

 

 

è Pour vivre avec quelqu'un, il s’agit de jour en jour de mieux le connaître. La première partie de l’Encyclique Dominum et Vivificantem sur l’Esprit Saint est consacrée à la promesse de Jésus, au N°10 : « C'est l'Esprit Saint qui est l'expression personnelle d'un tel don de soi, de cet être-amour. Il est Personne-amour. Il est Personne-don. » 

     Nous avons chaque jour à découvrir et redécouvrir l’Esprit Saint « personne-don, personne-amour » . Le Catéchisme universel des § 684 à 703 cite S. Grégoire de Nazianze : « l’Esprit Saint dit-il est dernier dans la révélation des Personnes de la Trinité Sainte. C’est par des avances et des progressions " de gloire en gloire " que la lumière de la Trinité a brillé en clartés de plus en plus brillantes. 685 Croire en l’Esprit Saint c’est donc professer que l’Esprit Saint est l’une des Personnes de la Trinité Sainte. 689 Consubstantiel au Père et au Fils, il en est inséparable, tant dans la Vie intime de la Trinité que dans son don d’amour pour le monde. 686 L’Esprit Saint est à l’œuvre avec le Père et le Fils au commencement un vent de Dieu tournoyait sur les eaux dit la genèse 1 v1, il est Celui qui " a parlé par les prophètes " ET il est présent jusqu’à la consommation des temps. Mais c’est dans les " derniers temps ", inaugurés avec l’Incarnation rédemptrice du Fils, qu’Il est révélé et donné, reconnu et accueilli comme Personne.»

     Il est le don parfait, personne-don. Quand le Père envoie son Verbe, Il envoie toujours son Souffle que traduit le terme hébreu Ruah ; mission conjointe où le Fils et l’Esprit Saint sont distincts mais inséparables.

èIl nous fait connaître le Christ, sa Parole vivante, mais ne se dit pas lui-même. è  Il nous fait entendre la Parole du Père mais Lui, nous ne l’entendons pas.

 

Alors contemplons ensemble l’Esprit Saint à l’œuvre pour apprendre mieux le connaître et à mieux l’aimer :

 

De façon étonnante les lectures de la messe de ce mardi 27 mai nous y invitent explicitement dans 1 Pierre 1 11-12 : « Ils (les prophètes de l’Ancien Testament) ont cherché à découvrir quel temps et quelles circonstances avait en vue l'Esprit du Christ, qui était en eux, quand il attestait à l'avance les souffrances du Christ et les gloires qui les suivraient. Il leur fut révélé que ce n'était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu'ils administraient ce message, que maintenant vous annoncent ceux qui vous prêchent l'Évangile, dans l'Esprit Saint envoyé du ciel, et sur lequel les anges se penchent avec convoitise. »

 

L’Esprit Saint est présent dans le souffle, dans le feu et sous l’aspect d’une colombe.

 

l Dans l’Ancien Testament :

 

è L’Esprit Saint est présent dès le premier verset de la Bible :

en Genèse 1 v 1& 2 : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux. »

  Laissons-nous saisir par ce vent, laissons-le entrer dans nos vies.

 

è L’Esprit Saint dans l’Ancien Testament est envoyé sur des hommes et des femmes que Dieu a choisi pour accomplir Son Plan d’Amour :

  

Sur les patriarches : Abraham, Moïse  ….

Et déjà l’Esprit Saint peut surprendre :

Dans Nombres 11 24-29 : Moïse sortit pour dire au peuple les paroles de Yahvé. Puis il réunit soixante-dix anciens du peuple et les plaça autour de la Tente. Yahvé descendit dans la nuée. Il lui parla, et prit de l'Esprit qui reposait sur lui pour le mettre sur les soixante-dix anciens. Quand l'Esprit reposa sur eux ils prophétisèrent, mais ils ne recommencèrent pas. Deux hommes étaient restés au camp ; l'un s'appelait Eldad et l'autre Médad. L'Esprit reposa sur eux ; bien que n'étant pas venus à la Tente, ils comptaient parmi les inscrits. Ils se mirent à prophétiser dans le camp. Un jeune homme courut l'annoncer à Moïse : " Voici Eldad et Médad, dit-il, qui prophétisent dans le camp. " Josué, fils de Nûn, qui depuis sa jeunesse servait Moïse, prit la parole et dit : " Moïse, Monseigneur, empêche-les ! " Moïse lui répondit :" Serais-tu jaloux pour moi ? Ah!puisse tout le peuple de Yahvé être prophète,Yahvé leur donnant son Esprit !"

Ce souhait de Moïse n’est-il pas aussi pour nous !

 

è C’est l’Esprit Saint qui s’empare des prophètes, les allusions sont innombrables : Elie, Elisée, Isaïe, Jérémie, Daniel, Samuel ou Joël qui fait écho au texte précédent : :

Joël  3 1-2 : " Après cela je répandrai mon Esprit sur toute chair. Vos fils et vos filles prophétiseront, vos anciens auront des songes, vos jeunes gens, des visions. Même sur les esclaves, hommes et femmes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. »

Passage que reprend Saint Pierre dans Actes 2 17 dans son discours à la foule après la Pentecôte : « Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète : Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. »

 

l Dans le Nouveau Testament :

 

è L’Esprit Saint est présent dès le début de la vie de Jésus, de sa Conception, relisez les Evangiles de l’Enfance de Saint Luc :

à propos de Jean Baptiste :

1 13 Mais l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Zacharie, Car il sera grand devant le Seigneur ; il ne boira ni vin ni boisson forte ; il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère

l’Annonciation : 1 35 Et l'ange lui dit : " Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. L'ange lui répondit : " L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.

è Le baptême de Jésus : 3 21Or il advint, une fois que tout le peuple eut été baptisé et au moment où Jésus, baptisé lui aussi, se trouvait en prière, que le ciel s'ouvrit, et l'Esprit Saint descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix partit du ciel : " Tu es mon fils ; moi, aujourd'hui, je t'ai engendré. "

 

è Relisez le récit de la Pentecôte dans Actes 2

 

l Je vous propose de relire les 2 credos et les 4 prières eucharistiques et d’y rechercher l’évocation du St Esprit

 

l ainsi que le catéchisme de l’Eglise catholique :

è L’Esprit Saint, interprète de l’Écriture : 109-114

puisque l’Écriture Sainte est inspirée, " La Sainte Écriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui la fit rédiger "

è Le Père et le Fils révélés par l’Esprit  243- 248

è" Jésus-Christ a été conçu du Saint-Esprit, Il est né de la Vierge Marie "461- sv

è Je crois en l’Esprit Saint 683- 747

èL’Église – manifestée par l’Esprit Saint 767

èL’Église – Temple de l’Esprit Saint 797

èL’Esprit Saint et l’Église dans la liturgie 1091

èLe sacrement de l’Eucharistie :La présence du Christ par la puissance de sa Parole et de l’Esprit Saint 1373

èLa vie dans l’esprit 1699

 

l Par ex. relisons la belle Prière eucharistique N°4 :

« Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu’il soit notre Sauveur. Conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la Bonne Nou­velle du salut ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie. Pour accomplir le dessein de ton amour, il s’est livré lui-même à la mort, et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renou­velé la vie. Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui pour­suit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanc­tifie ces offrandes : qu’elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère que lui-même nous a laissé en signe de l’Alliance éternelle. »

 

 

CONCLUSION

 

Contemplez la simplicité de la Sainte Famille, elle est comme l’Icône terrestre de la Sainte Trinité et la figure de l’Esprit Saint c’est la Vierge Marie. Demandez-lui sa hâte pour appeler la venue de l’Esprit Saint en vous.

Soyons attentifs aux invocations de l’Esprit Saint au cours des eucharisties auxquelles nous participons.

Vous le voyez, l’Esprit Saint est présent à tous les commencements, à tous les renouveaux, si nous désirons être renouvelés dans notre vie chrétienne nous pouvons faire confiance à l’Esprit, il va nous guider et nous combler, alors ne doutons pas : «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. »


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009

CREDOS

 

l  Le symbole de Nicée :

 

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, né de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Ecritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.

Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

 

l  Le symbole des Apôtres  :

 

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur;
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers ;
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique,
à la communion des saints, à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.

Amen.

LE RECIT DE LA PENTECÔTE DANS LES ACTES DES APÔTRES  CHAPITRE 2

 

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! " Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? " D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! " Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète : Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour. Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes, cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir ; car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas. Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption. Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence. " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous. Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang, il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption : Dieu l'a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez. Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds. " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. " D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? " Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit. Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. " Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. " Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes. Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres. Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun. Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009

CATÉCHISME de L'ÉGLISE CATHOLIQUE

 

Article 8
" Je crois en l’Esprit Saint "

687 " Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu " (1 Co 2, 11). Or, son Esprit qui le révèle nous fait connaître le Christ, son Verbe, sa Parole vivante, mais ne se dit pas lui-même. Celui qui " a parlé par les prophètes " nous fait entendre la Parole du Père. Mais lui, nous ne l’entendons pas. Nous ne le connaissons que dans le mouvement où il nous révèle le Verbe et nous dispose à L’accueillir dans la foi. L’Esprit de Vérité qui nous " dévoile " le Christ " ne parle pas de lui-même " (Jn 16, 13). Un tel effacement, proprement divin, explique pourquoi " le monde ne peut pas le recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le connaît ", tandis que ceux qui croient au Christ le connaissent parce qu’il demeure avec eux (Jn 14, 17).

688 L’Église, communion vivante dans la foi des apôtres qu’elle transmet, est le lieu de notre connaissance de l’Esprit Saint :

– dans les Écritures qu’Il a inspirées ;

– dans la Tradition, dont les Pères de l’Église sont les témoins toujours actuels ;

– dans le Magistère de l’Église qu’Il assiste ;

– dans la liturgie sacramentelle, à travers ses paroles et ses symboles, où l’Esprit Saint nous met en communion avec le Christ ;

– dans la prière dans laquelle Il intercède pour nous ;

– dans les charismes et les ministères par lesquels l’Église est édifiée ;

– dans les signes de vie apostolique et missionnaire ;

– dans le témoignage des saints où Il manifeste sa sainteté et continue l’œuvre du salut.

I. La mission conjointe du Fils et de l’Esprit

689 Celui que le Père a envoyé dans nos cœurs, l’Esprit de son Fils (cf. Ga 4, 6) est réellement Dieu. Consubstantiel au Père et au Fils, il en est inséparable, tant dans la Vie intime de la Trinité que dans son don d’amour pour le monde. Mais en adorant la Trinité Sainte, vivifiante, consubstantielle et indivisible, la foi de l’Église professe aussi la distinction des Personnes. Quand le Père envoie son Verbe, Il envoie toujours son Souffle : mission conjointe où le Fils et l’Esprit Saint sont distincts mais inséparables. Certes, c’est le Christ qui paraît, Lui, l’Image visible du Dieu invisible, mais c’est l’Esprit Saint qui Le révèle.

690 Jésus est Christ, " oint ", parce que l’Esprit en est l’Onction et tout ce qui advient à partir de l’Incarnation découle de cette plénitude (cf. Jn 3, 34). Quand enfin le Christ est glorifié (cf. Jn 7, 39), il peut à son tour, d’auprès du Père, envoyer l’Esprit à ceux qui croient en lui : il leur communique sa Gloire (cf. Jn 17, 22), c’est-à-dire l’Esprit Saint qui le glorifie (cf. Jn 16, 14). La mission conjointe se déploiera dès lors dans les enfants adoptés par le Père dans le Corps de son Fils : la mission de l’Esprit d’adoption sera de les unir au Christ et de les faire vivre en lui :

La notion de l’onction suggère (...) qu’il n’y a aucune distance entre le Fils et l’Esprit. En effet de même qu’entre la surface du corps et l’onction de l’huile ni la raison ni la sensation ne connaissent aucun intermédiaire, ainsi est immédiat le contact du Fils avec l’Esprit, si bien que pour celui qui va prendre contact avec le Fils par la foi, il est nécessaire de rencontrer d’abord l’huile par le contact. En effet il n’y a aucune partie qui soit nue de l’Esprit Saint. C’est pourquoi la confession de la Seigneurie du Fils se fait dans l’Esprit Saint pour ceux qui la reçoivent, l’Esprit venant de toutes parts au devant de ceux qui s’approchent par la foi (S. Grégoire de Nysse, Spir. 3, 1 : PG 45, 1321A-B).

II. Le nom, les appellations et les symboles de l’Esprit Saint

Le nom propre de l’Esprit Saint

691 " Saint-Esprit ", tel est le nom propre de Celui que nous adorons et glorifions avec le Père et le Fils. L’Église l’a reçu du Seigneur et le professe dans le Baptême de ses nouveaux enfants (cf. Mt 28, 19).

Le terme " Esprit " traduit le terme hébreu Ruah qui, dans son sens premier, signifie souffle, air, vent. Jésus utilise justement l’image sensible du vent pour suggérer à Nicodème la nouveauté transcendante de Celui qui est personnellement le Souffle de Dieu, l’Esprit divin (Jn 3, 5-8). D’autre part, Esprit et Saint sont des attributs divins communs aux Trois Personnes divines. Mais en joignant les deux termes, l’Écriture, la liturgie et le langage théologique désignent la Personne ineffable de l’Esprit Saint, sans équivoque possible avec les autres emplois des termes " esprit " et " saint ".

Les appellations de l’Esprit Saint

692 Jésus, lorsqu’il annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, le nomme le " Paraclet ", littéralement : " celui qui est appelé auprès ", ad-vocatus (Jn 14, 16. 26 ; 15, 26 ; 16, 7). " Paraclet " est traduit habituellement par " Consolateur ", Jésus étant le premier consolateur (cf. 1 Jn 2, 1). Le Seigneur lui-même appelle l’Esprit Saint " l’Esprit de Vérité " (Jn 16, 13).

693 Outre son nom propre, qui est le plus employé dans les Actes des apôtres et les Épîtres, on trouve chez S. Paul les appellations : l’Esprit de la promesse (Ga 3, 14 ; Ep 1, 13), l’Esprit d’adoption (Rm 8, 15 ; Ga 4, 6), l’Esprit du Christ (Rm 8, 11), l’Esprit du Seigneur (2 Co 3, 17), l’Esprit de Dieu (Rm 8, 9. 14 ; 15, 19 ; 1 Co 6, 11 ; 7, 40), et chez S. Pierre, l’Esprit de gloire (1 P 4, 14).

Les symboles de l’Esprit Saint

694 L’eau. Le symbolisme de l’eau est significatif de l’action de l’Esprit Saint dans le Baptême, puisque, après l’invocation de l’Esprit Saint, elle devient le signe sacramentel efficace de la nouvelle naissance : de même que la gestation de notre première naissance s’est opérée dans l’eau, de même l’eau baptismale signifie réellement que notre naissance à la vie divine nous est donnée dans l’Esprit Saint. Mais " baptisés dans un seul Esprit ", nous sommes aussi " abreuvés d’un seul Esprit " (1 Co 12, 13) : l’Esprit est donc aussi personnellement l’Eau vive qui jaillit du Christ crucifié (cf. Jn 19, 34 ; 1 Jn 5, 8) comme de sa source et qui en nous jaillit en Vie éternelle (cf. Jn 4, 10-14 ; 7, 38 ; Ex 17, 1-6 ; Is 55, 1 ; Za 14, 8 ; 1 Co 10, 4 ; Ap 21, 6 ; 22, 17).

695 L’onction. Le symbolisme de l’onction d’huile est aussi significatif de l’Esprit Saint, jusqu’à en devenir le synonyme (cf. 1 Jn 2, 20. 27 ; 2 Co 1, 21). Dans l’initiation chrétienne, elle est le signe sacramentel de la Confirmation, appelée justement dans les Églises d’Orient " Chrismation ". Mais pour en saisir toute la force, il faut revenir à l’Onction première accomplie par l’Esprit Saint : celle de Jésus. Christ [ "Messie " à partir de l’hébreu] signifie " Oint " de l’Esprit de Dieu. Il y a eu des " oints " du Seigneur dans l’Ancienne Alliance (cf. Ex 30, 22-32), le roi David éminemment (cf. 1 S 16, 13). Mais Jésus est l’Oint de Dieu d’une manière unique : l’humanité que le Fils assume est totalement " ointe de l’Esprit Saint ". Jésus est constitué " Christ " par l’Esprit Saint (cf. Lc 4, 18-19 ; Is 61, 1). La Vierge Marie conçoit le Christ de l’Esprit Saint qui par l’ange l’annonce comme Christ lors de sa naissance (cf. Lc 2, 11) et pousse Siméon à venir au Temple voir le Christ du Seigneur (cf. Lc 2, 26-27) ; c’est lui qui emplit le Christ (cf. Lc 4, 1) et dont la puissance sort du Christ dans ses actes de guérison et de salut (cf. Lc 6, 19 ; 8, 46). C’est lui enfin qui ressuscite Jésus d’entre les morts (cf. Rm 1, 4 ; 8, 11). Alors, constitué pleinement " Christ " dans son Humanité victorieuse de la mort (cf. Ac 2, 36), Jésus répand à profusion l’Esprit Saint jusqu’à ce que " les saints " constituent, dans leur union à l’Humanité du Fils de Dieu, " cet Homme parfait (...) qui réalise la plénitude du Christ " (Ep 4, 13) : " le Christ total ", selon l’expression de S. Augustin (serm. 341, 1, 1 ; ibid., 9, 11).

696 Le feu. Alors que l’eau signifiait la naissance et la fécondité de la Vie donnée dans l’Esprit Saint, le feu symbolise l’énergie transformante des actes de l’Esprit Saint. Le prophète Elie, qui " se leva comme un feu et dont la parole brûlait comme une torche " (Si 48, 1), par sa prière attire le feu du ciel sur le sacrifice du mont Carmel (cf. 1 R 18, 38-39), figure du feu de l’Esprit Saint qui transforme ce qu’il touche. Jean-Baptiste, " qui marche devant le Seigneur avec ‘l’esprit’ et la puissance d’Elie " (Lc 1, 17) annonce le Christ comme celui qui " baptisera dans l’Esprit Saint et le feu " (Lc 3, 16), cet Esprit dont Jésus dira : " Je suis venu jeter un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il fût déjà allumé " (Lc 12, 49). C’est sous la forme de langues " qu’on eût dites de feu " que l’Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les remplit de lui (Ac 2, 3-4). La tradition spirituelle retiendra ce symbolisme du feu comme l’un des plus expressifs de l’action de l’Esprit Saint (cf. S. Jean de la Croix, llama). " N’éteignez pas l’Esprit " (1 Th 5, 19).

697 La nuée et la lumière. Ces deux symboles sont inséparables dans les manifestations de l’Esprit Saint. Dès les théophanies de l’Ancien Testament, la Nuée, tantôt obscure, tantôt lumineuse, révèle le Dieu vivant et sauveur, en voilant la transcendance de sa Gloire : avec Moïse sur la montagne du Sinaï (cf. Ex 24, 15-18), à la Tente de Réunion (cf. Ex 33, 9-10) et durant la marche au désert (cf. Ex 40, 36-38 ; 1 Co 10, 1-2) ; avec Salomon lors de la dédicace du Temple (cf. 1 R 8, 10-12). Or ces figures sont accomplies par le Christ dans l’Esprit Saint. C’est Celui-ci qui vient sur la Vierge Marie et la prend " sous son ombre " pour qu’elle conçoive et enfante Jésus (Lc 1, 35). Sur la montagne de la Transfiguration, c’est lui qui " survient dans la nuée qui prend sous son ombre " Jésus, Moïse et Elie, Pierre, Jacques et Jean, et " de la nuée sort une voix qui dit : ‘Celui-ci est mon Fils, mon Élu, écoutez-le’ " (Lc 9, 34-35). C’est enfin la même Nuée qui " dérobe Jésus aux yeux " des disciples le jour de l’Ascension (Ac 1, 9) et qui le révélera Fils de l’homme dans sa Gloire au Jour de son Avènement (cf. Lc 21, 27).

698 Le sceau est un symbole proche de celui de l’Onction. C’est en effet le Christ que " Dieu a marqué de son sceau " (Jn 6, 27) et c’est en lui que le Père nous marque aussi de son sceau (2 Co 1, 22 ; Ep 1, 13 ; 4, 30). Parce qu’elle indique l’effet indélébile de l’Onction de l’Esprit Saint dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Ordre, l’image du sceau (sphragis) a été utilisée dans certaines traditions théologiques pour exprimer le " caractère " ineffaçable imprimé par ces trois sacrements qui ne peuvent être réitérés.

699 La main . C’est en imposant les mains que Jésus guérit les malades (cf. Mc 6, 5 ; 8, 23) et bénit les petits enfants (cf. Mc 10, 16). En son nom, les apôtres feront de même (cf. Mc 16, 18 ; Ac 5, 12 ; 14, 3). Mieux encore, c’est par l’imposition des mains des apôtres que l’Esprit Saint est donné (cf. Ac 8, 17-19 ; 13, 3 ; 19, 6). L’Épître aux Hébreux met l’imposition des mains au nombre des " articles fondamentaux " de son enseignement (cf. He 6, 2). Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église l’a gardé dans ses épiclèses sacramentelles.

700 Le doigt. " C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons " (Lc 11, 20). Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre " par le doigt de Dieu " (Ex 31, 18), " la lettre du Christ ", remise aux soins des apôtres, " est écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs " (2 Co 3, 3). L’hymne " Veni, Creator Spiritus " invoque l’Esprit Saint comme " le doigt de la droite du Père " (In Dominica Pentecostes, Hymnus ad I et II Vesperas).

701 La colombe. A la fin du déluge (dont le symbolisme concerne le Baptême), la colombe lâchée par Noé revient, un rameau tout frais d’olivier dans le bec, signe que la terre est de nouveau habitable (cf. Gn 8, 8-12). Quand le Christ remonte de l’eau de son baptême, l’Esprit Saint, sous forme d’une colombe, descend sur lui et y demeure (cf. Mt 3, 16 par.). L’Esprit descend et repose dans le cœur purifié des baptisés. Dans certaines églises, la sainte Réserve eucharistique est conservée dans un réceptacle métallique en forme de colombe (le columbarium) suspendu au-dessus de l’autel. Le symbole de la colombe pour suggérer l’Esprit Saint est traditionnel dans l’iconographie chrétienne.

III. L’Esprit et la Parole de Dieu dans le temps des promesses

702 Du commencement jusqu’à " la Plénitude du temps " (Ga 4, 4), la mission conjointe du Verbe et de l’Esprit du Père demeure cachée, mais elle est à l’œuvre. L’Esprit de Dieu y prépare le temps du Messie, et l’un et l’autre, sans être encore pleinement révélés, y sont déjà promis afin d’être attendus et accueillis lors de leur manifestation. C’est pourquoi lorsque l’Église lit l’Ancien Testament (cf. 2 Co 3, 14), elle y scrute (cf. Jn 5, 39. 46) ce que l’Esprit, " qui a parlé par les prophètes ", veut nous dire du Christ.

Par " prophètes ", la foi de l’Église entend ici tous ceux que l’Esprit Saint a inspirés dans la vivante annonce et dans la rédaction des livres saints, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament. La tradition juive distingue la Loi (les cinq premiers livres ou Pentateuque), les Prophètes (nos livres dits historiques et prophétiques) et les Écrits (surtout sapientiels, en particulier les Psaumes) (cf. Lc 24, 44).

Dans la création

703 La Parole de Dieu et son Souffle sont à l’origine de l’être et de la vie de toute créature (cf. Ps 33, 6 ; 104, 30 ; Gn 1, 2 ; 2, 7 ; Qo 3, 20-21 ; Ez 37, 10) :

Au Saint-Esprit il convient de régner, de sanctifier et d’animer la création, car il est Dieu consubstantiel au Père et au Fils (...). A Lui revient le pouvoir sur la vie, car étant Dieu il garde la création dans le Père par le Fils (Liturgie byzantine, Tropaire des matines des dimanches du second mode).

704 " Quant à l’homme, c’est de ses propres mains [c’est-à-dire le Fils et l’Esprit Saint] que Dieu le façonna (...) et Il dessina sur la chair façonnée sa propre forme, de façon que même ce qui serait visible portât la forme divine " (S. Irénée, dem. 11).

L’Esprit de la promesse

705 Défiguré par le péché et par la mort, l’homme demeure " à l’image de Dieu ", à l’image du Fils, mais il est " privé de la Gloire de Dieu " (Rm 3, 23), privé de la " ressemblance ". La promesse faite à Abraham inaugure l’économie du salut au terme de laquelle le Fils lui-même assumera " l’image " (cf. Jn 1, 14 ; Ph 2, 7) et la restaurera dans " la ressemblance " avec le Père en lui redonnant la Gloire, l’Esprit " qui donne la Vie ".

706 Contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, comme fruit de la foi et de la puissance de l’Esprit Saint (cf. Gn 18, 1-15 ; Lc 1, 26-38. 54-55 ; Jn 1, 12-13 ; Rm 4, 16-21). En elle seront bénies toutes les nations de la terre (cf. Gn 12, 3). Cette descendance sera le Christ (cf. Ga 3, 16) en qui l’effusion de l’Esprit Saint fera " l’unité des enfants de Dieu dispersés " (cf. Jn 11, 52). En s’engageant par serment (cf. Lc 1, 73), Dieu s’engage déjà au don de son Fils Bien-aimé (cf. Gn 22, 17-19 ; Rm 8, 32 ; Jn 3, 16) et au don de " l’Esprit de la Promesse (...) qui (...) prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis " (Ep 1, 13-14 ; cf. Ga 3, 14).

L’attente du Messie et de son Esprit

711 " Voici que je vais faire du nouveau " (Is 43, 19) : Deux lignes prophétiques vont se dessiner, portant l’une sur l’attente du Messie, l’autre sur l’annonce d’un Esprit nouveau, et elles convergent dans le petit Reste, le peuple des Pauvres (cf. So 2, 3), qui attend dans l’espérance la " consolation d’Israël " et " la délivrance de Jérusalem " (cf. Lc 2, 25. 38).

On a vu plus haut comment Jésus accomplit les prophéties qui le concernent. On se limite ici à celles où apparaît davantage la relation du Messie et de son Esprit.

712 Les traits du visage du Messie attendu commencent à apparaître dans le Livre de l’Emmanuel (cf. Is 6-12) (" quand Isaïe eut la vision de la Gloire " du Christ : Jn 12, 41), en particulier en Is 11, 1-2 :

Un rejeton sort de la souche de Jessé,

un surgeon pousse de ses racines :

sur lui repose l’Esprit du Seigneur,

esprit de sagesse et d’intelligence,

esprit de conseil et de force,

esprit de science et de crainte du Seigneur.

713 Les traits du Messie sont révélés surtout dans les chants du Serviteur (cf. Is 42, 1-9 ; cf. Mt 12, 18-21 ; Jn 1, 32-34, puis Is 49, 16 ; cf. Mt 3, 17 ; Lc 2, 32, enfin Is 50, 4-10 et 52, 13 – 53, 12). Ces chants annoncent le sens de la passion de Jésus, et indiquent ainsi la manière dont Il répandra l’Esprit Saint pour vivifier la multitude : non pas de l’extérieur, mais en épousant notre " condition d’esclave " (Ph 2, 7). Prenant sur lui notre mort, il peut nous communiquer son propre Esprit de vie.

714 C’est pourquoi le Christ inaugure l’annonce de la bonne Nouvelle en faisant sien ce passage d’Isaïe (Lc 4, 18-19 ; cf. Is 61, 1-2) :

L’Esprit du Seigneur est sur moi,

car le Seigneur m’a oint.

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

panser les cœurs meurtris ;

annoncer aux captifs l’amnistie

et aux prisonniers la liberté,

annoncer une année de grâce de la part du Seigneur.

715 Les textes prophétiques concernant directement l’envoi de l’Esprit Saint sont des oracles où Dieu parle au cœur de son Peuple dans le langage de la promesse, avec les accents de " l’amour et de la fidélité " (cf. Ez 11, 19 ; 36, 25-28 ; 37, 1-14 ; Jr 31, 31-34 ; et Jl 3, 1-5) dont S. Pierre proclamera l’accomplissement le matin de la Pentecôte (cf. Ac 2, 17-21). Selon ces promesses, dans les " derniers temps ", l’Esprit du Seigneur renouvellera le cœur des hommes en gravant en eux une Loi nouvelle ; il rassemblera et réconciliera les peuples dispersés et divisés ; il transformera la création première et Dieu y habitera avec les hommes dans la paix.

716 Le Peuple des " pauvres " (cf. So 2, 3 ; Ps 22, 27 ; 34, 3 ; Is 49, 13 ; 61, 1 ; etc.), les humbles et les doux, tout abandonnés aux desseins mystérieux de leur Dieu, ceux qui attendent la justice, non des hommes mais du Messie, est finalement la grande œuvre de la mission cachée de l’Esprit Saint durant le temps des promesses pour préparer la venue du Christ. C’est leur qualité de cœur, purifié et éclairé par l’Esprit, qui s’exprime dans les Psaumes. En ces pauvres, l’Esprit prépare au Seigneur " un peuple bien disposé " (cf. Lc 1, 17).

IV. L’Esprit du Christ dans la plénitude du temps

Jean, Précurseur, Prophète et Baptiste

717 " Parut un homme envoyé de Dieu. Il se nommait Jean " (Jn 1, 6). Jean est " rempli de l’Esprit Saint, dès le sein de sa mère " (Lc 1, 15. 41) par le Christ lui-même que la Vierge Marie venait de concevoir de l’Esprit Saint. La " visitation " de Marie à Élisabeth est ainsi devenue " visite de Dieu à son peuple " (Lc 1, 68).

718 Jean est " Elie qui doit venir " (Mt 17, 10-13) : Le Feu de l’Esprit l’habite et le fait " courir devant " [en " précurseur "] le Seigneur qui vient. En Jean le Précurseur, l’Esprit Saint achève de " préparer au Seigneur un peuple bien disposé " (Lc 1, 17).

719 Jean est " plus qu’un prophète " (Lc 7, 26). En lui l’Esprit Saint accomplit de " parler par les prophètes ". Jean achève le cycle des prophètes inauguré par Elie (cf. Mt 11, 13-14). Il annonce l’imminence de la Consolation d’Israël, il est la " voix " du consolateur qui vient (Jn 1, 23 ; cf. Is 40, 1-3). Comme le fera l’Esprit de Vérité, " il vient comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière " (Jn 1, 7 ; cf. Jn 15, 26 ; 5, 33). Au regard de Jean, l’Esprit accomplit ainsi les " recherches des prophètes " et la " convoitise " des anges (1 P 1, 10-12) : " Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit (...). Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est Lui, le Fils de Dieu. (...) Voici l’Agneau de Dieu " (Jn 1, 33-36).

720 Enfin, avec Jean le Baptiste, l’Esprit Saint inaugure, en le préfigurant, ce qu’il réalisera avec et dans le Christ : redonner à l’homme " la ressemblance " divine. Le baptême de Jean était pour le repentir, celui dans l’eau et dans l’Esprit sera une nouvelle naissance (cf. Jn 3, 5).

Réjouis-toi, comblée de grâce "

721 Marie, la Toute Sainte Mère de Dieu, toujours Vierge est le chef-d’œuvre de la mission du Fils et de l’Esprit dans la plénitude du temps. Pour la première fois dans le dessein du salut et parce que son Esprit l’a préparée, le Père trouve la Demeure où son Fils et son Esprit peuvent habiter parmi les hommes. C’est en ce sens que la Tradition de l’Église a souvent lu en relation à Marie les plus beaux textes sur la Sagesse (cf. Pr 8, 1 – 9, 6 ; Si 24) : Marie est chantée et représentée dans la liturgie comme le " Trône de la Sagesse ".

En elle commencent à se manifester les " merveilles de Dieu ", que l’Esprit va accomplir dans le Christ et dans l’Église :

722 L’Esprit Saint a préparé Marie par sa grâce. Il convenait que fût " pleine de grâce " la mère de Celui en qui " habite corporellement la Plénitude de la Divinité " (Col 2, 9). Elle a été, par pure grâce, conçue sans péché comme la plus humble des créatures, la plus capable d’accueil au Don ineffable du Tout-Puissant. C’est à juste titre que l’ange Gabriel la salue comme la " Fille de Sion " : " Réjouis-toi " (cf. So 3, 14 ; Za 2, 14). C’est l’action de grâce de tout le Peuple de Dieu, et donc de l’Église, qu’elle fait monter vers le Père dans l’Esprit Saint en son cantique (cf. Lc 1, 46-55) alors qu’elle porte en elle le Fils éternel.

723 En Marie, l’Esprit Saint réalise le dessein bienveillant du Père. C’est par l’Esprit Saint que la Vierge conçoit et enfante le Fils de Dieu. Sa virginité devient fécondité unique par la puissance de l’Esprit et de la foi (cf. Lc 1, 26-38 ; Rm 4, 18-21 ; Ga 4, 26-28).

724 En Marie, l’Esprit Saint manifeste le Fils du Père devenu Fils de la Vierge. Elle est le Buisson ardent de la Théophanie définitive : comblée de l’Esprit Saint, elle montre le Verbe dans l’humilité de sa chair et c’est aux Pauvres (cf. Lc 1, 15-19) et aux prémices des nations (cf. Mt 2, 11) qu’elle Le fait connaître.

725 Enfin, par Marie, l’Esprit Saint commence à mettre en communion avec le Christ les hommes " objets de l’amour bienveillant de Dieu " (cf. Lc 2, 14), et les humbles sont toujours les premiers à le recevoir : les bergers, les mages, Siméon et Anne, les époux de Cana et les premiers disciples.

726 Au terme de cette mission de l’Esprit, Marie devient la " Femme ", nouvelle Eve " mère des vivants ", Mère du " Christ total " (cf. Jn 19, 25-27). C’est comme telle qu’elle est présente avec les Douze, " d’un même cœur, assidus à la prière " (Ac 1, 14), à l’aube des " derniers temps " que l’Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l’Église.

Le Christ Jésus

727 Toute la Mission du Fils et de l’Esprit Saint dans la plénitude du temps est contenue en ce que le Fils est l’oint de l’Esprit du Père depuis son Incarnation : Jésus est Christ, le Messie.

Tout le deuxième chapitre du Symbole de la foi est à lire à cette lumière. Toute l’œuvre du Christ est mission conjointe du Fils et de l’Esprit Saint. Ici, on mentionnera seulement ce qui concerne la promesse de l’Esprit Saint par Jésus et son don par le Seigneur glorifié.

728 Jésus ne révèle pas pleinement l’Esprit Saint tant que lui-même n’a pas été glorifié par sa Mort et sa Résurrection. Pourtant, Il le suggère peu à peu, même dans son enseignement aux foules, lorsqu’Il révèle que sa Chair sera nourriture pour la vie du monde (cf. Jn 6, 27. 51. 62-63). Il le suggère aussi à Nicodème (cf. Jn 3, 5-8), à la Samaritaine (cf. Jn 4, 10. 14. 23-24) et à ceux qui participent à la fête des Tabernacles (cf. Jn 7, 37-39). A ses disciples, Il en parle ouvertement à propos de la prière (cf. Lc 11, 13) et du témoignage qu’ils auront à rendre (cf. Mt 10, 19-20).

729 C’est seulement quand l’Heure est venue où Il va être glorifié que Jésus promet la venue de l’Esprit Saint, puisque sa Mort et sa Résurrection seront l’accomplissement de la promesse faite aux Pères (cf. Jn 14, 16-17. 26 ; 15, 26 ; 16, 7-15 ; 17, 26) : l’Esprit de Vérité, l’autre Paraclet, sera donné par le Père à la prière de Jésus ; il sera envoyé par le Père au nom de Jésus ; Jésus l’enverra d’auprès du Père car il est issu du Père. L’Esprit Saint viendra, nous le connaîtrons, Il sera avec nous à jamais, Il demeurera avec nous ; Il nous enseignera tout et nous rappellera tout ce que le Christ nous a dit et lui rendra témoignage ; Il nous conduira vers la vérité tout entière et glorifiera le Christ. Quant au monde, Il le confondra en matière de péché, de justice et de jugement.

730 Enfin vient l’Heure de Jésus (cf. Jn 13, 1 ; 17, 1) : Jésus remet son esprit entre les mains du Père (cf. Lc 23, 46 ; Jn 19, 30) au moment où par sa Mort il est vainqueur de la mort, de sorte que, " ressuscité des morts par la Gloire du Père " (Rm 6, 4), il donne aussitôt l’Esprit Saint en " soufflant " sur ses disciples (cf. Jn 20, 22). A partir de cette Heure, la mission du Christ et de l’Esprit devient la mission de l’Église : " Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie " (Jn 20, 21 ; cf. Mt 28, 19 ; Lc 24, 47-48 ; Ac 1, 8).

V. L’Esprit et l’Église dans les derniers temps

La Pentecôte

731 Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines Pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit (cf. Ac 2, 33-36).

732 En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. Depuis ce jour, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à ceux qui croient en Lui : dans l’humilité de la chair et dans la foi, ils participent déjà à la communion de la Trinité Sainte. Par sa venue, et elle ne cesse pas, l’Esprit Saint fait entrer le monde dans les " derniers temps ", le temps de l’Église, le Royaume déjà hérité, mais pas encore consommé :

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi : nous adorons la Trinité indivisible car c’est elle qui nous a sauvés (Liturgie byzantine, Tropaire des vêpres de Pentecôte ; il est repris dans les liturgies eucharistiques après la communion).

L’Esprit Saint – le Don de Dieu

733 " Dieu est Amour " (1 Jn 4, 8. 16) et l’Amour est le premier don, il contient tous les autres. Cet amour, " Dieu l’a répandu dans nos cœurs par l’Esprit qui nous fut donné " (Rm 5, 5).

734 Parce que nous sommes morts, ou, au moins, blessés par le péché, le premier effet du don de l’Amour est la rémission de nos péchés. C’est la communion de l’Esprit Saint (2 Co 13, 13) qui, dans l’Église, redonne aux baptisés la ressemblance divine perdue par le péché.

735 Il donne alors les " arrhes " ou les " prémices " de notre Héritage (cf. Rm 8, 23 ; 2 Co 1, 21) : la Vie même de la Trinité Sainte qui est d’aimer " comme il nous a aimés " (cf. 1 Jn 4, 11-12). Cet amour (la charité de 1 Co 13) est le principe de la vie nouvelle dans le Christ, rendue possible puisque nous avons " reçu une force, celle de l’Esprit Saint " (Ac 1, 8).

736 C’est par cette puissance de l’Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit. Celui qui nous a greffés sur la vraie Vigne, nous fera porter " le fruit de l’Esprit qui est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi " (Ga 5, 22-23). " L’Esprit est notre Vie " : plus nous renonçons à nous-mêmes (cf. Mt 16, 24-26), plus " l’Esprit nous fait aussi agir " (Ga 5, 25) :

Par communion avec lui, l’Esprit Saint rend spirituels, rétablit au Paradis, ramène au Royaume des cieux et à l’adoption filiale, donne la confiance d’appeler Dieu Père et de participer à la grâce du Christ, d’être appelé enfant de lumière et d’avoir part à la gloire éternelle (S. Basile, Spir. 15, 36 : PG 32, 132).

L’Esprit Saint et l’Église

737 La mission du Christ et de l’Esprit Saint s’accomplit dans l’Église, Corps du Christ et Temple de l’Esprit Saint. Cette mission conjointe associe désormais les fidèles du Christ à sa communion avec le Père dans l’Esprit Saint : L’Esprit prépare les hommes, les prévient par sa grâce, pour les attirer vers le Christ. Il leur manifeste le Seigneur ressuscité, Il leur rappelle sa parole et leur ouvre l’esprit à l’intelligence de sa Mort et de sa Résurrection. Il leur rend présent le mystère du Christ, éminemment dans l’Eucharistie, afin de les réconcilier, de les mettre en communion avec Dieu, afin de leur faire porter " beaucoup de fruit " (Jn 15, 5. 8. 16).

738 Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais elle en est le sacrement : par tout sont être et dans tous ses membres elle est envoyée pour annoncer et témoigner, actualiser et répandre le mystère de la communion de la Sainte Trinité (ce sera l’objet du prochain article) :

Nous tous qui avons reçu l’unique et même esprit, à savoir, l’Esprit Saint, nous nous sommes fondus entre nous et avec Dieu. Car bien que nous soyons nombreux séparément et que le Christ fasse que l’Esprit du Père et le sien habite en chacun de nous, cet Esprit unique et indivisible ramène par lui-même à l’unité ceux qui sont distincts entre eux (...) et fait que tous apparaissent comme une seule chose en lui-même. Et de même que la puissance de la sainte humanité du Christ fait que tous ceux-là en qui elle se trouve forment un seul corps, je pense que de la même manière l’Esprit de Dieu qui habite en tous, unique et indivisible, les ramène tous à l’unité spirituelle (S. Cyrille d’Alexandrie, Jo. 12 : PG 74, 560-561).

739 Parce que l’Esprit Saint est l’Onction du Christ, c’est le Christ, la Tête du Corps, qui le répand dans ses membres pour les nourrir, les guérir, les organiser dans leurs fonctions mutuelles, les vivifier, les envoyer témoigner, les associer à son offrande au Père et à son intercession pour le monde entier. C’est par les sacrements de l’Église que le Christ communique aux membres de son Corps son Esprit Saint et Sanctificateur (ce sera l’objet de la deuxième partie du Catéchisme).

740 Ces " merveilles de Dieu ", offertes aux croyants dans les sacrements de l’Église, portent leurs fruits dans la vie nouvelle, dans le Christ, selon l’Esprit (ce sera l’objet de la troisième partie du Catéchisme).

741 " L’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables " (Rm 8, 26). L’Esprit Saint, artisan des œuvres de Dieu, est le Maître de la prière (ce sera l’objet de la quatrième partie du Catéchisme).

En bref

742 " La preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père " (Ga 4, 6).

743 Du commencement à la consommation du temps, quand Dieu envoie son Fils, il envoie toujours son Esprit : leur mission est conjointe et inséparable.

744 Dans la plénitude du temps, l’Esprit Saint accomplit en Marie toutes les préparations à la venue du Christ dans le Peuple de Dieu. Par l’action de l’Esprit Saint en elle, le Père donne au monde l’Emmanuel, " Dieu-avec-nous " (Mt 1, 23).

745 Le Fils de Dieu est consacré Christ (Messie) par l’Onction de l’Esprit Saint dans son Incarnation (cf. Ps 2, 6-7).

746 Par sa Mort et sa Résurrection, Jésus est constitué Seigneur et Christ dans la gloire (Ac 2, 36). De sa Plénitude, Il répand l’Esprit Saint sur les apôtres et l’Église.

747 L’Esprit Saint que le Christ, Tête, répand dans ses membres, bâtit, anime et sanctifie l’Église. Elle est le sacrement de la communion de la Trinité Sainte et des hommes.


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009

PRIERES EUCHARISTIQUES :

 

l  Prière eucharistique I

P : Père infiniment bon, toi vers qui montent nos louanges, nous te supplions par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, d’ac­cepter et de bénir ces offrandes saintes. Nous te les présentons avant tout pour ta sainte Église catho­lique : accorde-lui la paix et protège-la, daigne la rassembler dans l’unité et la gouverner par toute la terre ; nous les présentons en même temps pour ton serviteur le pape …, pour notre évêque … et tous ceux qui veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres. Souviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs … et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement. Nous t’offrons pour eux, ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour le salut qu’ils espèrent ; et ils te rendent cet hommage à toi, Dieu éternel, vivant et vrai.

P : Dans la communion de toute l’Église, nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre du dimanche :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ :

ou Propre de l’Épiphanie :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie te présenta dans le Temple ton Fils unique, son enfant nouveau-né ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Sei­gneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Annonciation :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie, toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Ascension :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique, ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans ta gloire, à ta droite ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Pentecôte :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité de Saint Jean Baptiste :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ ;

ou Propre de l’Assomption :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été élevée dans la gloire du ciel, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour le jour de la naissance de la Vierge Marie que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère du Sauveur, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Toussaint :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont imité le Christ pendant leur vie, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

suite :
P : saint Joseph, son époux, les saints Apôtres et martyrs Pierre et Paul, André [Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélémy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Corne et Damien,] et tous les saints. Accorde-nous, par leur prière et leurs mérites, d’être, toujours et partout, forts de ton secours et de ta protection.

P : Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes ser­viteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la dam­nation et reçois-nous parmi tes élus. Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi : qu’elle devienne pour nous le corps et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur.

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière, spécialement pour ceux que tu as fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint, en pardonnant tous leurs péchés. Nous t’en prions, Seigneur, accepte cette offrande. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus.

suite :
P : La veille de sa Passion, il prit le pain dans ses mains très saintes et, les yeux levés au ciel, vers toi, Dieu, son Père tout-puissant, en te rendant grâce il le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous ; ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même, à la fin du repas, il prit dans ses mains cette coupe incomparable ; et te rendant grâce à nouveau il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Il est grand le mystère de la foi :
A : Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

P : C’est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la Passion bienheureuse de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut. Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melkisédek, ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : qu’elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu’en recevant ici, par notre communion à l’autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions. Souviens-toi de tes serviteurs … qui nous ont précédés, mar­ qués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix. Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta bonté : qu’ils entrent dans la joie, la paix et la lumière. Et nous pécheurs, qui mettons notre espérance en ta miséri­corde inépuisable, admets-nous dans la communauté des bienheureux Apôtres et martyrs, de Jean Baptiste, Etienne, Matthias et Barnabe, [Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie,] et de tous les saints. Accueille-nous dans leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant ton pardon, par Jésus Christ, notre Seigneur. C’est par lui que tu ne cesses de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fais le don.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

l  Prière eucharistique II

P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions :

ou Propre du dimanche :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sain­teté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous celébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts. Par lui que tu as élevé à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. Par lui, qui a enlevé le péché du monde, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde. Par lui, notre Rédempteur et notre Seigneur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Épiphanie :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair. Par lui, notre Rédempteur et notre Sauveur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sain teté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie te présenta dans le Temple son enfant nouveau-né, ton Fils unique, notre Seigneur. Par lui, lumière née de ta lumière, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Annonciation :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel. Par lui, qui est devenu notre Sauveur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Eglise, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ. Par lui que tu as élevé à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Ascension :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans la gloire, près de toi. Par lui, qui siège désormais à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Pentecôte :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu, et nous te prions, Seigneur :

ou Propre de la Nativité de saint Jean Baptiste :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes, le Christ Jésus, lui qui est venu après Jean, mais qui existait avant lui ; et maintenant, nous te prions, Seigneur :

ou Propre de l’Assomption :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge, Mère de Dieu, a été élevée au ciel, dans la gloire de son fils, Jésus Christ, notre Seigneur. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de la Vierge Marie que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère de notre Rédempteur et Sauveur, Jésus Christ. Par lui, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Toussaint :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont suivi le Christ pendant leur vie et, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu notre Père, nous te prions :

suite :
P : Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

P : Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa Passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même à la fin du repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous célébrons le mystère de la foi :
A : Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes.

P : Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous as choisis pour servir en ta présence. Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps. Souviens-toi, Seigneur, de ton Église répandue à travers le monde : fais-la grandir dans ta charité avec le pape …, notre évêque …, et tous ceux qui ont la charge de ton peuple.

ajouté du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus :
P : Souviens-toi de ceux que tu as fait renaître en cette fête de Pâques de l’eau et de l’Esprit Saint pour une vie nouvelle dans le Christ.

P : Souviens-toi aussi de nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, et de tous les hommes qui ont quitté cette vie : reçois-les dans ta lumière, auprès de toi. Sur nous tous enfin, nous implorons ta bonté : permets qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les Apôtres et les saints de tous les temps qui ont vécu dans ton amitié, nous ayons part à la vie éternelle, et que nous chantions ta louange, par Jésus Christ, ton Fils bien-aimé.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

l  Prière eucharistique III

P : Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création proclame ta louange, car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint ; et tu ne cesses de rassembler ton peuple, afin qu’il te présente partout dans le monde une offrande pure.

P : C’est pourquoi nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre du dimanche :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts. Par lui, que tu as élevé à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. Par lui, qui a enlevé le péché du monde, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde. Par lui, notre Rédempteur et notre Seigneur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Éphiphanie :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair. Par lui, notre Rédempteur et notre Sauveur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie, te présenta dans le Temple son enfant nouveau-né, ton Fils unique, notre Seigneur. Par lui, lumière née de ta lumière, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Annonciation :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel. Par lui, qui est devenu notre Sauveur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ. Par lui, que tu as élevé à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Ascension :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique, ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans la gloire, près de toi. Par lui, qui siège désormais à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Pentecôte :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu. Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité de saint Jean Baptiste :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes, le Christ Jésus, lui qui est venu après Jean, mais qui existait avant lui ; Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Assomption :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge, Mère de Dieu, a été élevée au ciel, dans la gloire de son fils, Jésus Christ, notre Seigneur. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie : P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de la Vierge Marie, que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère de notre Rédempteur et Sauveur, Jésus Christ. Par lui, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Toussaint :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont suivi le Christ pendant leur vie et, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à la perfection, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

suite :
P : Sanctifie-les par ton Esprit pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, qui nous a dit de célébrer ce mystère.

P : La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même à la fin du repas, il prit la coupe, en te rendant grâce il la bénit et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Proclamons le mystère de la foi :
A : Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus !

P : En faisant mémoire de ton Fils, de sa Passion qui nous sauve, de sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel, alors que nous attendons son dernier avènement, nous pré­sentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce. Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Église, et daigne y recon­naître celui de ton Fils qui nous a rétablis dans ton alliance ; quand nous serons nourris de son corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ. Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire, pour que nous obtenions un jour les biens du monde à venir auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les Apôtres, les martyrs, [saint …] et tous les saints, qui ne cessent d’intercéder pour nous. Et maintenant, nous te supplions, Seigneur : par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, étends au monde entier le salut et la paix. Affermis la foi et la charité de ton Église au long de son chemin sur la terre : veille sur ton serviteur le pape …, et notre évêque …, l’ensemble des évêques, les prêtres, les diacres, et tout le peuple des rachetés.

ajouté du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus :
P : Souviens-toi de ceux que tu as fait renaître en cette fête de Pâques de l’eau et de l’Esprit Saint pour une vie nouvelle dans le Christ.

P : Écoute les prières de ta famille assemblée devant toi, et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés. Pour nos frères défunts, pour les hommes qui ont quitté ce monde et dont tu connais la droiture, nous te prions : reçois-les dans ton royaume, où nous espérons être comblés de ta gloire, tous ensemble et pour l’éternité, par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

 

 

l  Prière eucharistique IV

P : Père très saint, nous proclamons que tu es grand et que tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour : tu as fait l’homme à ton image, et tu lui as confié l’univers, afin qu’en te servant, toi son Créateur, il règne sur la création. Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort. Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à tous les hommes pour qu’ils te cherchent et puissent te trouver. Tu as multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans l’espérance du salut. Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu’il soit notre Sauveur. Conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la Bonne Nou­velle du salut ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie. Pour accomplir le dessein de ton amour, il s’est livré lui-même à la mort, et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renou­velé la vie. Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui pour­suit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanc­ tifie ces offrandes : qu’elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère que lui-même nous a laissé en signe de l’Alliance éternelle.

P : Quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout : pendant le repas qu’il partageait avec eux, il prit le pain, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Il est grand, le mystère de la foi :
A : Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

P : Voilà pourquoi, Seigneur, nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre rédemption : en rappelant la mort de Jésus Christ et sa descente au séjour des morts, en proclamant sa résurrection et son ascension à ta droite dans le ciel, en atten­dant aussi qu’il vienne dans la gloire, nous t’offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve le monde. Regarde, Seigneur, cette offrande que tu as donnée toi-même à ton Église ; accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps, pour qu’ils soient eux-mêmes dans le Christ une vivante offrande à la louange de ta gloire. Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi tous ceux pour qui nous offrons le sacrifice : le pape …, notre évêque … et tous les évêques, les prêtres et ceux qui les assistent, les fidèles qui présentent cette offrande, les membres de notre assemblée, le peuple qui t’appartient et tous les hommes qui te cherchent avec droiture. Souviens-toi aussi de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous les morts dont toi seul connais la foi. À nous qui sommes tes enfants, accorde, Père très bon, l’hé­ritage de la vie éternelle auprès de la Vierge Marie, la bien­heureuse Mère de Dieu, auprès des Apôtres et de tous les saints, dans ton royaume, où nous pourrons, avec la création tout entière enfin libérée du péché et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 mai 2009

Topo N°3 L’ESPRIT SAINT A L’ŒUVRE DANS L’EGLISE ET DANS NOS VIES

 

I – INTRODUCTION

 

Pour vivre avec quelqu'un, il s’agit de jour en jour de mieux le connaître, de l’aimer davantage, ce quelqu'un c’est l’Esprit Saint auquel chaque chrétien devrait aspirer de toutes ses forces pour pouvoir se donner tout entier au Seigneur. Dans l’Encyclique Dominum et Vivificantem de Jean Paul II sur l’Esprit Saint on lit au N°10 : « l'Esprit Saint est l'expression personnelle d'un tel don de soi, de cet être-amour. Il est Personne-amour. Il est Personne-don. » 

     Sommes nous prêts dans l’humilité, avec nos limites et nos pauvretés, peut être nos peurs, à redire oui au Seigneur, sommes-nous prêts à nous laisser renouveler par l’Esprit Saint dans cette démarche d’abandon, cette démarche de l’effusion de l'Esprit . Comme nous le disions la fois dernière, elle ne fait pas de nous des « superchrétiens ». Au contraire elle fait de nous des pauvres de cœur, démunis de tout, mais qui comme cette pauvre veuve qui fait l’admiration de Jésus, somme prêts à donner tout ce qui fait notre vie. C’est à cette démarche tout en simplicité que nous sommes appelés.

 Faisons silence quelques secondes, accueillons le regard miséricordieux et aimant de Jésus ………………..

  Lc 10:21- A cette heure même, Jésus tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et il dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.

Alors avançons et comme disait Pierre Goursat : (p.290 le Feu et l’Espérance) «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. » 

 II – HISTORIQUE

 Le Seigneur a donc  fait UNE PROMESSE, il a pris un engagement.

Cette promesse du Seigneur, elle est toujours actuelle, le croyons-nous ?

L’Esprit Saint a sans cesse ranimé le feu de la foi dans l’Eglise quand il faiblissait, au 13ème S. à l’époque de saint François ou au 17ème S à l’époque de St Marguerite Marie. Ce fut aussi le cas au 20ème S.

 Le 1er janvier 1901 le pape Léon XIII, à la demande de Elena Guerra surnommée « l’apôtre du Saint Esprit » priait spécialement pour que l’Esprit Saint renouvelle l’Eglise et le monde.

60 ans plus tard en 1961 pour préparer le Concile Vatican II Jean XXIII avait demandé aux catholiques du monde entier de faire cette prière : «  Ô Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus… renouvelle en notre époque, comme pour une nouvelle Pentecôte, tes merveilles. »

 Pourquoi s’étonner alors des manifestations de l’Esprit Saint en notre temps alors que des millions de catholiques ont prié pour cela ?

Les 18 et 19 février 1967 des étudiants catholiques de l’université Duquesne de Pittsburgh font l’expérience d’une nouvelle Pentecôte.

   Dans le Feu et l’Espérance, on lit que Pierre Goursat (fondateur de la Communauté de l’Emmanuel) à l’hiver 1971-1972 était animé par un désir intense de rencontrer un Dieu vivant et proche. Et il va faire l’expérience d’une nouvelle Pentecôte, d’une étonnante proximité de Dieu, d’une rencontre personnelle et joyeuse avec le Christ sauveur et ressuscité, d’une venue de l’Esprit Saint dans sa vie avec une grande puissance. Dans le cadre de l’Ecole de prière animée par  le père Caffarel à Troussures, le week end des 12 et 13 février 1972, une quarantaine de personnes, dont Pierre Goursat et Martine Laffitte-Catta, se rassemblèrent autour de Xavier et Brigitte Le Pichon –Xavier est aujourd'hui professeur au Collège de France-; ils avaient fait l’expérience du Renouveau dans l’Esprit aux EU et fondé à Brest en 1970 un des premiers groupes de prière charismatique de France.

     Ils vécurent là une effusion de l’Esprit qui est l’événement fondateur de la Communauté de l’Emmanuel :«  L’effusion de l’Esprit, c’est cet engagement radical à suivre Jésus en se laissant conduire par l’Esprit Saint dans sa vie personnelle, et ce désir d’accueillir la force de ce même Esprit pour témoigner et évangéliser. » (p.51) Pierre témoigne : «  Je repars. Seul, dans le métro, je me suis mis à chanter en langues. dans le couloir du métro, qui faisait caisse sonore, ce n’était pas mal. »

 Le 19 mai 1975 recevant en audience, malgré les réticences de beaucoup de ses conseillers, 10 000 charismatiques à Saint Pierre Paul VI déclare :  «  Le Renouveau charismatique est une chance pour l’Eglise et pour le monde. L’Eglise et le monde ont besoin plus que jamais que le prodige de la Pentecôte se poursuive dans l’histoire. » Paul VI sortant dans une joie profonde de l’audience où il avait été longuement acclamé, dit à ses conseillers : «  Vous voyez bien qu’ils ne m’ont pas mangé. »  Pour le Renouveau catholique , il y eut un avant et un après Rome.

Jean Paul II n’a pas cessé d’encourager le Renouveau à s’enraciner dans l’Eglise. Le 10 novembre 2002 pour les 35 ans du Renouveau Charismatique catholique qui représentait 80 millions de catholiques dans le monde  Jean Paul II encouragea tous ceux qui s’y rattachent « à être des signes vivants de l’espérance, des phares de la Bonne Nouvelle du Christ pour les hommes et les femmes de notre temps, en témoignant de la présence au monde de l’Esprit Saint. »

  C’est dans ce grand souffle de l’Esprit Saint qu’est née la Communauté de l’Emmanuel.

 III

Dans les deux semaines qui suivent je vous propose de faire la redécouverte de certains passages des Actes

l Relisez une nouvelle fois le récit de la Pentecôte en Actes 2

 

l Actes 8 14-17 :

Pierre et Jean ont été appelés en Samarie « qui avait accueilli la Parole de Dieu » « Apprenant que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu, les apôtres qui étaient à Jérusalem y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci descendirent donc chez les Samaritains et prièrent pour eux, afin que l'Esprit Saint leur fût donné. Car il n'était encore tombé sur aucun d'eux ; il avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean se mirent à leur imposer les mains, et ils recevaient l'Esprit Saint. »

  Trois aspects du texte sont frappants :

 On parle de deux baptêmes, le baptême dans l’eau (celui de Jean Baptiste) et le baptême dans l’Esprit (celui de Jésus).

‚ Le don du Saint esprit est obtenu par la prière des frères eux-mêmes remplis de l’Esprit Saint.

ƒ La venue de l’Esprit Saint est immédiate. 

 l Dans Actes 9 17-18, Paul devenu aveugle lors de sa rencontre avec Jésus sur le chemin de Damas, est conduit chez Ananie qui lui impose les mains et prie : « Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles et il recouvra la vue. Sur le champ il fut baptisé. »

Ce baptême s’est traduit pour Paul par de nombreux dons ou charismes, par exemple il écrit en 1 Corinthiens 14 18 : « je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous. »  

On le constate encore : l’accomplissement de la promesse de la venue de l’Esprit Saint par Jésus est immédiat.

 l Dans Actes 10 44- 48, Pierre est venue à la ville de Césarée de Philippe pour porter la Bonne Nouvelle du salut au centurion Corneille, et il commence son discours…

« Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? " Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. » 

Quelques constats encore :

 Pour les juifs présents avec Pierre il y a clairement un rapport entre le don de l’Esprit Saint et le parler en langues.

‚ Le lecteur est interpellé par la rapidité de l’intervention de l’Esprit Saint : Pierre n’a même pas le temps de finir son discours et de commencer à prier pour Corneille et les siens.

Aujourd'hui Jésus a toujours aussi hâte de répondre à la soif de ceux qui veulent le connaître. Le croyons-nous ?  Beaucoup d’exhortations et de prophéties dans les groupes de prière insiste sur la hâte du Seigneur, son désir de répandre sur nous en abondance Son Amour et Son Esprit.

 l Dans Actes 19 1-7, à Ephèse, Paul rencontre des croyants qui n’ont reçu que le baptême de Jean : 

   « Tandis qu'Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir traversé le haut-pays, arriva à Éphèse. Il y trouva quelques disciples et leur dit : " Avez-vous reçu l'Esprit Saint quand vous avez embrassé la foi ? " Ils lui répondirent : " Mais nous n'avons même pas entendu dire qu'il y a un Esprit Saint. " Et lui : " Quel baptême avez-vous donc reçu ? " - " Le baptême de Jean ", répondirent-ils. Paul dit alors : " Jean a baptisé d'un baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui viendrait après lui, c'est-à-dire en Jésus. "A ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus ; et quand Paul leur eut imposé les mains, l'Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues et à prophétiser. Ces hommes étaient en tout une douzaine. »

  On le voit encore là, la réponse de Jésus à la prière de demande de l’Esprit Saint est immédiate.

 è Jésus s’est donc engagé à nous revêtir de l’Esprit Saint, Il nous l’a dit :   lorsque deux ou trois se rassemblent en Mon Nom pour prier le Père, qu’ils croient qu’ils ont obtenu ce qu’ils demandent.  Nous avons tous reçu à notre Baptême et à notre Confirmation l’Esprit Saint et ses dons, demandons au Seigneur de leur redonner vigueur par notre démarche d’effusion de l'Esprit, qu’Il nous accorde les CHARISMES nécessaires à l’édification de l’Eglise.

Pour cela il nous suffit de dire OUI AU SEIGNEUR lui qui ne viole jamais les consciences. Comme un mendiant d’amour Il attend que nous ayons assez d’abandon et d’humilité pour accepter de le recevoir.  Balbutier, se reconnaître petit comme un enfant qui babille, renoncer à notre orgueil, c’est prier en langues à fin que l’Esprit Saint vienne suppléer à notre faiblesse et à notre ignorance.

AINSI

L’ESPRIT SAINT nous revêt des charismes pour le service de nos frères et sœurs en Eglise.

Mais qu’est-ce qu’un charisme ?

   Ce terme désigne d'abord, chez St Paul, tout don de grâce de la part de Dieu

(Romains 5 15-17 : « Mais il n'en va pas du don comme de la faute. Si, par la faute d'un seul, la multitude est morte, combien plus la grâce de Dieu et le don conféré par la grâce d'un seul homme, Jésus Christ, se sont-ils répandus à profusion sur la multitude. » : depuis la vie éternelle  (Romains 6 23 : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. ») jusqu’à la grâce du ministère (1 Timothée 4 14 : « Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t'a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l'imposition des mains du collège des presbytres. ») et la guérison (1 Corinthiens 12 28-31) : « Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d'assistance, de gouvernement, les diversités de langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes. »

     ‚ Ensuite et c’est le sens plus restreint qu’on lui donne aujourd'hui, le mot charisme désigne cette « manifestation de l’Esprit Saint donnée à chacun pour l’utilité commune » (1 Corinthiens 12 7 : « A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun ». )

  Car  «la grâce a pour but de rattacher l’homme à Dieu.  Donc, il faut distinguer deux espèces de grâces : La 1ère unit l’homme lui-même à Dieu. Et la 2nde fait qu’un homme en aide un autre à se tourner vers Dieu. Cette dernière grâce s’appelle charisme et, concédée à l’homme, elle dépasse et la puissance de sa nature et ses mérites personnels. D’autre part, elle n’est pas donnée pour que celui qui la reçoit y trouve la sainteté mais pour qu’il coopère à la sainteté d’un autre. » (Saint Thomas d’Aquin).

Aussi, n’est-on pas propriétaire d’un charisme : il appartient seulement à l’Esprit Saint de nous le donner. C’est dans la prière qu’on apprend à Lui être de plus en plus soumis, obéissant à ses motions, à ses impulsions et incitations.

En outre le charisme est inférieur à la charité, il est subordonné à sa croissance :  

Voir 1 Corinthiens 12 4 –11 & 27-31 :

« Il y a, certes, diversité de dons spirituels, mais c'est le même Esprit ; diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun. A l'un, c'est un discours de sagesse qui est donné par l'Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit ; à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, dans l'unique Esprit ; à tel autre la puissance d'opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter. Mais tout cela, c'est l'unique et même Esprit qui l'opère, distribuant ses dons à chacun en particulier comme il l'entend. De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit...

Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun pour sa part. Et ceux que Dieu a établis dans l'Église sont premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs... Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d'assistance, de gouvernement, les diversités de langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes. »

    Suit alors l’Hymne à la charité dans 1 Corinthiens 13 1- 13:

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité. »

IV

Quels sont les fruits personnels de ce renouveau dans l’Esprit ?

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem : 59. Jean Paul II écrit : « C'est aussi dans les conditions ordinaires de la société que les chrétiens, témoins de l'authentique dignité de l'homme, par leur obéissance à l'Esprit Saint, contribuent de bien des manières au «renouvellement de la face de la terre. »

• Les fruits de l’Esprit (Catéchisme universel 1832) sont en partie énumérés dans Galates 5 22-23 : le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. 

 - Parmi les grâces apportées par l’effusion de l’Esprit, qui démontrent clairement qu’il y a un avant et un après même si le jour de son effusion de l'Esprit on n’a apparemment rien senti, citons :

La soif de la rencontre avec Jésus, ce que l’on appelle la prière personnelle : »Qu’il vienne à Moi celui qui a soif et qu’il boive » ; c’est notre réponse personnelle au cri de Jésus sur la croix : « J’ai soif ! »

Le goût pour la Parole de Dieu, reçue comme actuelle, vivante et efficace. On la prend au sérieux, on la médite et on cherche à la  mettre en pratique. « Heureux ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique » (Lc 11, 28). Nous pouvons la noter dans un carnet à Paroles et comme les juifs l’apprendre par cœur.

  La place renouvelée de la louange dans notre vie quotidienne, nous remercions le Seigneur au jour le jour dans toute notre vie quotidienne, c’est une des grâces propres de la Communauté de l’Emmanuel.

Le renouvellement dans l’amour fraternel source de notre témoignage auprès de ceux qui nous entourent c'est à dire l’évangélisation.

L’attrait grandissant pour l’Adoration : nous sommes attirés de plus en plus par le Cœur de Jésus ; l’Adoration est au cœur du message de Paray Le Monial et de la spiritualité de la Communauté de l'Emmanuel.

L’amour grandissant pour l’Eglise  car elle est le corps du Christ et c’est elle qui nous donne la vie et notamment la vie sacramentelle : l’Eucharistie alimente en nous la source qui a jailli de nouveau après notre effusion de l'Esprit ; le sacrement de la réconciliation  purifie l’eau qui jaillit  de cette source.

  CONCLUSION

 Pour nous préparer à cette démarche d’effusion de l'Esprit, nous avons un modèle, celui de la Vierge Marie, elle qui est l’épouse de l’Esprit, dont toute la vie est révélatrice de la façon d’accueillir l’Esprit Saint. C’est elle qui se présente en toute humilité comme l’humble servante du Seigneur dans son chant du Magnificat, modèle de toutes les louanges. C’est elle dont la foi n’a pas chancelé au pied de la Croix, modèle de la constance et du don de soi même : « comme elle est alors héroïque l’obéissance de la foi dont Marie fait preuve » écrivait Jean Paul II dans Redemptoris Mater, la Mère de Rédempteur. C’est elle aussi, modèle de la prière, qui dans la Chambre Haute, prie avec les Apôtres, les disciples et les saintes femmes pour appeler l’Esprit Saint avant la Pentecôte, c’est sur elle aussi que descend une langue de feu, signe de l’Esprit.

 Demandons donc au Seigneur de redonner vigueur au don de l’Esprit reçu à notre Baptême et à notre Confirmation :

Reprenons à notre compte l’invitation de saint Paul à Timothée dans 2 Timothée 1 6 -8

« C'est pourquoi je t'invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains. Car ce n'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d'amour et de maîtrise de soi. Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur »

 +°+°+°+°+°+°+°+°+°+°+°+°+°+°+


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 15 septembre 2008

Œ  L’IMPORTANCE DE LA PRIERE :

Homélie du Saint-Père le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes :

« Marie vient nous rappeler ici que la prière, intense et humble, confiante et persévérante, doit avoir une place centrale dans notre vie chrétienne. La prière est indispensable pour accueillir la force du Christ. « Celui qui prie ne perd pas son temps, même si la situation apparaît réellement urgente et semble pousser uniquement à l'action » (Deus Caritas est, n° 36). Se laisser absorber par les activités risque de faire perdre à la prière sa spécificité chrétienne et sa véritable efficacité. »

 

 L’IMPORTANCE DE LA VIE DANS L’ESPRIT SAINT :

Benoît XVI à Paris : Discours aux jeunes 12-09-2008 :

« Ce soir, je voudrais vous parler de deux points profondément liés l'un à l'autre, qui constituent un véritable trésor où vous pourrez mettre votre cœur (cf. Mt 6, 21). Le premier se rapporte .. à un passage tiré des Actes des Apôtres, livre que certains appellent fort justement l'Évangile du Saint Esprit : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins » (Ac 1, 8). L'Esprit nous met intimement en rapport avec Dieu, chez qui se trouve la source de toute richesse humaine authentique. Tous, vous cherchez à aimer et à être aimés ! C'est vers Dieu que vous devez vous tourner pour apprendre à aimer et pour avoir la force d'aimer. Confiez-vous à l'Esprit Saint pour découvrir le Christ. L'Esprit est le guide nécessaire de la prière, l'âme de notre espérance et la source de la vraie joie. L'Esprit Saint vous fait approcher du Mystère de Dieu et vous fait comprendre qui est Dieu. Il vous invite à voir dans votre prochain, le frère que Dieu vous a donné pour vivre avec lui en communion, humainement et spirituellement, pour vivre en Église, donc. Témoignez de Dieu, car, en tant que jeunes, vous faites pleinement partie de la communauté catholique en vertu de votre baptême et en raison de la commune profession de foi (cf. Ep 4, 5). L'Église vous fait confiance, je tiens à vous le dire ! »

 

Ž  NOUS SOMMES INVITES A REDONNER DANS NOTRE VIE TOUTE SA PLACE A LA VIERGE MARIE :










§  En priant le chapelet chaque jour et avec foi :

Homélie du Saint-Père le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes :

 « La prière du Rosaire, si chère à Bernadette et aux pèlerins de Lourdes, concentre en elle la profondeur du message évangélique. Elle nous introduit à la contemplation du visage du Christ. Dans cette prière des humbles, nous pouvons puiser d'abondantes grâces. »

« Souvent, nous dit le Père Guy Gilbert, les gens me demandent si je récite mon chapelet. Ils croient que, curé moderne, je laisse ça à celles qu’on appelle « les bigottes ». Je le récite chaque jour et je le médite. J’aime immensément mon chapelet ».

 

 

§  En priant ou chantant chaque midi l’Angélus :

Message de l’Angelus le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes

« Chaque jour, la prière de l’Angélus nous offre la possibilité de méditer quelques instants, au plein milieu de nos activités, sur le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu. A midi, alors que les premières heures du jour commencent déjà à faire peser sur nous leur poids de fatigue, notre disponibilité et notre générosité sont renouvelées par la contemplation du "oui" de Marie. Ce ‘oui’ limpide et sans réserve s'enracine dans le mystère de la liberté de Marie, liberté pleine et entière devant Dieu, dégagée de toute complicité avec le péché, grâce au privilège de son Immaculée Conception. Ce privilège concédé à Marie, qui la distingue de notre condition commune, ne l'éloigne pas, mais au contraire la rapproche de nous. Alors que le péché divise, nous éloigne les uns des autres, la pureté de Marie la rend infiniment proche de nos cœurs, attentive à chacun de nous et désireuse de notre vrai bien. »

 

 

 

 




















































Vidéo : Benoît XVI en France sur H20 News



Le Chemin de Croix des malades à Lourdes réalisé par Maria de Faykod :

http://www.jds.tv/html/main.php?page=extraits&directtodocument=2&id_video=337


TOUS LES MESSAGES DE BENOÎT XVI EN FRANCE :
§

Discours de Benoît XVI aux autorités de l’Etat à l’Elysée (12 septembre) Discours de Benoît XVI aux autorités de l’Etat à l’Elysée (12 septembre)

http://www.zenit.org/article-18772?l=french

§ Discours de Benoît XVI au monde de la culture (collège des Bernardins) 12-09-2008

http://www.zenit.org/article-18777?l=french

§ Discours de Benoît XVI à la délégation juive 12-09-2008

http://www.zenit.org/article-18779?l=french

§ Discours de Benoît XVI à Notre-Dame de Paris en présence du clergé 12-09-2008

http://www.zenit.org/article-18780?l=french

§ - Benoît XVI à Paris : Discours aux jeunes 12-09-2008

http://www.zenit.org/article-18776?l=french

§ Benoît XVI à Paris : Homélie aux Invalides 13-09-2008

http://www.zenit.org/article-18788?l=french

§ Discours de Benoît XVI à la fin de la procession aux flambeaux, à Lourdes

http://www.zenit.org/article-18795?l=french

§ Homélie du Saint-Père le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes

http://www.zenit.org/article-18799?l=french

§  Message de l’Angelus le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes

http://www.zenit.org/article-18807?l=french

§ Discours de Benoît XVI aux évêques de France réunis à Lourdes 14 septembre 2008

http://www.zenit.org/article-18808?l=french

§ Méditation du Saint-Père à la fin de la procession eucharistique 14 septembre 2008

http://www.zenit.org/article-18809?l=french

§ Homélie du Saint-Père lors de la messe des malades le lundi 15 septembre 2008 à Lourdes

http://www.zenit.org/article-18814?l=french

§ Discours de Benoît XVI à l’aéroport de Tarbes-Lourdes 15 septembre 2008

http://www.zenit.org/article-18819?l=french

 

l Message de l’Angelus le dimanche 14 septembre 2008 à Lourdes

Chers Pèlerins, Chers frères et sœurs !


Chaque jour, la prière de l’Angélus nous offre la possibilité de méditer quelques instants, au plein milieu de nos activités, sur le mystère de l'Incarnation du Fils de Dieu. A midi, alors que les premières heures du jour commencent déjà à faire peser sur nous leur poids de fatigue, notre disponibilité et notre générosité sont renouvelées par la contemplation du "
oui" de Marie. Ce ‘oui’ limpide et sans réserve s'enracine dans le mystère de la liberté de Marie, liberté pleine et entière devant Dieu, dégagée de toute complicité avec le péché, grâce au privilège de son Immaculée Conception.

Ce privilège concédé à Marie, qui la distingue de notre condition commune, ne l'éloigne pas, mais au contraire la rapproche de nous. Alors que le péché divise, nous éloigne les uns des autres, la pureté de Marie la rend infiniment proche de nos cœurs, attentive à chacun de nous et désireuse de notre vrai bien. Vous le voyez ici à Lourdes, comme dans tous les sanctuaires mariaux, des foules immenses accourent aux pieds de Marie pour lui confier ce que chacun a de plus intime, ce qui lui tient particulièrement à cœur. Ce que, par gêne ou par pudeur, beaucoup n'osent parfois pas confier même à leurs proches, ils le confient à Celle qui est la toute pure, à son Cœur immaculé : avec simplicité, sans fard, en vérité. Devant Marie, en vertu même de sa pureté, l'homme n'hésite pas à se montrer dans sa faiblesse, à livrer ses questions et ses doutes, à formuler ses espérances et ses désirs les plus secrets. L'amour maternel de la Vierge Marie désarme tout orgueil ; il rend l'homme capable de se regarder tel qu'il est et il lui inspire le désir de se convertir pour rendre gloire à Dieu.

Marie nous montre ainsi la juste manière d'avancer vers le Seigneur, poursuit Benoît XVI. Elle nous apprend à nous approcher de lui dans la vérité et la simplicité. Grâce à elle, nous découvrons que la foi chrétienne n'est pas un poids, mais elle est comme une aile qui nous permet de voler plus haut pour nous réfugier entre les bras de Dieu.

La vie et la foi du peuple des croyants manifestent que la grâce de l'Immaculée Conception faite à Marie n'est pas seulement une grâce personnelle, mais elle est pour tous. Elle est une grâce faite au peuple de Dieu tout entier. En Marie, l'Église peut déjà contempler ce qu'elle est appelée à devenir. Chaque croyant peut dès à présent contempler l'accomplissement parfait de sa propre vocation. Puisse chacun de nous demeurer toujours dans l'action de grâce pour ce que le Seigneur a voulu révéler de son plan de salut à travers le mystère de Marie. Mystère dans lequel nous sommes impliqués de la plus belle des manières, puisque du haut de la Croix, que nous fêtons et que nous exaltons aujourd'hui, il nous est révélé, de la bouche même de Jésus, que sa Mère est notre mère. En tant que fils et filles de Marie, nous profitons de toutes les grâces qui lui ont été faites, et la dignité incomparable que lui procure sa Conception Immaculée rejaillit sur nous, ses enfants.

Ici, tout près de la grotte, et en communion particulière avec tous les pèlerins présents dans les sanctuaires mariaux et avec tous les malades de corps et d'âme qui cherchent réconfort, nous bénissons le Seigneur pour la présence de Marie au milieu de son peuple et nous adressons avec foi notre prière :

« Sainte Marie, toi qui t'es montrée ici, il y a cent cinquante ans, à la jeune Bernadette, tu "es la vraie fontaine d'espérance" (Dante, Le Paradis, XXXIII,12).

Pèlerins confiants, conclut Benoît XVI, nous venons, de tous les horizons, encore une fois puiser la foi et le réconfort, la joie et l'amour, la sécurité et la paix, à la source de ton Cœur immaculé. "Monstra Te esse Matrem". Montre-toi comme une Mère pour tous, ô Marie ! Et donne-nous le Christ, l'Espérance du monde ! Amen ».

 


Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 juin 2008

 

 APRES LA PRIERE D'EFFUSION DE L'ESPRIT:

En ce 25 juin les textes de la liturgie nous invite à être attentifs à la Parole reçue du Seigneur :

§ Au deuxième livre des Rois 22-23,1-3. « Le grand prêtre dit au secrétaire : « J'ai trouvé le livre de la Loi dans le temple du Seigneur. » Le roi fit convoquer tous les anciens de Juda et de Jérusalem, et il monta au temple du Seigneur avec tous les gens de Juda, tous les habitants de Jérusalem, les prêtres et les prophètes, et tout le peuple, du plus petit au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l'Alliance retrouvé dans le Temple. Le roi était debout, devant la colonne, et il conclut l'Alliance en présence du Seigneur. Il s'engageait à suivre le Seigneur en observant ses ordres, ses préceptes et ses commandements, de tout son cœur et de toute son âme, et en accomplissant les paroles de l'Alliance inscrites dans ce livre. Et tout le peuple entra dans l'Alliance. »

§ Au Psaume 119(118),33-37.40. « Enseigne-moi, Seigneur, le chemin de tes ordres ; à les garder, j'aurai ma récompense. Montre-moi comment garder ta loi, que je l'observe de tout cœur. Guide-moi sur la voie de tes volontés, là, je me plais. »

Ces textes nous appellent à être attentifs aux Paroroles reçues lors de notre prière d'effusion de l'Esprit : notons-les, relisons-les, apprenons-les par coeur. Elles nous seront précieuses dans notre vie quotidienne, elles sont comme un bâton de marche que le Saigneur nous a offert. Demandons à la Vierge Marie, - ce 25 juin est le 27ème anniversaire des premières apparitions de Medjugorje - elle qui gardait la Parole en Son Coeur et la méditait chaque jour, d'intercéder pour que nous grandissions dans l'amour de la Parole, qu'elle irrigue et vivifie toute notre vie.


En ce 24 juin le Seigneur nous a donné dans la liturgie, pour la fête de la Nativité de saint Jean Baptiste,  des textes qui  sont particulièrement adaptés à notre prière d’effusion de l’Esprit :

 

 

Le Seigneur nous aime chacun d’une façon particulière :

l Livre d'Isaïe 49, «J'étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m'a appelé ; j'étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom. Maintenant le Seigneur parle, lui qui m'a formé dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, Oui, j'ai du prix aux yeux du Seigneur, c'est mon Dieu qui est ma force. »

 

Le Seigneur est à nos côtés dans le quotidien de nos vies, minute après minute :

Psaume 139(138),« Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais ! Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ; de très loin, tu pénètres mes pensées. Que je marche ou me repose, tu le vois, tous mes chemins te sont familiers. C'est toi qui as créé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je reconnais devant toi le prodige, l'être étonnant que je suis : étonnantes sont tes oeuvres toute mon âme le sait. »

 

Les textes nous appellent à reconnaître Jésus comme le Seigneur de toute notre vie, c’est la source de notre joie et de notre louange :

l Livre des Actes des Apôtres 13, « Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de lui défaire ses sandales.' Fils de la race d'Abraham, et vous qui adorez notre Dieu, frères, c'est à nous tous que ce message de salut a été envoyé. »

l Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,  « Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle…. Zacharie … se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné. A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. »

 

Nous nous retrouvons le mardi 9 septembre, même lieu, même heure.

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Créer un Blog

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés