Samedi 16 mai 2009

l Jean  5 v. 1-10

 « Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d'infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l'eau. Car l'ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l'eau ; le premier alors à y entrer, après que l'eau avait été agitée, se trouvait guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : " Veux-tu guérir ? " L'infirme lui répondit : " Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l'eau vient à être agitée ; et, le temps que j'y aille, un autre descend avant moi. " Jésus lui dit : " Lève-toi, prends ton grabat et marche. " Et aussitôt l'homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait. Or c'était le sabbat, ce jour-là. »

 


Une miraculée de ND de Lourdes

Madame Alice Couteault, née Gourdon (1917), de Bouillé Loretz (79), fut admise comme malade au pèlerinage diocésain de l'Anjou en mai 1952.

Elle avait 34 ans et était atteinte d'une sclérose en plaques depuis juillet 1949 qui s'aggravait sans cesse et avait été diagnostiquée incurable par les médecins. « Personne ne peut se faire une idée du point où ma femme en était rendu, explique son mari qui était à l'époque tout à fait athée. Pour marcher elle se traînait avec deux chaises, assise elle était prise de troubles de l'équilibre, elle ne pouvait pas prendre un objet sans trembler très fort, ni coudre, ni écrire. La parole et la vue étaient aussi atteintes. »

Elle fit un voyage vers Lourdes extrêmement pénible, mais elle ressent une amélioration dès son arrivée le 12 mai et mange presque normalement. Conduite aux piscines le 15 mai, elle éprouve une intense réaction : impression de syncope, palpitations, bourdonnements dans les oreilles. A la Procession du Saint Sacrement elle recouvre l'usage de la parole.

« Je priais et je pensais très fort à mon mari qui ne m'avait laissé partir à Lourdes que parce qu'il savait que c'était la dernière joie qu'il pouvait m'accorder. Je pensais que seul un miracle pourrait convertir cet homme qui disait "Dieu n'existe pas !" ». Et quelques minutes plus tard, de retour à l'Asile, elle saute de son brancard et marche normalement sans aide aucune. « Je n'ai pas dormi de la nuit ! Je pensais à tous les miens qui s'inquiétaient encore à mon sujet ».

A l'arrivée en gare d'Angers, c'est Maman qui m'a vu marcher la première. Elle s'est agenouillée sur le sol, disant : "Mon Dieu, ce n'est pas possible, nous ne méritons pas cela !".

Puis je suis allée à la rencontre de mon mari. Lorsqu'il m'a vu arriver à lui, marchant vite et bien, il a reculé, reculé, jusqu'à sa voiture. Il me fixait stupéfait. Je voulais tout dire à la fois pendant le retour et lui il pleurait, sanglotant et disant : "Tais-toi, tu te fatigues, tu vas être malade, c'est sûr". Et moi de rire et de lui dire : "C'est fini, je suis guérie ! tu comprends : guérie !" Et mon mari de pleurer de plus belle : « J'ai honte ! Il m'a fallu un miracle. »

Quel changement dans notre vie ! Aimer le Seigneur ensemble, prier ensemble chaque jour, retrouver une vie nouvelle ! Il faut avoir senti la mort tout près pour le comprendre. Jamais je n'oublierai cette première messe du dimanche, ensemble, quelques mois plus tard, cette première fois où nous avons communié côte à côte, mon âme débordait de reconnaissance et d'amour !

 

Lettre d'Alice Couteault. Recueil marial 1978 du Frère Albert Pfleger, mariste

 

 

l Actes 14 v. 6-10

« Paul et Barnabé allèrent chercher refuge dans les villes de la Lycaonie, Lystres, Derbé et leurs environs, où ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle. Il y avait là, assis, un homme perclus des pieds ; impotent de naissance, il n'avait jamais marché. Il écouta Paul discourir. Celui-ci, arrêtant sur lui son regard et voyant qu'il avait la foi pour être guéri, dit d'une voix forte : " Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds ! " Il se dressa d'un bond : il marchait. » 

 

- Publié dans : Signes pour notre temps - Communauté : Communauté de prière
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