Mardi 12 mai 2009

CREDOS

 

l  Le symbole de Nicée :

 

Je crois en un seul Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible,
Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ,
le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles :
Il est Dieu, né de Dieu,
lumière, né de la lumière,
vrai Dieu, né du vrai Dieu
Engendré non pas créé,
de même nature que le Père ;
et par lui tout a été fait.
Pour nous les hommes, et pour notre salut,
il descendit du ciel;
Par l'Esprit Saint, il a pris chair de la Vierge Marie, et s'est fait homme.
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate,
Il souffrit sa passion et fut mis au tombeau.
Il ressuscita le troisième jour,
conformément aux Ecritures, et il monta au ciel;
il est assis à la droite du Père.
Il reviendra dans la gloire, pour juger les vivants et les morts
et son règne n'aura pas de fin.

Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie;
il procède du Père et du Fils.
Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire;
il a parlé par les prophètes.

Je crois en l'Eglise, une, sainte, catholique et apostolique.
Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés.
J'attends la résurrection des morts, et la vie du monde à venir.

Amen

 

l  Le symbole des Apôtres  :

 

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant,
Créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur;
qui a été conçu du Saint Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers ;
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d'où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique,
à la communion des saints, à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair, à la vie éternelle.

Amen.

LE RECIT DE LA PENTECÔTE DANS LES ACTES DES APÔTRES  CHAPITRE 2

 

Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue : chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient : " Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu ! " Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre : " Que peut bien être cela ? " D'autres encore disaient en se moquant : " Ils sont pleins de vin doux ! " Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots : " Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète : Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour. Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé. " Hommes d'Israël, écoutez ces paroles. Jésus le Nazôréen, cet homme que Dieu a accrédité auprès de vous par les miracles, prodiges et signes qu'il a opérés par lui au milieu de vous, ainsi que vous le savez vous-mêmes, cet homme qui avait été livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l'avez pris et fait mourir en le clouant à la croix par la main des impies, mais Dieu l'a ressuscité, le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir ; car David dit à son sujet : Je voyais sans cesse le Seigneur devant moi, car il est à ma droite, pour que je ne vacille pas. Aussi mon cœur s'est-il réjoui et ma langue a-t-elle jubilé ; ma chair elle-même reposera dans l'espérance que tu n'abandonneras pas mon âme à l'Hadès et ne laisseras pas ton saint voir la corruption. Tu m'as fait connaître des chemins de vie, tu me rempliras de joie en ta présence. " Frères, il est permis de vous le dire en toute assurance : le patriarche David est mort et a été enseveli, et son tombeau est encore aujourd'hui parmi nous. Mais comme il était prophète et savait que Dieu lui avait juré par serment de faire asseoir sur son trône un descendant de son sang, il a vu d'avance et annoncé la résurrection du Christ qui, en effet, n'a pas été abandonné à l'Hadès, et dont la chair n'a pas vu la corruption : Dieu l'a ressuscité, ce Jésus ; nous en sommes tous témoins. Et maintenant, exalté par la droite de Dieu, il a reçu du Père l'Esprit Saint, objet de la promesse, et l'a répandu. C'est là ce que vous voyez et entendez. Car David, lui, n'est pas monté aux cieux ; or il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite, jusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis un escabeau pour tes pieds. " Que toute la maison d'Israël le sache donc avec certitude : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous, vous avez crucifié. " D'entendre cela, ils eurent le cœur transpercé, et ils dirent à Pierre et aux apôtres : " Frères, que devons nous faire ? " Pierre leur répondit : " Repentez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour la rémission de ses péchés, et vous recevrez alors le don du Saint Esprit. Car c'est pour vous qu'est la promesse, ainsi que pour vos enfants et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. " Par beaucoup d'autres paroles encore, il les adjurait et les exhortait : " Sauvez-vous, disait-il, de cette génération dévoyée. " Eux donc, accueillant sa parole, se firent baptiser. Il s'adjoignit ce jour-là environ trois mille âmes. Ils se montraient assidus à l'enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. La crainte s'emparait de tous les esprits : nombreux étaient les prodiges et signes accomplis par les apôtres. Tous les croyants ensemble mettaient tout en commun ; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et en partageaient le prix entre tous selon les besoins de chacun. Jour après jour, d'un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur. Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Et chaque jour, le Seigneur adjoignait à la communauté ceux qui seraient sauvés.

 

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Mardi 12 mai 2009

CATÉCHISME de L'ÉGLISE CATHOLIQUE

 

Article 8
" Je crois en l’Esprit Saint "

687 " Nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l’Esprit de Dieu " (1 Co 2, 11). Or, son Esprit qui le révèle nous fait connaître le Christ, son Verbe, sa Parole vivante, mais ne se dit pas lui-même. Celui qui " a parlé par les prophètes " nous fait entendre la Parole du Père. Mais lui, nous ne l’entendons pas. Nous ne le connaissons que dans le mouvement où il nous révèle le Verbe et nous dispose à L’accueillir dans la foi. L’Esprit de Vérité qui nous " dévoile " le Christ " ne parle pas de lui-même " (Jn 16, 13). Un tel effacement, proprement divin, explique pourquoi " le monde ne peut pas le recevoir, parce qu’il ne le voit pas ni ne le connaît ", tandis que ceux qui croient au Christ le connaissent parce qu’il demeure avec eux (Jn 14, 17).

688 L’Église, communion vivante dans la foi des apôtres qu’elle transmet, est le lieu de notre connaissance de l’Esprit Saint :

– dans les Écritures qu’Il a inspirées ;

– dans la Tradition, dont les Pères de l’Église sont les témoins toujours actuels ;

– dans le Magistère de l’Église qu’Il assiste ;

– dans la liturgie sacramentelle, à travers ses paroles et ses symboles, où l’Esprit Saint nous met en communion avec le Christ ;

– dans la prière dans laquelle Il intercède pour nous ;

– dans les charismes et les ministères par lesquels l’Église est édifiée ;

– dans les signes de vie apostolique et missionnaire ;

– dans le témoignage des saints où Il manifeste sa sainteté et continue l’œuvre du salut.

I. La mission conjointe du Fils et de l’Esprit

689 Celui que le Père a envoyé dans nos cœurs, l’Esprit de son Fils (cf. Ga 4, 6) est réellement Dieu. Consubstantiel au Père et au Fils, il en est inséparable, tant dans la Vie intime de la Trinité que dans son don d’amour pour le monde. Mais en adorant la Trinité Sainte, vivifiante, consubstantielle et indivisible, la foi de l’Église professe aussi la distinction des Personnes. Quand le Père envoie son Verbe, Il envoie toujours son Souffle : mission conjointe où le Fils et l’Esprit Saint sont distincts mais inséparables. Certes, c’est le Christ qui paraît, Lui, l’Image visible du Dieu invisible, mais c’est l’Esprit Saint qui Le révèle.

690 Jésus est Christ, " oint ", parce que l’Esprit en est l’Onction et tout ce qui advient à partir de l’Incarnation découle de cette plénitude (cf. Jn 3, 34). Quand enfin le Christ est glorifié (cf. Jn 7, 39), il peut à son tour, d’auprès du Père, envoyer l’Esprit à ceux qui croient en lui : il leur communique sa Gloire (cf. Jn 17, 22), c’est-à-dire l’Esprit Saint qui le glorifie (cf. Jn 16, 14). La mission conjointe se déploiera dès lors dans les enfants adoptés par le Père dans le Corps de son Fils : la mission de l’Esprit d’adoption sera de les unir au Christ et de les faire vivre en lui :

La notion de l’onction suggère (...) qu’il n’y a aucune distance entre le Fils et l’Esprit. En effet de même qu’entre la surface du corps et l’onction de l’huile ni la raison ni la sensation ne connaissent aucun intermédiaire, ainsi est immédiat le contact du Fils avec l’Esprit, si bien que pour celui qui va prendre contact avec le Fils par la foi, il est nécessaire de rencontrer d’abord l’huile par le contact. En effet il n’y a aucune partie qui soit nue de l’Esprit Saint. C’est pourquoi la confession de la Seigneurie du Fils se fait dans l’Esprit Saint pour ceux qui la reçoivent, l’Esprit venant de toutes parts au devant de ceux qui s’approchent par la foi (S. Grégoire de Nysse, Spir. 3, 1 : PG 45, 1321A-B).

II. Le nom, les appellations et les symboles de l’Esprit Saint

Le nom propre de l’Esprit Saint

691 " Saint-Esprit ", tel est le nom propre de Celui que nous adorons et glorifions avec le Père et le Fils. L’Église l’a reçu du Seigneur et le professe dans le Baptême de ses nouveaux enfants (cf. Mt 28, 19).

Le terme " Esprit " traduit le terme hébreu Ruah qui, dans son sens premier, signifie souffle, air, vent. Jésus utilise justement l’image sensible du vent pour suggérer à Nicodème la nouveauté transcendante de Celui qui est personnellement le Souffle de Dieu, l’Esprit divin (Jn 3, 5-8). D’autre part, Esprit et Saint sont des attributs divins communs aux Trois Personnes divines. Mais en joignant les deux termes, l’Écriture, la liturgie et le langage théologique désignent la Personne ineffable de l’Esprit Saint, sans équivoque possible avec les autres emplois des termes " esprit " et " saint ".

Les appellations de l’Esprit Saint

692 Jésus, lorsqu’il annonce et promet la venue de l’Esprit Saint, le nomme le " Paraclet ", littéralement : " celui qui est appelé auprès ", ad-vocatus (Jn 14, 16. 26 ; 15, 26 ; 16, 7). " Paraclet " est traduit habituellement par " Consolateur ", Jésus étant le premier consolateur (cf. 1 Jn 2, 1). Le Seigneur lui-même appelle l’Esprit Saint " l’Esprit de Vérité " (Jn 16, 13).

693 Outre son nom propre, qui est le plus employé dans les Actes des apôtres et les Épîtres, on trouve chez S. Paul les appellations : l’Esprit de la promesse (Ga 3, 14 ; Ep 1, 13), l’Esprit d’adoption (Rm 8, 15 ; Ga 4, 6), l’Esprit du Christ (Rm 8, 11), l’Esprit du Seigneur (2 Co 3, 17), l’Esprit de Dieu (Rm 8, 9. 14 ; 15, 19 ; 1 Co 6, 11 ; 7, 40), et chez S. Pierre, l’Esprit de gloire (1 P 4, 14).

Les symboles de l’Esprit Saint

694 L’eau. Le symbolisme de l’eau est significatif de l’action de l’Esprit Saint dans le Baptême, puisque, après l’invocation de l’Esprit Saint, elle devient le signe sacramentel efficace de la nouvelle naissance : de même que la gestation de notre première naissance s’est opérée dans l’eau, de même l’eau baptismale signifie réellement que notre naissance à la vie divine nous est donnée dans l’Esprit Saint. Mais " baptisés dans un seul Esprit ", nous sommes aussi " abreuvés d’un seul Esprit " (1 Co 12, 13) : l’Esprit est donc aussi personnellement l’Eau vive qui jaillit du Christ crucifié (cf. Jn 19, 34 ; 1 Jn 5, 8) comme de sa source et qui en nous jaillit en Vie éternelle (cf. Jn 4, 10-14 ; 7, 38 ; Ex 17, 1-6 ; Is 55, 1 ; Za 14, 8 ; 1 Co 10, 4 ; Ap 21, 6 ; 22, 17).

695 L’onction. Le symbolisme de l’onction d’huile est aussi significatif de l’Esprit Saint, jusqu’à en devenir le synonyme (cf. 1 Jn 2, 20. 27 ; 2 Co 1, 21). Dans l’initiation chrétienne, elle est le signe sacramentel de la Confirmation, appelée justement dans les Églises d’Orient " Chrismation ". Mais pour en saisir toute la force, il faut revenir à l’Onction première accomplie par l’Esprit Saint : celle de Jésus. Christ [ "Messie " à partir de l’hébreu] signifie " Oint " de l’Esprit de Dieu. Il y a eu des " oints " du Seigneur dans l’Ancienne Alliance (cf. Ex 30, 22-32), le roi David éminemment (cf. 1 S 16, 13). Mais Jésus est l’Oint de Dieu d’une manière unique : l’humanité que le Fils assume est totalement " ointe de l’Esprit Saint ". Jésus est constitué " Christ " par l’Esprit Saint (cf. Lc 4, 18-19 ; Is 61, 1). La Vierge Marie conçoit le Christ de l’Esprit Saint qui par l’ange l’annonce comme Christ lors de sa naissance (cf. Lc 2, 11) et pousse Siméon à venir au Temple voir le Christ du Seigneur (cf. Lc 2, 26-27) ; c’est lui qui emplit le Christ (cf. Lc 4, 1) et dont la puissance sort du Christ dans ses actes de guérison et de salut (cf. Lc 6, 19 ; 8, 46). C’est lui enfin qui ressuscite Jésus d’entre les morts (cf. Rm 1, 4 ; 8, 11). Alors, constitué pleinement " Christ " dans son Humanité victorieuse de la mort (cf. Ac 2, 36), Jésus répand à profusion l’Esprit Saint jusqu’à ce que " les saints " constituent, dans leur union à l’Humanité du Fils de Dieu, " cet Homme parfait (...) qui réalise la plénitude du Christ " (Ep 4, 13) : " le Christ total ", selon l’expression de S. Augustin (serm. 341, 1, 1 ; ibid., 9, 11).

696 Le feu. Alors que l’eau signifiait la naissance et la fécondité de la Vie donnée dans l’Esprit Saint, le feu symbolise l’énergie transformante des actes de l’Esprit Saint. Le prophète Elie, qui " se leva comme un feu et dont la parole brûlait comme une torche " (Si 48, 1), par sa prière attire le feu du ciel sur le sacrifice du mont Carmel (cf. 1 R 18, 38-39), figure du feu de l’Esprit Saint qui transforme ce qu’il touche. Jean-Baptiste, " qui marche devant le Seigneur avec ‘l’esprit’ et la puissance d’Elie " (Lc 1, 17) annonce le Christ comme celui qui " baptisera dans l’Esprit Saint et le feu " (Lc 3, 16), cet Esprit dont Jésus dira : " Je suis venu jeter un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il fût déjà allumé " (Lc 12, 49). C’est sous la forme de langues " qu’on eût dites de feu " que l’Esprit Saint se pose sur les disciples au matin de la Pentecôte et les remplit de lui (Ac 2, 3-4). La tradition spirituelle retiendra ce symbolisme du feu comme l’un des plus expressifs de l’action de l’Esprit Saint (cf. S. Jean de la Croix, llama). " N’éteignez pas l’Esprit " (1 Th 5, 19).

697 La nuée et la lumière. Ces deux symboles sont inséparables dans les manifestations de l’Esprit Saint. Dès les théophanies de l’Ancien Testament, la Nuée, tantôt obscure, tantôt lumineuse, révèle le Dieu vivant et sauveur, en voilant la transcendance de sa Gloire : avec Moïse sur la montagne du Sinaï (cf. Ex 24, 15-18), à la Tente de Réunion (cf. Ex 33, 9-10) et durant la marche au désert (cf. Ex 40, 36-38 ; 1 Co 10, 1-2) ; avec Salomon lors de la dédicace du Temple (cf. 1 R 8, 10-12). Or ces figures sont accomplies par le Christ dans l’Esprit Saint. C’est Celui-ci qui vient sur la Vierge Marie et la prend " sous son ombre " pour qu’elle conçoive et enfante Jésus (Lc 1, 35). Sur la montagne de la Transfiguration, c’est lui qui " survient dans la nuée qui prend sous son ombre " Jésus, Moïse et Elie, Pierre, Jacques et Jean, et " de la nuée sort une voix qui dit : ‘Celui-ci est mon Fils, mon Élu, écoutez-le’ " (Lc 9, 34-35). C’est enfin la même Nuée qui " dérobe Jésus aux yeux " des disciples le jour de l’Ascension (Ac 1, 9) et qui le révélera Fils de l’homme dans sa Gloire au Jour de son Avènement (cf. Lc 21, 27).

698 Le sceau est un symbole proche de celui de l’Onction. C’est en effet le Christ que " Dieu a marqué de son sceau " (Jn 6, 27) et c’est en lui que le Père nous marque aussi de son sceau (2 Co 1, 22 ; Ep 1, 13 ; 4, 30). Parce qu’elle indique l’effet indélébile de l’Onction de l’Esprit Saint dans les sacrements du Baptême, de la Confirmation et de l’Ordre, l’image du sceau (sphragis) a été utilisée dans certaines traditions théologiques pour exprimer le " caractère " ineffaçable imprimé par ces trois sacrements qui ne peuvent être réitérés.

699 La main . C’est en imposant les mains que Jésus guérit les malades (cf. Mc 6, 5 ; 8, 23) et bénit les petits enfants (cf. Mc 10, 16). En son nom, les apôtres feront de même (cf. Mc 16, 18 ; Ac 5, 12 ; 14, 3). Mieux encore, c’est par l’imposition des mains des apôtres que l’Esprit Saint est donné (cf. Ac 8, 17-19 ; 13, 3 ; 19, 6). L’Épître aux Hébreux met l’imposition des mains au nombre des " articles fondamentaux " de son enseignement (cf. He 6, 2). Ce signe de l’effusion toute-puissante de l’Esprit Saint, l’Église l’a gardé dans ses épiclèses sacramentelles.

700 Le doigt. " C’est par le doigt de Dieu que [Jésus] expulse les démons " (Lc 11, 20). Si la Loi de Dieu a été écrite sur des tables de pierre " par le doigt de Dieu " (Ex 31, 18), " la lettre du Christ ", remise aux soins des apôtres, " est écrite avec l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs " (2 Co 3, 3). L’hymne " Veni, Creator Spiritus " invoque l’Esprit Saint comme " le doigt de la droite du Père " (In Dominica Pentecostes, Hymnus ad I et II Vesperas).

701 La colombe. A la fin du déluge (dont le symbolisme concerne le Baptême), la colombe lâchée par Noé revient, un rameau tout frais d’olivier dans le bec, signe que la terre est de nouveau habitable (cf. Gn 8, 8-12). Quand le Christ remonte de l’eau de son baptême, l’Esprit Saint, sous forme d’une colombe, descend sur lui et y demeure (cf. Mt 3, 16 par.). L’Esprit descend et repose dans le cœur purifié des baptisés. Dans certaines églises, la sainte Réserve eucharistique est conservée dans un réceptacle métallique en forme de colombe (le columbarium) suspendu au-dessus de l’autel. Le symbole de la colombe pour suggérer l’Esprit Saint est traditionnel dans l’iconographie chrétienne.

III. L’Esprit et la Parole de Dieu dans le temps des promesses

702 Du commencement jusqu’à " la Plénitude du temps " (Ga 4, 4), la mission conjointe du Verbe et de l’Esprit du Père demeure cachée, mais elle est à l’œuvre. L’Esprit de Dieu y prépare le temps du Messie, et l’un et l’autre, sans être encore pleinement révélés, y sont déjà promis afin d’être attendus et accueillis lors de leur manifestation. C’est pourquoi lorsque l’Église lit l’Ancien Testament (cf. 2 Co 3, 14), elle y scrute (cf. Jn 5, 39. 46) ce que l’Esprit, " qui a parlé par les prophètes ", veut nous dire du Christ.

Par " prophètes ", la foi de l’Église entend ici tous ceux que l’Esprit Saint a inspirés dans la vivante annonce et dans la rédaction des livres saints, tant de l’Ancien que du Nouveau Testament. La tradition juive distingue la Loi (les cinq premiers livres ou Pentateuque), les Prophètes (nos livres dits historiques et prophétiques) et les Écrits (surtout sapientiels, en particulier les Psaumes) (cf. Lc 24, 44).

Dans la création

703 La Parole de Dieu et son Souffle sont à l’origine de l’être et de la vie de toute créature (cf. Ps 33, 6 ; 104, 30 ; Gn 1, 2 ; 2, 7 ; Qo 3, 20-21 ; Ez 37, 10) :

Au Saint-Esprit il convient de régner, de sanctifier et d’animer la création, car il est Dieu consubstantiel au Père et au Fils (...). A Lui revient le pouvoir sur la vie, car étant Dieu il garde la création dans le Père par le Fils (Liturgie byzantine, Tropaire des matines des dimanches du second mode).

704 " Quant à l’homme, c’est de ses propres mains [c’est-à-dire le Fils et l’Esprit Saint] que Dieu le façonna (...) et Il dessina sur la chair façonnée sa propre forme, de façon que même ce qui serait visible portât la forme divine " (S. Irénée, dem. 11).

L’Esprit de la promesse

705 Défiguré par le péché et par la mort, l’homme demeure " à l’image de Dieu ", à l’image du Fils, mais il est " privé de la Gloire de Dieu " (Rm 3, 23), privé de la " ressemblance ". La promesse faite à Abraham inaugure l’économie du salut au terme de laquelle le Fils lui-même assumera " l’image " (cf. Jn 1, 14 ; Ph 2, 7) et la restaurera dans " la ressemblance " avec le Père en lui redonnant la Gloire, l’Esprit " qui donne la Vie ".

706 Contre toute espérance humaine, Dieu promet à Abraham une descendance, comme fruit de la foi et de la puissance de l’Esprit Saint (cf. Gn 18, 1-15 ; Lc 1, 26-38. 54-55 ; Jn 1, 12-13 ; Rm 4, 16-21). En elle seront bénies toutes les nations de la terre (cf. Gn 12, 3). Cette descendance sera le Christ (cf. Ga 3, 16) en qui l’effusion de l’Esprit Saint fera " l’unité des enfants de Dieu dispersés " (cf. Jn 11, 52). En s’engageant par serment (cf. Lc 1, 73), Dieu s’engage déjà au don de son Fils Bien-aimé (cf. Gn 22, 17-19 ; Rm 8, 32 ; Jn 3, 16) et au don de " l’Esprit de la Promesse (...) qui (...) prépare la rédemption du Peuple que Dieu s’est acquis " (Ep 1, 13-14 ; cf. Ga 3, 14).

L’attente du Messie et de son Esprit

711 " Voici que je vais faire du nouveau " (Is 43, 19) : Deux lignes prophétiques vont se dessiner, portant l’une sur l’attente du Messie, l’autre sur l’annonce d’un Esprit nouveau, et elles convergent dans le petit Reste, le peuple des Pauvres (cf. So 2, 3), qui attend dans l’espérance la " consolation d’Israël " et " la délivrance de Jérusalem " (cf. Lc 2, 25. 38).

On a vu plus haut comment Jésus accomplit les prophéties qui le concernent. On se limite ici à celles où apparaît davantage la relation du Messie et de son Esprit.

712 Les traits du visage du Messie attendu commencent à apparaître dans le Livre de l’Emmanuel (cf. Is 6-12) (" quand Isaïe eut la vision de la Gloire " du Christ : Jn 12, 41), en particulier en Is 11, 1-2 :

Un rejeton sort de la souche de Jessé,

un surgeon pousse de ses racines :

sur lui repose l’Esprit du Seigneur,

esprit de sagesse et d’intelligence,

esprit de conseil et de force,

esprit de science et de crainte du Seigneur.

713 Les traits du Messie sont révélés surtout dans les chants du Serviteur (cf. Is 42, 1-9 ; cf. Mt 12, 18-21 ; Jn 1, 32-34, puis Is 49, 16 ; cf. Mt 3, 17 ; Lc 2, 32, enfin Is 50, 4-10 et 52, 13 – 53, 12). Ces chants annoncent le sens de la passion de Jésus, et indiquent ainsi la manière dont Il répandra l’Esprit Saint pour vivifier la multitude : non pas de l’extérieur, mais en épousant notre " condition d’esclave " (Ph 2, 7). Prenant sur lui notre mort, il peut nous communiquer son propre Esprit de vie.

714 C’est pourquoi le Christ inaugure l’annonce de la bonne Nouvelle en faisant sien ce passage d’Isaïe (Lc 4, 18-19 ; cf. Is 61, 1-2) :

L’Esprit du Seigneur est sur moi,

car le Seigneur m’a oint.

Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres,

panser les cœurs meurtris ;

annoncer aux captifs l’amnistie

et aux prisonniers la liberté,

annoncer une année de grâce de la part du Seigneur.

715 Les textes prophétiques concernant directement l’envoi de l’Esprit Saint sont des oracles où Dieu parle au cœur de son Peuple dans le langage de la promesse, avec les accents de " l’amour et de la fidélité " (cf. Ez 11, 19 ; 36, 25-28 ; 37, 1-14 ; Jr 31, 31-34 ; et Jl 3, 1-5) dont S. Pierre proclamera l’accomplissement le matin de la Pentecôte (cf. Ac 2, 17-21). Selon ces promesses, dans les " derniers temps ", l’Esprit du Seigneur renouvellera le cœur des hommes en gravant en eux une Loi nouvelle ; il rassemblera et réconciliera les peuples dispersés et divisés ; il transformera la création première et Dieu y habitera avec les hommes dans la paix.

716 Le Peuple des " pauvres " (cf. So 2, 3 ; Ps 22, 27 ; 34, 3 ; Is 49, 13 ; 61, 1 ; etc.), les humbles et les doux, tout abandonnés aux desseins mystérieux de leur Dieu, ceux qui attendent la justice, non des hommes mais du Messie, est finalement la grande œuvre de la mission cachée de l’Esprit Saint durant le temps des promesses pour préparer la venue du Christ. C’est leur qualité de cœur, purifié et éclairé par l’Esprit, qui s’exprime dans les Psaumes. En ces pauvres, l’Esprit prépare au Seigneur " un peuple bien disposé " (cf. Lc 1, 17).

IV. L’Esprit du Christ dans la plénitude du temps

Jean, Précurseur, Prophète et Baptiste

717 " Parut un homme envoyé de Dieu. Il se nommait Jean " (Jn 1, 6). Jean est " rempli de l’Esprit Saint, dès le sein de sa mère " (Lc 1, 15. 41) par le Christ lui-même que la Vierge Marie venait de concevoir de l’Esprit Saint. La " visitation " de Marie à Élisabeth est ainsi devenue " visite de Dieu à son peuple " (Lc 1, 68).

718 Jean est " Elie qui doit venir " (Mt 17, 10-13) : Le Feu de l’Esprit l’habite et le fait " courir devant " [en " précurseur "] le Seigneur qui vient. En Jean le Précurseur, l’Esprit Saint achève de " préparer au Seigneur un peuple bien disposé " (Lc 1, 17).

719 Jean est " plus qu’un prophète " (Lc 7, 26). En lui l’Esprit Saint accomplit de " parler par les prophètes ". Jean achève le cycle des prophètes inauguré par Elie (cf. Mt 11, 13-14). Il annonce l’imminence de la Consolation d’Israël, il est la " voix " du consolateur qui vient (Jn 1, 23 ; cf. Is 40, 1-3). Comme le fera l’Esprit de Vérité, " il vient comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière " (Jn 1, 7 ; cf. Jn 15, 26 ; 5, 33). Au regard de Jean, l’Esprit accomplit ainsi les " recherches des prophètes " et la " convoitise " des anges (1 P 1, 10-12) : " Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit (...). Oui, j’ai vu et j’atteste que c’est Lui, le Fils de Dieu. (...) Voici l’Agneau de Dieu " (Jn 1, 33-36).

720 Enfin, avec Jean le Baptiste, l’Esprit Saint inaugure, en le préfigurant, ce qu’il réalisera avec et dans le Christ : redonner à l’homme " la ressemblance " divine. Le baptême de Jean était pour le repentir, celui dans l’eau et dans l’Esprit sera une nouvelle naissance (cf. Jn 3, 5).

Réjouis-toi, comblée de grâce "

721 Marie, la Toute Sainte Mère de Dieu, toujours Vierge est le chef-d’œuvre de la mission du Fils et de l’Esprit dans la plénitude du temps. Pour la première fois dans le dessein du salut et parce que son Esprit l’a préparée, le Père trouve la Demeure où son Fils et son Esprit peuvent habiter parmi les hommes. C’est en ce sens que la Tradition de l’Église a souvent lu en relation à Marie les plus beaux textes sur la Sagesse (cf. Pr 8, 1 – 9, 6 ; Si 24) : Marie est chantée et représentée dans la liturgie comme le " Trône de la Sagesse ".

En elle commencent à se manifester les " merveilles de Dieu ", que l’Esprit va accomplir dans le Christ et dans l’Église :

722 L’Esprit Saint a préparé Marie par sa grâce. Il convenait que fût " pleine de grâce " la mère de Celui en qui " habite corporellement la Plénitude de la Divinité " (Col 2, 9). Elle a été, par pure grâce, conçue sans péché comme la plus humble des créatures, la plus capable d’accueil au Don ineffable du Tout-Puissant. C’est à juste titre que l’ange Gabriel la salue comme la " Fille de Sion " : " Réjouis-toi " (cf. So 3, 14 ; Za 2, 14). C’est l’action de grâce de tout le Peuple de Dieu, et donc de l’Église, qu’elle fait monter vers le Père dans l’Esprit Saint en son cantique (cf. Lc 1, 46-55) alors qu’elle porte en elle le Fils éternel.

723 En Marie, l’Esprit Saint réalise le dessein bienveillant du Père. C’est par l’Esprit Saint que la Vierge conçoit et enfante le Fils de Dieu. Sa virginité devient fécondité unique par la puissance de l’Esprit et de la foi (cf. Lc 1, 26-38 ; Rm 4, 18-21 ; Ga 4, 26-28).

724 En Marie, l’Esprit Saint manifeste le Fils du Père devenu Fils de la Vierge. Elle est le Buisson ardent de la Théophanie définitive : comblée de l’Esprit Saint, elle montre le Verbe dans l’humilité de sa chair et c’est aux Pauvres (cf. Lc 1, 15-19) et aux prémices des nations (cf. Mt 2, 11) qu’elle Le fait connaître.

725 Enfin, par Marie, l’Esprit Saint commence à mettre en communion avec le Christ les hommes " objets de l’amour bienveillant de Dieu " (cf. Lc 2, 14), et les humbles sont toujours les premiers à le recevoir : les bergers, les mages, Siméon et Anne, les époux de Cana et les premiers disciples.

726 Au terme de cette mission de l’Esprit, Marie devient la " Femme ", nouvelle Eve " mère des vivants ", Mère du " Christ total " (cf. Jn 19, 25-27). C’est comme telle qu’elle est présente avec les Douze, " d’un même cœur, assidus à la prière " (Ac 1, 14), à l’aube des " derniers temps " que l’Esprit va inaugurer le matin de la Pentecôte avec la manifestation de l’Église.

Le Christ Jésus

727 Toute la Mission du Fils et de l’Esprit Saint dans la plénitude du temps est contenue en ce que le Fils est l’oint de l’Esprit du Père depuis son Incarnation : Jésus est Christ, le Messie.

Tout le deuxième chapitre du Symbole de la foi est à lire à cette lumière. Toute l’œuvre du Christ est mission conjointe du Fils et de l’Esprit Saint. Ici, on mentionnera seulement ce qui concerne la promesse de l’Esprit Saint par Jésus et son don par le Seigneur glorifié.

728 Jésus ne révèle pas pleinement l’Esprit Saint tant que lui-même n’a pas été glorifié par sa Mort et sa Résurrection. Pourtant, Il le suggère peu à peu, même dans son enseignement aux foules, lorsqu’Il révèle que sa Chair sera nourriture pour la vie du monde (cf. Jn 6, 27. 51. 62-63). Il le suggère aussi à Nicodème (cf. Jn 3, 5-8), à la Samaritaine (cf. Jn 4, 10. 14. 23-24) et à ceux qui participent à la fête des Tabernacles (cf. Jn 7, 37-39). A ses disciples, Il en parle ouvertement à propos de la prière (cf. Lc 11, 13) et du témoignage qu’ils auront à rendre (cf. Mt 10, 19-20).

729 C’est seulement quand l’Heure est venue où Il va être glorifié que Jésus promet la venue de l’Esprit Saint, puisque sa Mort et sa Résurrection seront l’accomplissement de la promesse faite aux Pères (cf. Jn 14, 16-17. 26 ; 15, 26 ; 16, 7-15 ; 17, 26) : l’Esprit de Vérité, l’autre Paraclet, sera donné par le Père à la prière de Jésus ; il sera envoyé par le Père au nom de Jésus ; Jésus l’enverra d’auprès du Père car il est issu du Père. L’Esprit Saint viendra, nous le connaîtrons, Il sera avec nous à jamais, Il demeurera avec nous ; Il nous enseignera tout et nous rappellera tout ce que le Christ nous a dit et lui rendra témoignage ; Il nous conduira vers la vérité tout entière et glorifiera le Christ. Quant au monde, Il le confondra en matière de péché, de justice et de jugement.

730 Enfin vient l’Heure de Jésus (cf. Jn 13, 1 ; 17, 1) : Jésus remet son esprit entre les mains du Père (cf. Lc 23, 46 ; Jn 19, 30) au moment où par sa Mort il est vainqueur de la mort, de sorte que, " ressuscité des morts par la Gloire du Père " (Rm 6, 4), il donne aussitôt l’Esprit Saint en " soufflant " sur ses disciples (cf. Jn 20, 22). A partir de cette Heure, la mission du Christ et de l’Esprit devient la mission de l’Église : " Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie " (Jn 20, 21 ; cf. Mt 28, 19 ; Lc 24, 47-48 ; Ac 1, 8).

V. L’Esprit et l’Église dans les derniers temps

La Pentecôte

731 Le jour de la Pentecôte (au terme des sept semaines Pascales), la Pâque du Christ s’accomplit dans l’effusion de l’Esprit Saint qui est manifesté, donné et communiqué comme Personne divine : de sa Plénitude, le Christ, Seigneur, répand à profusion l’Esprit (cf. Ac 2, 33-36).

732 En ce jour est pleinement révélée la Trinité Sainte. Depuis ce jour, le Royaume annoncé par le Christ est ouvert à ceux qui croient en Lui : dans l’humilité de la chair et dans la foi, ils participent déjà à la communion de la Trinité Sainte. Par sa venue, et elle ne cesse pas, l’Esprit Saint fait entrer le monde dans les " derniers temps ", le temps de l’Église, le Royaume déjà hérité, mais pas encore consommé :

Nous avons vu la vraie Lumière, nous avons reçu l’Esprit céleste, nous avons trouvé la vraie foi : nous adorons la Trinité indivisible car c’est elle qui nous a sauvés (Liturgie byzantine, Tropaire des vêpres de Pentecôte ; il est repris dans les liturgies eucharistiques après la communion).

L’Esprit Saint – le Don de Dieu

733 " Dieu est Amour " (1 Jn 4, 8. 16) et l’Amour est le premier don, il contient tous les autres. Cet amour, " Dieu l’a répandu dans nos cœurs par l’Esprit qui nous fut donné " (Rm 5, 5).

734 Parce que nous sommes morts, ou, au moins, blessés par le péché, le premier effet du don de l’Amour est la rémission de nos péchés. C’est la communion de l’Esprit Saint (2 Co 13, 13) qui, dans l’Église, redonne aux baptisés la ressemblance divine perdue par le péché.

735 Il donne alors les " arrhes " ou les " prémices " de notre Héritage (cf. Rm 8, 23 ; 2 Co 1, 21) : la Vie même de la Trinité Sainte qui est d’aimer " comme il nous a aimés " (cf. 1 Jn 4, 11-12). Cet amour (la charité de 1 Co 13) est le principe de la vie nouvelle dans le Christ, rendue possible puisque nous avons " reçu une force, celle de l’Esprit Saint " (Ac 1, 8).

736 C’est par cette puissance de l’Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit. Celui qui nous a greffés sur la vraie Vigne, nous fera porter " le fruit de l’Esprit qui est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi " (Ga 5, 22-23). " L’Esprit est notre Vie " : plus nous renonçons à nous-mêmes (cf. Mt 16, 24-26), plus " l’Esprit nous fait aussi agir " (Ga 5, 25) :

Par communion avec lui, l’Esprit Saint rend spirituels, rétablit au Paradis, ramène au Royaume des cieux et à l’adoption filiale, donne la confiance d’appeler Dieu Père et de participer à la grâce du Christ, d’être appelé enfant de lumière et d’avoir part à la gloire éternelle (S. Basile, Spir. 15, 36 : PG 32, 132).

L’Esprit Saint et l’Église

737 La mission du Christ et de l’Esprit Saint s’accomplit dans l’Église, Corps du Christ et Temple de l’Esprit Saint. Cette mission conjointe associe désormais les fidèles du Christ à sa communion avec le Père dans l’Esprit Saint : L’Esprit prépare les hommes, les prévient par sa grâce, pour les attirer vers le Christ. Il leur manifeste le Seigneur ressuscité, Il leur rappelle sa parole et leur ouvre l’esprit à l’intelligence de sa Mort et de sa Résurrection. Il leur rend présent le mystère du Christ, éminemment dans l’Eucharistie, afin de les réconcilier, de les mettre en communion avec Dieu, afin de leur faire porter " beaucoup de fruit " (Jn 15, 5. 8. 16).

738 Ainsi la mission de l’Église ne s’ajoute pas à celle du Christ et de l’Esprit Saint, mais elle en est le sacrement : par tout sont être et dans tous ses membres elle est envoyée pour annoncer et témoigner, actualiser et répandre le mystère de la communion de la Sainte Trinité (ce sera l’objet du prochain article) :

Nous tous qui avons reçu l’unique et même esprit, à savoir, l’Esprit Saint, nous nous sommes fondus entre nous et avec Dieu. Car bien que nous soyons nombreux séparément et que le Christ fasse que l’Esprit du Père et le sien habite en chacun de nous, cet Esprit unique et indivisible ramène par lui-même à l’unité ceux qui sont distincts entre eux (...) et fait que tous apparaissent comme une seule chose en lui-même. Et de même que la puissance de la sainte humanité du Christ fait que tous ceux-là en qui elle se trouve forment un seul corps, je pense que de la même manière l’Esprit de Dieu qui habite en tous, unique et indivisible, les ramène tous à l’unité spirituelle (S. Cyrille d’Alexandrie, Jo. 12 : PG 74, 560-561).

739 Parce que l’Esprit Saint est l’Onction du Christ, c’est le Christ, la Tête du Corps, qui le répand dans ses membres pour les nourrir, les guérir, les organiser dans leurs fonctions mutuelles, les vivifier, les envoyer témoigner, les associer à son offrande au Père et à son intercession pour le monde entier. C’est par les sacrements de l’Église que le Christ communique aux membres de son Corps son Esprit Saint et Sanctificateur (ce sera l’objet de la deuxième partie du Catéchisme).

740 Ces " merveilles de Dieu ", offertes aux croyants dans les sacrements de l’Église, portent leurs fruits dans la vie nouvelle, dans le Christ, selon l’Esprit (ce sera l’objet de la troisième partie du Catéchisme).

741 " L’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables " (Rm 8, 26). L’Esprit Saint, artisan des œuvres de Dieu, est le Maître de la prière (ce sera l’objet de la quatrième partie du Catéchisme).

En bref

742 " La preuve que vous êtes des fils, c’est que Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils qui crie : Abba, Père " (Ga 4, 6).

743 Du commencement à la consommation du temps, quand Dieu envoie son Fils, il envoie toujours son Esprit : leur mission est conjointe et inséparable.

744 Dans la plénitude du temps, l’Esprit Saint accomplit en Marie toutes les préparations à la venue du Christ dans le Peuple de Dieu. Par l’action de l’Esprit Saint en elle, le Père donne au monde l’Emmanuel, " Dieu-avec-nous " (Mt 1, 23).

745 Le Fils de Dieu est consacré Christ (Messie) par l’Onction de l’Esprit Saint dans son Incarnation (cf. Ps 2, 6-7).

746 Par sa Mort et sa Résurrection, Jésus est constitué Seigneur et Christ dans la gloire (Ac 2, 36). De sa Plénitude, Il répand l’Esprit Saint sur les apôtres et l’Église.

747 L’Esprit Saint que le Christ, Tête, répand dans ses membres, bâtit, anime et sanctifie l’Église. Elle est le sacrement de la communion de la Trinité Sainte et des hommes.

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Mardi 12 mai 2009

PRIERES EUCHARISTIQUES :

 

l  Prière eucharistique I

P : Père infiniment bon, toi vers qui montent nos louanges, nous te supplions par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, d’ac­cepter et de bénir ces offrandes saintes. Nous te les présentons avant tout pour ta sainte Église catho­lique : accorde-lui la paix et protège-la, daigne la rassembler dans l’unité et la gouverner par toute la terre ; nous les présentons en même temps pour ton serviteur le pape …, pour notre évêque … et tous ceux qui veillent fidèlement sur la foi catholique reçue des Apôtres. Souviens-toi, Seigneur, de tes serviteurs … et de tous ceux qui sont ici réunis, dont tu connais la foi et l’attachement. Nous t’offrons pour eux, ou ils t’offrent pour eux-mêmes et tous les leurs ce sacrifice de louange, pour leur propre rédemption, pour le salut qu’ils espèrent ; et ils te rendent cet hommage à toi, Dieu éternel, vivant et vrai.

P : Dans la communion de toute l’Église, nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre du dimanche :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ :

ou Propre de l’Épiphanie :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie te présenta dans le Temple ton Fils unique, son enfant nouveau-né ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Sei­gneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Annonciation :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel ; et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie, toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de l’Ascension :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique, ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans ta gloire, à ta droite ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Pentecôte :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité de Saint Jean Baptiste :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus Christ ;

ou Propre de l’Assomption :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été élevée dans la gloire du ciel, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour le jour de la naissance de la Vierge Marie que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère du Sauveur, et nous voulons nommer en premier lieu cette Vierge bienheureuse, la Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

ou Propre de la Toussaint :
P : Dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont imité le Christ pendant leur vie, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire ; et nous voulons nommer en premier lieu la bienheureuse Marie toujours Vierge, Mère de notre Dieu et Seigneur, Jésus Christ ;

suite :
P : saint Joseph, son époux, les saints Apôtres et martyrs Pierre et Paul, André [Jacques et Jean, Thomas, Jacques et Philippe, Barthélémy et Matthieu, Simon et Jude, Lin, Clet, Clément, Sixte, Corneille et Cyprien, Laurent, Chrysogone, Jean et Paul, Corne et Damien,] et tous les saints. Accorde-nous, par leur prière et leurs mérites, d’être, toujours et partout, forts de ton secours et de ta protection.

P : Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes ser­viteurs, et ta famille entière : dans ta bienveillance, accepte-la. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la dam­nation et reçois-nous parmi tes élus. Sanctifie pleinement cette offrande par la puissance de ta bénédiction, rends-la parfaite et digne de toi : qu’elle devienne pour nous le corps et le sang de ton Fils bien-aimé, Jésus Christ, notre Seigneur.

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Voici l’offrande que nous présentons devant toi, nous, tes serviteurs, et ta famille entière, spécialement pour ceux que tu as fait renaître de l’eau et de l’Esprit Saint, en pardonnant tous leurs péchés. Nous t’en prions, Seigneur, accepte cette offrande. Assure toi-même la paix de notre vie, arrache-nous à la damnation et reçois-nous parmi tes élus.

suite :
P : La veille de sa Passion, il prit le pain dans ses mains très saintes et, les yeux levés au ciel, vers toi, Dieu, son Père tout-puissant, en te rendant grâce il le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous ; ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même, à la fin du repas, il prit dans ses mains cette coupe incomparable ; et te rendant grâce à nouveau il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Il est grand le mystère de la foi :
A : Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

P : C’est pourquoi nous aussi, tes serviteurs, et ton peuple saint avec nous, faisant mémoire de la Passion bienheureuse de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension dans le ciel, nous te présentons, Dieu de gloire et de majesté, cette offrande prélevée sur les biens que tu nous donnes, le sacrifice pur et saint, le sacrifice parfait, pain de la vie éternelle et coupe du salut. Et comme il t’a plu d’accueillir les présents d’Abel le Juste, le sacrifice de notre père Abraham, et celui que t’offrit Melkisédek, ton grand prêtre, en signe du sacrifice parfait, regarde cette offrande avec amour et, dans ta bienveillance, accepte-la. Nous t’en supplions, Dieu tout-puissant : qu’elle soit portée par ton ange en présence de ta gloire, sur ton autel céleste, afin qu’en recevant ici, par notre communion à l’autel, le corps et le sang de ton Fils, nous soyons comblés de ta grâce et de tes bénédictions. Souviens-toi de tes serviteurs … qui nous ont précédés, mar­ qués du signe de la foi, et qui dorment dans la paix. Pour eux et pour tous ceux qui reposent dans le Christ, nous implorons ta bonté : qu’ils entrent dans la joie, la paix et la lumière. Et nous pécheurs, qui mettons notre espérance en ta miséri­corde inépuisable, admets-nous dans la communauté des bienheureux Apôtres et martyrs, de Jean Baptiste, Etienne, Matthias et Barnabe, [Ignace, Alexandre, Marcellin et Pierre, Félicité et Perpétue, Agathe, Lucie, Agnès, Cécile, Anastasie,] et de tous les saints. Accueille-nous dans leur compagnie, sans nous juger sur le mérite mais en accordant ton pardon, par Jésus Christ, notre Seigneur. C’est par lui que tu ne cesses de créer tous ces biens, que tu les bénis, leur donnes la vie, les sanctifies et nous en fais le don.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

l  Prière eucharistique II

P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions :

ou Propre du dimanche :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sain­teté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous celébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts. Par lui que tu as élevé à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. Par lui, qui a enlevé le péché du monde, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde. Par lui, notre Rédempteur et notre Seigneur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Épiphanie :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair. Par lui, notre Rédempteur et notre Sauveur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sain teté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie te présenta dans le Temple son enfant nouveau-né, ton Fils unique, notre Seigneur. Par lui, lumière née de ta lumière, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Annonciation :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel. Par lui, qui est devenu notre Sauveur, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Eglise, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ. Par lui que tu as élevé à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de l’Ascension :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans la gloire, près de toi. Par lui, qui siège désormais à ta droite, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Pentecôte :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu, et nous te prions, Seigneur :

ou Propre de la Nativité de saint Jean Baptiste :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes, le Christ Jésus, lui qui est venu après Jean, mais qui existait avant lui ; et maintenant, nous te prions, Seigneur :

ou Propre de l’Assomption :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge, Mère de Dieu, a été élevée au ciel, dans la gloire de son fils, Jésus Christ, notre Seigneur. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de la Vierge Marie que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère de notre Rédempteur et Sauveur, Jésus Christ. Par lui, Dieu notre Père, nous te prions :

ou Propre de la Toussaint :
P : Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont suivi le Christ pendant leur vie et, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu notre Père, nous te prions :

suite :
P : Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur.

P : Au moment d’être livré et d’entrer librement dans sa Passion, il prit le pain, il rendit grâce, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même à la fin du repas, il prit la coupe ; de nouveau il rendit grâce, et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Quand nous mangeons ce pain et buvons à cette coupe, nous célébrons le mystère de la foi :
A : Nous rappelons ta mort, Seigneur ressuscité, et nous attendons que tu viennes.

P : Faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t’offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous as choisis pour servir en ta présence. Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps. Souviens-toi, Seigneur, de ton Église répandue à travers le monde : fais-la grandir dans ta charité avec le pape …, notre évêque …, et tous ceux qui ont la charge de ton peuple.

ajouté du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus :
P : Souviens-toi de ceux que tu as fait renaître en cette fête de Pâques de l’eau et de l’Esprit Saint pour une vie nouvelle dans le Christ.

P : Souviens-toi aussi de nos frères qui se sont endormis dans l’espérance de la résurrection, et de tous les hommes qui ont quitté cette vie : reçois-les dans ta lumière, auprès de toi. Sur nous tous enfin, nous implorons ta bonté : permets qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les Apôtres et les saints de tous les temps qui ont vécu dans ton amitié, nous ayons part à la vie éternelle, et que nous chantions ta louange, par Jésus Christ, ton Fils bien-aimé.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

l  Prière eucharistique III

P : Tu es vraiment saint, Dieu de l’univers, et toute la création proclame ta louange, car c’est toi qui donnes la vie, c’est toi qui sanctifies toutes choses, par ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, avec la puissance de l’Esprit Saint ; et tu ne cesses de rassembler ton peuple, afin qu’il te présente partout dans le monde une offrande pure.

P : C’est pourquoi nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre du dimanche :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts. Par lui, que tu as élevé à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Immaculée Conception :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie a été conçue sans la faute originelle, puisque tu l’avais choisie pour être la mère du Sauveur. Par lui, qui a enlevé le péché du monde, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité (de la Nativité au 1er janvier inclus) :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons (la nuit très sainte) le jour très saint où Marie, dans la gloire de sa virginité, enfanta le Sauveur du monde. Par lui, notre Rédempteur et notre Seigneur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Éphiphanie :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ton Fils unique qui partage éternellement ta propre gloire s’est manifesté à nos yeux dans un vrai corps pris de notre chair. Par lui, notre Rédempteur et notre Sauveur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Présentation du Seigneur :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge Marie, te présenta dans le Temple son enfant nouveau-né, ton Fils unique, notre Seigneur. Par lui, lumière née de ta lumière, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Annonciation :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où, par l’Esprit Saint, la Vierge Marie a conçu ton Fils éternel. Par lui, qui est devenu notre Sauveur, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de Pâques (du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus) :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi, et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où ressuscita selon la chair notre Seigneur Jésus Christ. Par lui, que tu as élevé à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Ascension :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint où notre Seigneur, ton Fils unique, ayant pris notre nature avec sa faiblesse, la fit entrer dans la gloire, près de toi. Par lui, qui siège désormais à ta droite, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Pentecôte :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour très saint de la Pentecôte, où l’Esprit Saint s’est manifesté aux Apôtres par d’innombrables langues de feu. Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité de saint Jean Baptiste :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de saint Jean, le Précurseur, qui a préparé le chemin au Sauveur des hommes, le Christ Jésus, lui qui est venu après Jean, mais qui existait avant lui ; Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de l’Assomption :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour où la Vierge, Mère de Dieu, a été élevée au ciel, dans la gloire de son fils, Jésus Christ, notre Seigneur. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à sa perfection, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Nativité de la Vierge Marie : P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour de la naissance de la Vierge Marie, que tu avais choisie depuis toujours pour être la mère de notre Rédempteur et Sauveur, Jésus Christ. Par lui, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

ou Propre de la Toussaint :
P : C’est pourquoi nous voici rassemblés devant toi et, dans la communion de toute l’Église, nous célébrons le jour consacré à la mémoire de tous les saints : ils ont suivi le Christ pendant leur vie et, à leur mort, ils ont reçu de lui la couronne de gloire. Par lui, qui est à l’origine de notre foi et qui la mène à la perfection, Dieu tout-puissant, nous te supplions de consacrer toi-même les offrandes que nous apportons :

suite :
P : Sanctifie-les par ton Esprit pour qu’elles deviennent le corps et le sang de ton Fils, Jésus Christ, notre Seigneur, qui nous a dit de célébrer ce mystère.

P : La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en te rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même à la fin du repas, il prit la coupe, en te rendant grâce il la bénit et la donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Proclamons le mystère de la foi :
A : Gloire à toi qui étais mort, gloire à toi qui es vivant, notre Sauveur et notre Dieu : Viens, Seigneur Jésus !

P : En faisant mémoire de ton Fils, de sa Passion qui nous sauve, de sa glorieuse résurrection et de son ascension dans le ciel, alors que nous attendons son dernier avènement, nous pré­sentons cette offrande vivante et sainte pour te rendre grâce. Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Église, et daigne y recon­naître celui de ton Fils qui nous a rétablis dans ton alliance ; quand nous serons nourris de son corps et de son sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ. Que l’Esprit Saint fasse de nous une éternelle offrande à ta gloire, pour que nous obtenions un jour les biens du monde à venir auprès de la Vierge Marie, la bienheureuse Mère de Dieu, avec les Apôtres, les martyrs, [saint …] et tous les saints, qui ne cessent d’intercéder pour nous. Et maintenant, nous te supplions, Seigneur : par le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, étends au monde entier le salut et la paix. Affermis la foi et la charité de ton Église au long de son chemin sur la terre : veille sur ton serviteur le pape …, et notre évêque …, l’ensemble des évêques, les prêtres, les diacres, et tout le peuple des rachetés.

ajouté du lundi de Pâques au 2e dimanche de Pâques inclus :
P : Souviens-toi de ceux que tu as fait renaître en cette fête de Pâques de l’eau et de l’Esprit Saint pour une vie nouvelle dans le Christ.

P : Écoute les prières de ta famille assemblée devant toi, et ramène à toi, Père très aimant, tous tes enfants dispersés. Pour nos frères défunts, pour les hommes qui ont quitté ce monde et dont tu connais la droiture, nous te prions : reçois-les dans ton royaume, où nous espérons être comblés de ta gloire, tous ensemble et pour l’éternité, par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

 

 

l  Prière eucharistique IV

P : Père très saint, nous proclamons que tu es grand et que tu as créé toutes choses avec sagesse et par amour : tu as fait l’homme à ton image, et tu lui as confié l’univers, afin qu’en te servant, toi son Créateur, il règne sur la création. Comme il avait perdu ton amitié en se détournant de toi, tu ne l’as pas abandonné au pouvoir de la mort. Dans ta miséricorde, tu es venu en aide à tous les hommes pour qu’ils te cherchent et puissent te trouver. Tu as multiplié les alliances avec eux, et tu les as formés, par les prophètes, dans l’espérance du salut. Tu as tellement aimé le monde, Père très saint, que tu nous as envoyé ton propre Fils, lorsque les temps furent accomplis, pour qu’il soit notre Sauveur. Conçu de l’Esprit Saint, né de la Vierge Marie, il a vécu notre condition d’homme en toute chose, excepté le péché, annonçant aux pauvres la Bonne Nou­velle du salut ; aux captifs, la délivrance ; aux affligés, la joie. Pour accomplir le dessein de ton amour, il s’est livré lui-même à la mort, et, par sa résurrection, il a détruit la mort et renou­velé la vie. Afin que notre vie ne soit plus à nous-mêmes, mais à lui qui est mort et ressuscité pour nous, il a envoyé d’auprès de toi, comme premier don fait aux croyants, l’Esprit qui pour­suit son oeuvre dans le monde et achève toute sanctification. Que ce même Esprit Saint, nous t’en prions, Seigneur, sanc­ tifie ces offrandes : qu’elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère que lui-même nous a laissé en signe de l’Alliance éternelle.

P : Quand l’heure fut venue où tu allais le glorifier, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’au bout : pendant le repas qu’il partageait avec eux, il prit le pain, il le bénit, le rompit et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. »

P : De même, il prit la coupe remplie de vin, il rendit grâce, et la donna à ses disciples en disant : « Prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

P : Il est grand, le mystère de la foi :
A : Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.

P : Voilà pourquoi, Seigneur, nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre rédemption : en rappelant la mort de Jésus Christ et sa descente au séjour des morts, en proclamant sa résurrection et son ascension à ta droite dans le ciel, en atten­dant aussi qu’il vienne dans la gloire, nous t’offrons son corps et son sang, le sacrifice qui est digne de toi et qui sauve le monde. Regarde, Seigneur, cette offrande que tu as donnée toi-même à ton Église ; accorde à tous ceux qui vont partager ce pain et boire à cette coupe d’être rassemblés par l’Esprit Saint en un seul corps, pour qu’ils soient eux-mêmes dans le Christ une vivante offrande à la louange de ta gloire. Et maintenant, Seigneur, rappelle-toi tous ceux pour qui nous offrons le sacrifice : le pape …, notre évêque … et tous les évêques, les prêtres et ceux qui les assistent, les fidèles qui présentent cette offrande, les membres de notre assemblée, le peuple qui t’appartient et tous les hommes qui te cherchent avec droiture. Souviens-toi aussi de nos frères qui sont morts dans la paix du Christ, et de tous les morts dont toi seul connais la foi. À nous qui sommes tes enfants, accorde, Père très bon, l’hé­ritage de la vie éternelle auprès de la Vierge Marie, la bien­heureuse Mère de Dieu, auprès des Apôtres et de tous les saints, dans ton royaume, où nous pourrons, avec la création tout entière enfin libérée du péché et de la mort, te glorifier par le Christ, notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.

P : Par lui, avec lui et en lui, à toi, Dieu le Père tout-puissant, dans l’unité du Saint-Esprit, tout honneur et toute gloire, pour les siècles des siècles.
A : Amen.

 

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Mardi 12 mai 2009

Topo N°3 L’ESPRIT SAINT A L’ŒUVRE DANS L’EGLISE ET DANS NOS VIES

 

I – INTRODUCTION

 

Pour vivre avec quelqu'un, il s’agit de jour en jour de mieux le connaître, de l’aimer davantage, ce quelqu'un c’est l’Esprit Saint auquel chaque chrétien devrait aspirer de toutes ses forces pour pouvoir se donner tout entier au Seigneur. Dans l’Encyclique Dominum et Vivificantem de Jean Paul II sur l’Esprit Saint on lit au N°10 : « l'Esprit Saint est l'expression personnelle d'un tel don de soi, de cet être-amour. Il est Personne-amour. Il est Personne-don. » 

     Sommes nous prêts dans l’humilité, avec nos limites et nos pauvretés, peut être nos peurs, à redire oui au Seigneur, sommes-nous prêts à nous laisser renouveler par l’Esprit Saint dans cette démarche d’abandon, cette démarche de l’effusion de l'Esprit . Comme nous le disions la fois dernière, elle ne fait pas de nous des « superchrétiens ». Au contraire elle fait de nous des pauvres de cœur, démunis de tout, mais qui comme cette pauvre veuve qui fait l’admiration de Jésus, somme prêts à donner tout ce qui fait notre vie. C’est à cette démarche tout en simplicité que nous sommes appelés.

 Faisons silence quelques secondes, accueillons le regard miséricordieux et aimant de Jésus ………………..

  Lc 10:21- A cette heure même, Jésus tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et il dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.

Alors avançons et comme disait Pierre Goursat : (p.290 le Feu et l’Espérance) «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. » 

 II – HISTORIQUE

 Le Seigneur a donc  fait UNE PROMESSE, il a pris un engagement.

Cette promesse du Seigneur, elle est toujours actuelle, le croyons-nous ?

L’Esprit Saint a sans cesse ranimé le feu de la foi dans l’Eglise quand il faiblissait, au 13ème S. à l’époque de saint François ou au 17ème S à l’époque de St Marguerite Marie. Ce fut aussi le cas au 20ème S.

 Le 1er janvier 1901 le pape Léon XIII, à la demande de Elena Guerra surnommée « l’apôtre du Saint Esprit » priait spécialement pour que l’Esprit Saint renouvelle l’Eglise et le monde.

60 ans plus tard en 1961 pour préparer le Concile Vatican II Jean XXIII avait demandé aux catholiques du monde entier de faire cette prière : «  Ô Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus… renouvelle en notre époque, comme pour une nouvelle Pentecôte, tes merveilles. »

 Pourquoi s’étonner alors des manifestations de l’Esprit Saint en notre temps alors que des millions de catholiques ont prié pour cela ?

Les 18 et 19 février 1967 des étudiants catholiques de l’université Duquesne de Pittsburgh font l’expérience d’une nouvelle Pentecôte.

   Dans le Feu et l’Espérance, on lit que Pierre Goursat (fondateur de la Communauté de l’Emmanuel) à l’hiver 1971-1972 était animé par un désir intense de rencontrer un Dieu vivant et proche. Et il va faire l’expérience d’une nouvelle Pentecôte, d’une étonnante proximité de Dieu, d’une rencontre personnelle et joyeuse avec le Christ sauveur et ressuscité, d’une venue de l’Esprit Saint dans sa vie avec une grande puissance. Dans le cadre de l’Ecole de prière animée par  le père Caffarel à Troussures, le week end des 12 et 13 février 1972, une quarantaine de personnes, dont Pierre Goursat et Martine Laffitte-Catta, se rassemblèrent autour de Xavier et Brigitte Le Pichon –Xavier est aujourd'hui professeur au Collège de France-; ils avaient fait l’expérience du Renouveau dans l’Esprit aux EU et fondé à Brest en 1970 un des premiers groupes de prière charismatique de France.

     Ils vécurent là une effusion de l’Esprit qui est l’événement fondateur de la Communauté de l’Emmanuel :«  L’effusion de l’Esprit, c’est cet engagement radical à suivre Jésus en se laissant conduire par l’Esprit Saint dans sa vie personnelle, et ce désir d’accueillir la force de ce même Esprit pour témoigner et évangéliser. » (p.51) Pierre témoigne : «  Je repars. Seul, dans le métro, je me suis mis à chanter en langues. dans le couloir du métro, qui faisait caisse sonore, ce n’était pas mal. »

 Le 19 mai 1975 recevant en audience, malgré les réticences de beaucoup de ses conseillers, 10 000 charismatiques à Saint Pierre Paul VI déclare :  «  Le Renouveau charismatique est une chance pour l’Eglise et pour le monde. L’Eglise et le monde ont besoin plus que jamais que le prodige de la Pentecôte se poursuive dans l’histoire. » Paul VI sortant dans une joie profonde de l’audience où il avait été longuement acclamé, dit à ses conseillers : «  Vous voyez bien qu’ils ne m’ont pas mangé. »  Pour le Renouveau catholique , il y eut un avant et un après Rome.

Jean Paul II n’a pas cessé d’encourager le Renouveau à s’enraciner dans l’Eglise. Le 10 novembre 2002 pour les 35 ans du Renouveau Charismatique catholique qui représentait 80 millions de catholiques dans le monde  Jean Paul II encouragea tous ceux qui s’y rattachent « à être des signes vivants de l’espérance, des phares de la Bonne Nouvelle du Christ pour les hommes et les femmes de notre temps, en témoignant de la présence au monde de l’Esprit Saint. »

  C’est dans ce grand souffle de l’Esprit Saint qu’est née la Communauté de l’Emmanuel.

 III

Dans les deux semaines qui suivent je vous propose de faire la redécouverte de certains passages des Actes

l Relisez une nouvelle fois le récit de la Pentecôte en Actes 2

 

l Actes 8 14-17 :

Pierre et Jean ont été appelés en Samarie « qui avait accueilli la Parole de Dieu » « Apprenant que la Samarie avait accueilli la parole de Dieu, les apôtres qui étaient à Jérusalem y envoyèrent Pierre et Jean. Ceux-ci descendirent donc chez les Samaritains et prièrent pour eux, afin que l'Esprit Saint leur fût donné. Car il n'était encore tombé sur aucun d'eux ; il avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus. Alors Pierre et Jean se mirent à leur imposer les mains, et ils recevaient l'Esprit Saint. »

  Trois aspects du texte sont frappants :

 On parle de deux baptêmes, le baptême dans l’eau (celui de Jean Baptiste) et le baptême dans l’Esprit (celui de Jésus).

‚ Le don du Saint esprit est obtenu par la prière des frères eux-mêmes remplis de l’Esprit Saint.

ƒ La venue de l’Esprit Saint est immédiate. 

 l Dans Actes 9 17-18, Paul devenu aveugle lors de sa rencontre avec Jésus sur le chemin de Damas, est conduit chez Ananie qui lui impose les mains et prie : « Aussitôt il lui tomba des yeux comme des écailles et il recouvra la vue. Sur le champ il fut baptisé. »

Ce baptême s’est traduit pour Paul par de nombreux dons ou charismes, par exemple il écrit en 1 Corinthiens 14 18 : « je rends grâce à Dieu de ce que je parle en langues plus que vous tous. »  

On le constate encore : l’accomplissement de la promesse de la venue de l’Esprit Saint par Jésus est immédiat.

 l Dans Actes 10 44- 48, Pierre est venue à la ville de Césarée de Philippe pour porter la Bonne Nouvelle du salut au centurion Corneille, et il commence son discours…

« Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? " Et il ordonna de les baptiser au nom de Jésus Christ. Alors ils le prièrent de rester quelques jours avec eux. » 

Quelques constats encore :

 Pour les juifs présents avec Pierre il y a clairement un rapport entre le don de l’Esprit Saint et le parler en langues.

‚ Le lecteur est interpellé par la rapidité de l’intervention de l’Esprit Saint : Pierre n’a même pas le temps de finir son discours et de commencer à prier pour Corneille et les siens.

Aujourd'hui Jésus a toujours aussi hâte de répondre à la soif de ceux qui veulent le connaître. Le croyons-nous ?  Beaucoup d’exhortations et de prophéties dans les groupes de prière insiste sur la hâte du Seigneur, son désir de répandre sur nous en abondance Son Amour et Son Esprit.

 l Dans Actes 19 1-7, à Ephèse, Paul rencontre des croyants qui n’ont reçu que le baptême de Jean : 

   « Tandis qu'Apollos était à Corinthe, Paul, après avoir traversé le haut-pays, arriva à Éphèse. Il y trouva quelques disciples et leur dit : " Avez-vous reçu l'Esprit Saint quand vous avez embrassé la foi ? " Ils lui répondirent : " Mais nous n'avons même pas entendu dire qu'il y a un Esprit Saint. " Et lui : " Quel baptême avez-vous donc reçu ? " - " Le baptême de Jean ", répondirent-ils. Paul dit alors : " Jean a baptisé d'un baptême de repentance, en disant au peuple de croire en celui qui viendrait après lui, c'est-à-dire en Jésus. "A ces mots, ils se firent baptiser au nom du Seigneur Jésus ; et quand Paul leur eut imposé les mains, l'Esprit Saint vint sur eux, et ils se mirent à parler en langues et à prophétiser. Ces hommes étaient en tout une douzaine. »

  On le voit encore là, la réponse de Jésus à la prière de demande de l’Esprit Saint est immédiate.

 è Jésus s’est donc engagé à nous revêtir de l’Esprit Saint, Il nous l’a dit :   lorsque deux ou trois se rassemblent en Mon Nom pour prier le Père, qu’ils croient qu’ils ont obtenu ce qu’ils demandent.  Nous avons tous reçu à notre Baptême et à notre Confirmation l’Esprit Saint et ses dons, demandons au Seigneur de leur redonner vigueur par notre démarche d’effusion de l'Esprit, qu’Il nous accorde les CHARISMES nécessaires à l’édification de l’Eglise.

Pour cela il nous suffit de dire OUI AU SEIGNEUR lui qui ne viole jamais les consciences. Comme un mendiant d’amour Il attend que nous ayons assez d’abandon et d’humilité pour accepter de le recevoir.  Balbutier, se reconnaître petit comme un enfant qui babille, renoncer à notre orgueil, c’est prier en langues à fin que l’Esprit Saint vienne suppléer à notre faiblesse et à notre ignorance.

AINSI

L’ESPRIT SAINT nous revêt des charismes pour le service de nos frères et sœurs en Eglise.

Mais qu’est-ce qu’un charisme ?

   Ce terme désigne d'abord, chez St Paul, tout don de grâce de la part de Dieu

(Romains 5 15-17 : « Mais il n'en va pas du don comme de la faute. Si, par la faute d'un seul, la multitude est morte, combien plus la grâce de Dieu et le don conféré par la grâce d'un seul homme, Jésus Christ, se sont-ils répandus à profusion sur la multitude. » : depuis la vie éternelle  (Romains 6 23 : « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur. ») jusqu’à la grâce du ministère (1 Timothée 4 14 : « Ne néglige pas le don spirituel qui est en toi, qui t'a été conféré par une intervention prophétique accompagnée de l'imposition des mains du collège des presbytres. ») et la guérison (1 Corinthiens 12 28-31) : « Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d'assistance, de gouvernement, les diversités de langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes. »

     ‚ Ensuite et c’est le sens plus restreint qu’on lui donne aujourd'hui, le mot charisme désigne cette « manifestation de l’Esprit Saint donnée à chacun pour l’utilité commune » (1 Corinthiens 12 7 : « A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun ». )

  Car  «la grâce a pour but de rattacher l’homme à Dieu.  Donc, il faut distinguer deux espèces de grâces : La 1ère unit l’homme lui-même à Dieu. Et la 2nde fait qu’un homme en aide un autre à se tourner vers Dieu. Cette dernière grâce s’appelle charisme et, concédée à l’homme, elle dépasse et la puissance de sa nature et ses mérites personnels. D’autre part, elle n’est pas donnée pour que celui qui la reçoit y trouve la sainteté mais pour qu’il coopère à la sainteté d’un autre. » (Saint Thomas d’Aquin).

Aussi, n’est-on pas propriétaire d’un charisme : il appartient seulement à l’Esprit Saint de nous le donner. C’est dans la prière qu’on apprend à Lui être de plus en plus soumis, obéissant à ses motions, à ses impulsions et incitations.

En outre le charisme est inférieur à la charité, il est subordonné à sa croissance :  

Voir 1 Corinthiens 12 4 –11 & 27-31 :

« Il y a, certes, diversité de dons spirituels, mais c'est le même Esprit ; diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur ; diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. A chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun. A l'un, c'est un discours de sagesse qui est donné par l'Esprit ; à tel autre un discours de science, selon le même Esprit ; à un autre la foi, dans le même Esprit ; à tel autre les dons de guérisons, dans l'unique Esprit ; à tel autre la puissance d'opérer des miracles ; à tel autre la prophétie ; à tel autre le discernement des esprits ; à un autre les diversités de langues, à tel autre le don de les interpréter. Mais tout cela, c'est l'unique et même Esprit qui l'opère, distribuant ses dons à chacun en particulier comme il l'entend. De même, en effet, que le corps est un, tout en ayant plusieurs membres, et que tous les membres du corps, en dépit de leur pluralité, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit...

Or vous êtes, vous, le corps du Christ, et membres chacun pour sa part. Et ceux que Dieu a établis dans l'Église sont premièrement les apôtres, deuxièmement les prophètes, troisièmement les docteurs... Puis il y a les miracles, puis les dons de guérisons, d'assistance, de gouvernement, les diversités de langues. Tous sont-ils apôtres ? Tous prophètes ? Tous docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes. »

    Suit alors l’Hymne à la charité dans 1 Corinthiens 13 1- 13:

« Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. La charité ne passe jamais. Les prophéties ? elles disparaîtront. Les langues ? elles se tairont. La science ? elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j'étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant. Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. A présent, je connais d'une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d'entre elles, c'est la charité. »

IV

Quels sont les fruits personnels de ce renouveau dans l’Esprit ?

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem : 59. Jean Paul II écrit : « C'est aussi dans les conditions ordinaires de la société que les chrétiens, témoins de l'authentique dignité de l'homme, par leur obéissance à l'Esprit Saint, contribuent de bien des manières au «renouvellement de la face de la terre. »

• Les fruits de l’Esprit (Catéchisme universel 1832) sont en partie énumérés dans Galates 5 22-23 : le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. 

 - Parmi les grâces apportées par l’effusion de l’Esprit, qui démontrent clairement qu’il y a un avant et un après même si le jour de son effusion de l'Esprit on n’a apparemment rien senti, citons :

La soif de la rencontre avec Jésus, ce que l’on appelle la prière personnelle : »Qu’il vienne à Moi celui qui a soif et qu’il boive » ; c’est notre réponse personnelle au cri de Jésus sur la croix : « J’ai soif ! »

Le goût pour la Parole de Dieu, reçue comme actuelle, vivante et efficace. On la prend au sérieux, on la médite et on cherche à la  mettre en pratique. « Heureux ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique » (Lc 11, 28). Nous pouvons la noter dans un carnet à Paroles et comme les juifs l’apprendre par cœur.

  La place renouvelée de la louange dans notre vie quotidienne, nous remercions le Seigneur au jour le jour dans toute notre vie quotidienne, c’est une des grâces propres de la Communauté de l’Emmanuel.

Le renouvellement dans l’amour fraternel source de notre témoignage auprès de ceux qui nous entourent c'est à dire l’évangélisation.

L’attrait grandissant pour l’Adoration : nous sommes attirés de plus en plus par le Cœur de Jésus ; l’Adoration est au cœur du message de Paray Le Monial et de la spiritualité de la Communauté de l'Emmanuel.

L’amour grandissant pour l’Eglise  car elle est le corps du Christ et c’est elle qui nous donne la vie et notamment la vie sacramentelle : l’Eucharistie alimente en nous la source qui a jailli de nouveau après notre effusion de l'Esprit ; le sacrement de la réconciliation  purifie l’eau qui jaillit  de cette source.

  CONCLUSION

 Pour nous préparer à cette démarche d’effusion de l'Esprit, nous avons un modèle, celui de la Vierge Marie, elle qui est l’épouse de l’Esprit, dont toute la vie est révélatrice de la façon d’accueillir l’Esprit Saint. C’est elle qui se présente en toute humilité comme l’humble servante du Seigneur dans son chant du Magnificat, modèle de toutes les louanges. C’est elle dont la foi n’a pas chancelé au pied de la Croix, modèle de la constance et du don de soi même : « comme elle est alors héroïque l’obéissance de la foi dont Marie fait preuve » écrivait Jean Paul II dans Redemptoris Mater, la Mère de Rédempteur. C’est elle aussi, modèle de la prière, qui dans la Chambre Haute, prie avec les Apôtres, les disciples et les saintes femmes pour appeler l’Esprit Saint avant la Pentecôte, c’est sur elle aussi que descend une langue de feu, signe de l’Esprit.

 Demandons donc au Seigneur de redonner vigueur au don de l’Esprit reçu à notre Baptême et à notre Confirmation :

Reprenons à notre compte l’invitation de saint Paul à Timothée dans 2 Timothée 1 6 -8

« C'est pourquoi je t'invite à raviver le don spirituel que Dieu a déposé en toi par l'imposition de mes mains. Car ce n'est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un Esprit de force, d'amour et de maîtrise de soi. Ne rougis donc pas du témoignage à rendre à notre Seigneur »

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Dimanche 19 avril 2009

PRIERE UNIVERSELLE & GRANDE INTERCESSION

DU 19 AVRIL 2009 : DIMANCHE DE LA MISERICORDE

 

l Jésus disait à Sr Faustine : "Je désire que durant neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma Miséricorde afin qu'elles y puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et surtout à l'heure de la mort. »

 

Pendant ce temps d’adoration vous pouvez recevoir le sacrement de la réconciliation. Le saint Curé d’Ars que toute l’Eglise va célébrer dans cette Année du prêtre qui se prépare disait :

La confession est avant tout la célébration de la miséricorde : "Dans le sacrement de pénitence, Dieu nous montre et nous fait part de sa miséricorde jusqu'à l'infini." Ce sacrement n'est pas un exercice de culpabilisation mais de vérité. Il nous engage à marcher avec le Seigneur, à reprendre résolument la route, à nous convertir. "Il est nécessaire de se confesser avec repentir", enseigne-t-il. Le repentir comprend la ferme résolution de réformer notre vie, de mettre en place "une vie active pour la gloire de Dieu", pour reprendre ses mots.

Des pénitents étaient bouleversés, ils disaient :monsieur le curé "verse des larmes comme s'il avait pleuré ses propres péchés ". Le saint Curé d’Ars avait saisi de l'intérieur le Cœur de Dieu qui est "un océan de miséricorde", ce cœur qui "transpire de tendresse".

Il a compris la laideur du péché en confessant, mais surtout en regardant la beauté de Dieu et la nôtre en Dieu.

Que ce temps d’adoration et d’intercession soit un temps de supplication mais aussi de louange pour tout ce que Dieu fait dans le monde à travers son œuvre de Miséricorde dans le cœur des hommes :

Jean Paul II écrivait : « Le Fils de Dieu, qui s'est incarné il y a deux mille ans par amour pour les hommes, accomplit son œuvre encore aujourd'hui: nous devons avoir un regard pénétrant pour la voir, et surtout nous devons avoir le cœur large pour en devenir nous-mêmes les artisans. »

 

CHANT :  Ta main me conduit

 

l A la fin de cet octave de Pâques, ce grand dimanche qui a duré 8 jours nous allons présenter le monde et chacun de nous au Cœur miséricordieux de Jésus dans une grande prière universelle d’intercession qui va ponctuer notre temps d’adoration, nous méditerons certains passages des textes que l’Eglise a proposé à notre méditation et à notre prière pendant cette octave.

 

Intention 1 : 

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,8-15.
 « Vite, les saintes femmes quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :« Je vous salue. » Elles s'approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu'ils doivent se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi l'humanité entière et particulièrement
tous les pécheurs. »

Prions pour que tous les hommes et les femmes qui ne connaissent pas Jésus, le Christ puissent eux aussi le rencontrer. Donne-nous d’être ses missionnaires, les missionnaires de sa Miséricorde pour tout homme
 

CHANT : Cœur de Jésus

 


Intention 2 :
 

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.

 

 «Jésus lui demande:«Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu?» Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

 
Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi les âmes de ceux qui rejettent Dieu »

 

Prions pour que à l’exemple de Marie-Madeleine nous annoncions Jésus ressuscité et vivant. Prions spécialement pour ceux qui nous paraissent très loin de Dieu, ceux qui critiquent l’Eglise et le Pape, pour les hommes politiques prisonniers des médias. Avec nos moyens, osons dire notre foi pour les aider à faire la rencontre de Jésus vivant. Par notre participation à l’Eucharistie et à l’adoration du Saint Sacrement soyons des missionnaires de le Miséricorde de Dieu pour les hommes politiques et les journalistes.
CHANT : Seigneur Jésus tu es présent dans ton Eucharistie

 


Intention 3 :
 

 

 Dans le Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.

 « Alors Pierre fixa les yeux sur lui, ainsi que Jean, et il lui dit :« Regarde-nous bien ! » L'homme les observait, s'attendant à recevoir quelque chose. Pierre lui dit : « Je n'ai pas d'or ni d'argent ; mais ce que j'ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. » Le prenant par la main droite, il le releva, et, à l'instant même, ses pieds et ses chevilles devinrent solides. D'un bond, il fut debout, et il marchait. Il entra avec eux dans le Temple : il marchait, bondissait, et louait Dieu. »

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi les âmes qui honorent et glorifient ma Miséricorde de manière spéciale, Ce sont ces âmes qui ont le plus vivement compati aux souffrances de ma Passion. »

Prions pour les malades, les handicapés, pour tous ceux qui souffrent dans leur esprit de la dépression, des tensions liées au chômage ou aux difficultés professionnelles ou de couples. Seigneur manifeste-leur te Miséricorde pour qu’ils retrouvent courage et espérance et puissent à nouveau louer Dieu.
CHANT : Qui regarde vers Lui resplendira

 











Intention 4 :

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,13-35.

 « Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d'aller plus loin. Mais ils s'efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous : le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux. Quand il fut à table avec eux, il prit le pain, dit la bénédiction, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Alors ils se dirent l'un à l'autre :«Notre cœur  n'était-il pas brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route et qu'il nous faisait comprendre les Écritures ?» A l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. »

 

 

Jésus dit à Sœur Faustine :« amène-moi les âmes sacerdotales et religieuses ».

 

Prions pour notre Pape Benoît XVI dont nous fêtons le 4ème anniversaire de l’élection à la charge pontificale, pour  nos évêques et nos prêtres, pour tous les consacrés afin que comblés de la Miséricorde du Seigneur ils fassent découvrir à chaque homme les Trésors de la Parole de Dieu, à fin qu’ils témoignent sans se décourager de la grandeur de l’Eucharistie où Jésus se donne avec tout Son Amour.
 

CHANT : Ta main me conduit (couplet 2)

 


Intention 5 :

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.

 « Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! » Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez. »

 

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi tous les païens et ceux qui ne me connaissent pas encore. »
  

Prions pour que la Paix grandisse dans le monde, cette Paix que le Christ veut donner à tout être humain. Soyons là où nous sommes, dans nos couples, dans nos familles, dans nos quartiers et nos milieux de travail des artisans de paix. Nous apporterons ainsi notre pierre au grand édifice de la paix dans le monde, prions pour tous nos frères chrétiens persécutés et parfois tués à cause de leur foi en Orient, en Irak, en Indes ….Que nos frères irakiens puissent restés dans la terre de leurs pères.
  

CHANT : Cœur de Jésus

 

Intention 6 : 

 

 Dans l’ Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14.

 « Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. »

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants, ce sont elles qui ressemblent le plus à mon Cœur. »

Prions pour tous ceux qui sont éprouvés dans leurs corps et dans leurs âmes par les épreuves de la vie, prions pour les hommes, les femmes et les enfants touchés par le séisme de l’Aquila en Italie. Qu’à travers la sollicitude des chrétiens ils puissent éprouver la sollicitude du Christ pour chacun de ses disciples.
 

CHANT : En Toi j’ai mis ma confiance

 

 

Intention 7 : 

 

 Dans le Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.

 

 « Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent: « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ? A vous de juger. Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. » Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé. »

 

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi toutes les âmes pieuses et fidèles, ces
 âmes m'ont consolé sur le Chemin de la Croix. »

Prions pour tous les témoins de la foi, pour tous les témoins du Christ et de Sa Miséricorde à travers le monde. Donne à ceux qui risquent leur vie pour te rendre leur témoignage, aux missionnaires, aux catéchistes et aux laïcs menacés par la violence et l’intolérance de trouver les forces nécessaires dans l’Amour de Ton Cœur, dans ta Miséricorde et dans le grand Mystère de l’Eucharistie. Donne-nous aussi d’oser témoigner de l’Evangile dans nos pays de démocratie sans craindre le « qu’en dira-t-on ? »
 

 

CHANT : Cœur de Jésus

 


Intention 8 :

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15.

 « Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. »

 

  Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi les âmes du Purgatoire »

 

Prions pour tous ceux qui par leur incrédulité n’ont pas su profiter des dons de Ton Amour et de ta Miséricorde, que notre prière leur apporte la consolation par la grâce de Ta Miséricorde.

CHANT : Qui regarde vers Lui resplendira …..

 

Intention 9 : 

 

 Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,19-31.

 

 « Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. » Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »

 

 

Jésus dit à Sœur Faustine : « amène-moi les âmes froides et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement mon Cœur. »
 

Prions pour tous ceux qui refusent de croire malgré les signes multiples de Son Amour que leur donne le Seigneur. Que ton Esprit Saint travaille en leurs cœurs afin que leurs oreilles puissent entendre et que leurs yeux puissent voir les dons de Ta Miséricorde pour eux.

CHANT : Torrent d’Amour

 

Jean Paul II écrivait : « Deux mille ans ont passé, mais les pécheurs qui ont besoin de miséricorde — et qui n'en a pas besoin? — trouvent toujours une consolation dans cet « aujourd'hui » du salut qui, sur la Croix, ouvrit les portes du Règne de Dieu au larron repenti »

 

l Nous pourrions reprendre le Livre de prières de Grégoire de Narek moine et poète arménien qui vécut au seuil du 2ème Millénaire vers 944-1010 :
      «  Dieu miséricordieux, très compatissant, ami des hommes (Sg 1,6)..., lorsque tu parles, rien n'est impossible, même ce qui paraît impossible à notre esprit : c'est toi qui donnes un fruit savoureux en échange des dures épines de cette vie...

      Seigneur Christ, lumière et donateur de la lumière, tu ne prends pas plaisir au mal, tu ne veux la perdition de personne, tu ne souhaites jamais la mort (Ez 18,32). Tu n'es pas agité par le trouble, ni assujetti à la colère ; …. tu ne varies jamais dans ta bonté. Tu ne tournes pas le dos, tu ne détournes pas la face, mais tu es totalement lumière et volonté de salut.

Quand tu veux pardonner, tu le peux ;

quand tu veux guérir, tu es puissant ;

quand tu veux vivifier, tu en es capable ;

quand tu veux accorder ta grâce, tu es généreux ;

quand tu veux rendre à la santé, tu es habile...

 

Si tu veux m'affermir, moi qui suis ébranlé, tu es rocher ;

si tu veux me donner à boire, à moi l'assoiffé, tu es source ;

si tu veux révéler ce qui est caché, tu es lumière...


Toi qui pour mon salut as combattu avec force..., tu as pris sur ton corps innocent toute la souffrance des châtiments que nous avions mérités, afin que, en devenant exemple, tu manifestes en acte la compassion et la Miséricorde que tu nous portes. »

 

 

CHANT : En Toi j’ai mis ma confiance

 

 

l         Et confions toutes ces intentions à l’intercession fidèle de la Vierge Marie :

Jean Paul II écrivait : La Vierge très sainte nous accompagne sur le chemin. Bien des fois, au cours des années passées, je l'ai présentée et je l'ai invoquée comme l'« Étoile de la nouvelle évangélisation ». Je la présente encore comme aurore lumineuse et guide sûre pour notre chemin.

 

Le Saint Curé d’Ars avait une grande vénération pour la Vierge Marie, sous le vocable de "l'Immaculée Conception", celle qu’il appelait sa "plus vieille affection". Marie est la toute pure, elle n'a jamais rien refusé à son Seigneur disait-il.

En 1858, lors de la déclaration du dogme de "l'Immaculée Conception" il déclare : "Quel bonheur ! J’ai toujours pensé qu'il manquait ce rayon à l'éclat des vérités catholiques. C’est une lacune qui ne pouvait pas demeurer dans la religion".

Marie dans sa pureté, don gratuit de Dieu, nous invite à l'espérance sans borne en la Miséricorde de Son Fils Jésus .

 

CHANT : Couronnée d’étoiles

 

Année  Saint Paul 2009 : La Miséricorde  et saint Paul

Rom 9,14-16

« Que dire alors ? Y a-t-il de l'injustice en Dieu ? Jamais de la vie ! En effet, il dit à Moïse : « Je ferai miséricorde à qui je veux, je montrerai ma tendresse à qui je veux ». Il ne s'agit donc pas de la volonté de l'homme ou de sa course acharnée, mais de la miséricorde de Dieu.

 

Rom 9,29-32

« Les dons de Dieu et son appel sont irrévocables. Jadis, en effet, vous avez désobéi à Dieu, et maintenant, à cause de la désobéissance des fils d'Israël, vous avez obtenu miséricorde ; de même eux aussi, maintenant ils ont désobéi à cause de la miséricorde que vous avez obtenue, mais c'est pour que maintenant, eux aussi, ils obtiennent miséricorde. Dieu, en effet, a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire miséricorde à tous les hommes. »

 

2Co 4,1

« C'est pourquoi nous ne perdons pas courage, puisque Dieu, dans sa miséricorde, nous a confié un si grand ministère. »

 

Ga 6,16

« Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde. »

 

Ep 2,4-5

« Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés. »

 

ITm 1,2 (2Tm 1,2)

« Je te souhaite à toi, Timothée, mon véritable enfant dans la foi, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur»

 

2Tm 1,16

« Que le Seigneur fasse miséricorde à la famille d'Onésiphore qui m'a plusieurs fois rendu courage et qui n'a pas eu honte de me savoir en prison. »

 

Tt3,5

« II nous a sauvés. Il l'a fait dans sa miséricorde, et non pas à cause d'actes méritoires que nous aurions accomplis par nous-mêmes. Par le bain du baptême, il nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint. »

 

He 4,16

« Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours. »

 

    
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Jeudi 16 avril 2009
Un nouveau site pour découvrir Paray le Monial:
http://www.sessions-paray.com

Le dealer et la bonne soeur:



Un témoignage décoiffant :

 

D’autres témoignages sur :

 

http://www.sanctuaires-paray.com/spip.php?rubrique101


Alors pourquoi n'iriez-vous pas à Paray le Monial, il n'y a que l'embarras des dates et il y en a pour tous les goûts , c'est là que la Communauté de l'Emmanuel  veut  "Répandre l’amour qui nous fait vivre "  (Benoit XVI - Messe aux Invalides, septembre 2008)


Le tract d’inscription pour les sessions de Paray Le Monial  2009 est en ligne :

http://www.sanctuaires-paray.com/IMG/pdf/sessions-internationales-paray-le-monial-2009.pdf


 

5-8 juillet : Retraite pour tous.Avec Mgr Benoît Rivière


9-14 juillet :
Session 25-35 ans. Avec le Cardinal Philippe Barbarin


14-18 juillet :
Congrès pour l'adoration. Avec Mgr Léonard et  Jean Vanier


17 juillet :
Journée de prière pour les malades


18-23 juillet :
Sessions pour les familles et pour tous. Avec Mgr Raffin et le père Bernard Peyrous


18-23 juillet :
Parcours pour les célibataires


25-30 juillet :
Sessions pour les familles et pour tous. Avec Mgr Guy Gaucher


1er-6 août :
Sessions pour les familles et pour tous. Avec Mgr Guy de Kerimel et Mgr Patrick Le Gal


8-13 août :
Forum International des jeunes. Avec le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Mgr Yves Le Saux, Mgr Dominique Rey


14-19 août :
Festival Marial International. Avec Mgr Dominique Rey


 

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Samedi 11 avril 2009

" … Il est descendu aux enfers " :

dès le milieu du IVe s, la formule fait partie des symboles de foi.



La descente aux enfers représente d'abord la dernière étape de l'abaissement du Christ, elle signifie que le Christ est pleinement mort entre le vendredi saint et Pâques. Il n'est pas encore ressuscité, il a été jusqu'au bout de l'amour. La descente aux enfers c'est le silence apparent de Dieu.

 




 

Dans la 1ère épître de Pierre (3 v 18-20 et 4 v6)

Le Christ lui-même est mort une fois pour les péchés, juste pour des injustes, afin de nous mener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été vivifié selon l'esprit. C'est en lui qu'il s'en alla même prêcher aux esprits en prison, à ceux qui jadis avaient refusé de croire lorsque se prolongeait la patience de Dieu, aux jours où Noé construisait l'Arche, dans laquelle un petit nombre, en tout huit personnes, furent sauvées à travers l'eau… C'est pour cela, en effet, que même aux morts a été annoncée la Bonne Nouvelle, afin que, jugés selon les hommes dans la chair, ils vivent selon Dieu dans l'esprit.

 

En descendant aux enfers,  selon l'épître de St Pierre, le Christ apporte la bonne nouvelle aux morts, aux esprits en prison. Le Christ  tire les morts de leur ténèbres, il les libère de la mort, il descend au Shéol pour en arracher les âmes des justes. Ainsi tous les hommes peuvent être sauvés, même ceux qui sont déjà morts, c'est le salut offert à tous

Les représentations byzantines montrent  la résurrection du Christ  comme la sortie des enfers. Les grecs l'appellent  "l'anastasis". Le Christ debout, éclatant de lumière, est entouré souvent d'une mandorle symbole de la gloire divine. Il foule a ses pieds les portes brisées des enfers au dessus d'un abîme noir. Il attire à lui d'une main Adam et de l'autre main, il entraîne Ève. Tous les deux émergent de leur cercueil.

 

Résurrection ou Descente aux enfers.
Dans la tradition orientale, l'icône de la résurrection du Christ le représente descendant aux enfers.
Le centre de la composition est la personne glorieuse du Christ, jaillissant tel l'éclair.
Ayant brisé les portes de l'enfer, le Christ les piétine et saisi le poignet d'Adam qu'il arrache vigoureusement des ténèbres de la mort.
Avec Adam, c'est toute l'humanité qui est entraînée. C'est le Christ qui a pris l'initiative de notre salut.
Encore au premier plan, sortant aussi de la tombe, Eve lève les mains couvertes par un pan de son vêtement en signe de révérence.
Derrière elle, se pressent Moïse portant les tables de la Loi, des justes et des annonciateurs de la venue du Sauveur.
A gauche, vêtus d'ornements royaux, David et Salomon sont tout prière et accueil.
On devine derrière eux d'autres rois et prophètes.
Près de David, Jean Baptiste, le Précurseur, montre le Christ des mains.
Au dessus du Christ, les anges, les mains couvertes en signe de révérence, portent la croix glorieuse et le calice ayant recueilli le précieux sang offert pour l'humanité.

Crochets, verrous, clés et chaînes rompues jonchent le trou noir des enfers dont les montagnes resserrées et hautes illustrant les hauteurs éternelles, soulignent encore davantage la profondeur.
Dans son corps spirituel, transfiguré, le Christ échappe aux lois du monde, à la pesanteur marquée de corruptibilité et de mort. Son corps paraît suspendu dans l'espace.
Premier de cordée de tout le genre humain, Il est désormais toute transparence, ouverture et communion.

 
SEIGNEUR, NOUS VOULONS JETER AU FOND DES ENFERS VAINCUS PAR TON AMOUR TOUT CE QUI ENCHAÎNE NOS VIES, T’OUVRIR TOUTES LES PORTES,

 

  VIENS BRISER TOUTES LES CHAÎNES, TOUS LES VERROUS QUI ENTRAVENT NOS VIES !

ALLELUIA !

 

 

 

 

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Samedi 11 avril 2009

Neuvaine à la Divine Miséricorde

 

C'est Jésus lui-même qui ordonna à Sr Faustine d'écrire cette Neuvaine et de la réciter avant la Fête de la Miséricorde, le 1er dimanche après Pâques. On la commence le Vendredi Saint (§ 1208).

 

Bien que cette Neuvaine obtienne des grâces particulières durant cette période, elle peut être priée à tout moment de l'année.

 

Jésus disait à Sr Faustine : "Je désire que durant neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma Miséricorde afin qu'elles y puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et surtout à l'heure de la mort. Chaque jour, tu amèneras à mon Cœur  un groupe différent de ces âmes, et tu les plongeras dans l'océan de ma Miséricorde. Moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père. Tu feras cela dans cette vie et dans l'autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma Miséricorde. Chaque jour, par ma douloureuse Passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes." (Petit Journal, § 1209)

 

Premier jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi l'humanité entière et particulièrement tous les pécheurs. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde ; ainsi, tu me consoleras de cette amère tristesse en laquelle me plonge la perte des âmes."

 

Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d'avoir compassion et de pardonner, ne regarde pas nos péchés mais la confiance que nous plaçons en ton infinie bonté. Reçois-nous tous dans la demeure de ton Coeur très compatissant et ne nous en laisse jamais sortir. Nous t'en supplions par l'amour qui t'unit au Père et au Saint-Esprit.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur l'humanité entière, et particulièrement sur les pauvres pécheurs, enfermés dans le Cœur  très compatissant de Jésus. Par sa douloureuse Passion, montre-nous ta miséricorde afin que nous glorifiions la toute puissance de ta miséricorde pour les siècles sans fin. Amen.

 

Deuxième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes sacerdotales et religieuses et immerge-les dans mon insondable Miséricorde. Ce sont elles qui m'ont donné la force d'endurer mon amère Passion. Par elles comme par des canaux, ma Miséricorde se répand sur l'humanité."

 

Très Miséricordieux Jésus, de qui provient tout bien, fais abonder ta grâce en nous afin que nous accomplissions de dignes actes de miséricorde, et que ceux qui nous voient glorifient le Père de miséricorde qui est au Ciel.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur ce groupe d'élus dans ta vigne, les âmes des prêtres et des religieux. Comble-les de la puissance de ta bénédiction. Par l'amour du Coeur de ton Fils dans lequel elles sont enfermées, accorde-leur ta force et ta lumière, afin qu'elles puissent guider les autres sur le chemin du salut et chanter d'une seule voix la gloire de ton insondable miséricorde, pour les siècles sans fin. Amen.

 

Troisième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi toutes les âmes pieuses et fidèles et immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde. Ces âmes m'ont consolé sur le Chemin de la Croix, elles furent cette goutte de consolation au milieu d'un océan d'amertume."

 

Très Miséricordieux Jésus, qui accorde à tous et avec surabondance les trésors de ta Miséricorde, reçois-nous dans la demeure de ton Cœur très compatissant et ne nous en laisse jamais sortir. Nous t'en supplions par l'inconcevable amour dont brûle si ardemment ton Cœur pour le Père céleste.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes fidèles, l'héritage de ton Fils. Par sa douloureuse Passion, accorde-leur ta bénédiction et entoure-les de ta constante protection afin qu'elles ne manquent jamais à l'amour ni ne perdent le trésor de la sainte foi ; mais, qu'avec le choeur des anges et des saints, elles glorifient ton infinie miséricorde pour les siècles sans fin. Amen.

 

Quatrième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi tous les païens et ceux qui ne me connaissent pas encore. Je pensais également à eux durant mon amère Passion, et leur zèle futur consolait mon Cœur. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde."

 

Très compatissant Jésus, tu es la lumière du monde entier. Reçois dans la demeure de ton Cœur très compatissant les âmes des païens qui ne te connaissent pas encore. Que les rayons de ta grâce les illuminent, afin qu'elles aussi glorifient avec nous les merveilles de ta Miséricorde, et ne les laisse pas sortir de la demeure très compatissante de ton Cœur.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes des païens et de ceux qui ne te connaissent pas encore, mais qui sont enfermées dans le Cœur très compatissant de Jésus. Attire-les vers la lumière de l'Evangile. Ces âmes ne connaissent pas le grand bonheur de t'aimer. Fais qu'elles aussi glorifient les largesses de ta miséricorde dans les siècles sans fin. Amen.

 

Cinquième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes des hérétiques et des apostats et immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde. Dans mon amère Passion, elles déchiraient mon Corps et mon Cœur, c'est à dire mon Eglise. Lorsqu'elles reviennent à l'unité de l'Eglise, mes plaies guérissent, et ainsi elles me soulagent dans ma Passion."

 

Très Miséricordieux Jésus, qui est la bonté même, tu ne refuses pas la lumière à ceux qui te la demandent. Reçois dans la demeure de ton Cœur très compatissant les âmes des hérétiques et des apostats. Par ta lumière, attire-les à l'unité de l'Eglise. Ne les laisse pas sortir de la demeure de ton Cœur très compatissant mais fais qu'elles aussi glorifient les largesses de ta Miséricorde.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes des hérétiques et des apostats qui, ayant persisté obstinément dans leurs erreurs, gaspillèrent tes bénédictions et abusèrent de tes grâces. Ne regarde pas leurs erreurs, mais l'amour de ton Fils et l'amère Passion qu'il endura également pour elles, puisqu'elles aussi sont enfermées dans le Cœur très compatissant de Jésus. Fais qu'elles aussi glorifient ton immense miséricorde dans les siècles sans fin. Amen.

 

Sixième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants, et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont elles qui ressemblent le plus à mon Coeur. Elles m'ont réconforté dans mon amère agonie. Je les voyais comme des anges terrestres veiller sur mes autels. Sur elles, je verse des torrents de grâces. Seule une âme humble est capable de recevoir ma grâce. En ces âmes-là, je mets ma confiance."

 

Très Miséricordieux Jésus, tu as dit toi-même : "Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ", reçois dans la demeure de ton Cœur  très compatissant toutes les âmes douces et humbles ainsi que celles des petits enfants. Ces âmes plongent dans le ravissement le Ciel entier et sont l'objet de prédilection du Père Céleste. Elles forment un bouquet de fleurs odorantes devant le trône divin et Dieu lui-même se délecte de leur parfum. Ces âmes demeurent pour toujours dans ton Cœur  très compatissant, ô Jésus, et chantent sans cesse l'hymne de l'amour et de la Miséricorde.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes douces et humbles ainsi que sur celles des petits enfants, enfermées dans la demeure du Cœur  très compatissant de Jésus. Ce sont ces âmes qui ressemblent le plus à ton Fils ; leur parfum monte de la terre et s'élève jusqu'à ton trône. Père de miséricorde et de toute bonté, je t'implore, par l'amour et la prédilection que tu as pour ces âmes, de bénir le monde entier afin que toutes les âmes puissent chanter ensemble la gloire de ta miséricorde pour l'éternité. Amen.

 

Septième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes qui honorent et glorifient ma Miséricorde de manière spéciale et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont ces âmes qui ont le plus vivement compati aux souffrances de ma Passion et qui ont pénétré le plus profondément en mon âme. Ces âmes brilleront d'un éclat particulier dans l'autre vie ; aucune d'elles n'ira dans le feu de l'enfer. Je défendrai chacune d'elles en particulier à l'heure de la mort."

 

Très Miséricordieux Jésus, dont le Cœur  est l'amour même, reçois dans la demeure de ton Cœur  très compatissant les âmes qui honorent et glorifient particulièrement la grandeur de ta Miséricorde. Ces âmes sont puissantes de la force même de Dieu. Au milieu de tous les tourments et adversités, elles avancent, confiantes en ta Miséricorde. Ces âmes sont unies à Jésus et portent l'humanité entière sur leurs épaules. Ces âmes ne seront pas jugées sévèrement, mais ta Miséricorde les entourera au moment de la dernière agonie.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes qui glorifient et honorent ton plus grand attribut : ton infinie miséricorde. Enfermées dans le Cœur de Jésus, ces âmes sont un vivant Evangile. Leurs mains sont pleines d'actes de miséricorde et leur âme, débordante de joie, chante pour toi l'hymne de la miséricorde, ô Très Haut ! Je t'en supplie, mon Dieu, montre-leur ta miséricorde selon l'espérance et la confiance qu'elles ont placées en toi. Que s'accomplisse en elles la promesse que Jésus leur a faite : "Les âmes qui vénéreront ma Miséricorde, je les défendrai moi-même durant leur vie et spécialement à l'heure de la mort, comme ma propre gloire".

 

Huitième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes de ceux qui sont dans la prison du Purgatoire et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Que les flots de mon Sang rafraîchissent leurs brûlures ! Toutes ces âmes me sont très chères. Elles s'acquittent envers ma Justice. Il est en ton pouvoir de leur apporter quelque soulagement. Puise dans le trésor de mon Eglise toutes les indulgences, et offre-les en leur nom... Oh ! si seulement tu connaissais leur supplice, tu offrirais constamment pour elles l'aumône de tes prières, et tu paierais leurs dettes à ma justice."

 

Très Miséricordieux Jésus, toi-même a dit vouloir la Miséricorde. J'amène alors à la demeure de ton Cœur très compatissant les âmes du Purgatoire qui te sont très chères mais qui doivent pourtant s'acquitter envers ta justice. Que les flots de Sang et d'Eau jaillis de ton Cœur éteignent les flammes du Purgatoire afin que, là aussi, soit glorifiée la puissance de ta Miséricorde.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes qui souffrent au Purgatoire et qui sont enfermées dans le Cœur très compatissant de Jésus. Je t'implore, par la douloureuse Passion de ton Fils Jésus et par toute l'amertume dont son âme si sacrée fut inondée, montre ta miséricorde aux âmes qui se sont soumises au regard de ta justice. Ne les regarde pas autrement qu'à travers les plaies de Jésus, ton Fils bien-aimé, car nous croyons fermement que ta bonté et ta compassion sont sans mesure. Amen.

 

Neuvième jour

 

"Aujourd'hui, amène-moi les âmes froides et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement mon Cœur. Ce son ces âmes froides qui, au Jardin des Oliviers, m'inspirèrent la plus grande aversion. C'est à cause d'elles que je me suis écrié : "Père, éloigne de moi ce calice, si telle est ta volonté." Pour elles, l'ultime planche de salut est de recourir à ma Miséricorde."

 

Très compatissant Jésus, qui es la bonté même, accueille dans la demeure de ton Cœur très compatissant les âmes froides. Dans ce feu de ton pur amour, puissent ces âmes glacées comme des cadavres qui t'emplissent d'un si profond dégoût, s'enflammer à nouveau, ô très compatissant Jésus, use de la toute puissance de ta Miséricorde et attire-les dans le brasier de ton amour. Accorde-leur le don du Saint Amour car rien n'est au-delà de ton pouvoir.

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Père Eternel, pose ton regard de miséricorde sur les âmes froides qui sont cependant enfermées dans le Cœur très compatissant de Jésus. Père de miséricorde, je t'en supplie : par l'amère Passion de ton Fils et par son agonie de trois heures sur la Croix, permets qu'elles aussi célèbrent l'abîme de ta miséricorde. Amen.

 

 

 

Chapelet de la Divine Miséricorde

 

Ce chapelet se récite sur un chapelet normal (§ 810)

Au début :

Notre Père... Je vous salue Marie... Je crois en Dieu...

 

Sur les gros grains du NOTRE PERE :

- Père Eternel, je t'offre le Corps et le Sang, l'Ame et la Divinité de ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ,

- En réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

 

Sur les petits grains du JE VOUS SALUE MARIE :

- Par sa douloureuse Passion,

- Sois miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

 

A la fin du chapelet, on dit trois fois :

- Dieu Saint, Saint Fort, Saint Immortel,

- Prends pitié de nous et du monde entier.

 

Puis on ajoute trois fois :

- Jésus, j'ai confiance en toi.

 

Jésus a dit à Sr Faustine : "Ma fille, aide-moi à sauver les âmes. Tu iras chez un pécheur mourant et tu réciteras ce petit chapelet. Ainsi tu lui obtiendras la confiance en ma Miséricorde, car il est déjà au désespoir." (§ 1797)

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Dimanche de la Miséricorde

 

 Jésus a dit à Sr Faustine : " Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour, les entrailles de ma Miséricorde sont grandes ouvertes. Je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma Miséricorde. Toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses péchés et la remise de leurs peines. En ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles se répandent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, ses péchés seraient-ils comme l'écarlate ! " (§ 699) " Ecris, ma fille, que la Fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier. " (§ 1517)

 

Jésus désire que cette fête soit célébrée le premier dimanche après Pâques. Notons la promesse de Jésus sur le Sacrement de la Confession et la Communion reçus ce jour-là : le pardon total de nos péchés et la remise de leurs peines nous sont accordés ! (§ 1109) Il s'agit là d'une indulgence plénière, comme celle reçue au baptême.

 

Le Sacrement de la Confession

 

" Ma fille, quand tu t'approches de la Sainte Confession, de cette source de ma Miséricorde, le Sang et l'Eau qui sont sortis de mon Cœur se déversent sur ton âme et l'ennoblissent. Chaque fois que tu te confesses, plonge-toi tout entière dans ma Miséricorde avec grande confiance, pour que je puisse répandre en ton âme toutes les largesses de ma grâce. Quand tu vas te confesser, sache que c'est moi-même qui t'attends dans le confessionnal. Je ne fais que me cacher derrière le prêtre, mais c'est moi seul qui agis dans l'âme. Ici, la misère de l'âme rencontre le Dieu de Miséricorde. Dis aux âmes qu'à cette source de Miséricorde elles ne puisent qu'avec le vase de la confiance. Lorsque leur confiance est grande, il n'y a pas de borne à mes largesses. Les torrents de ma grâce inondent les âmes humbles. Les orgueilleux seront toujours dans la misère et la pauvreté car ma grâce se détourne d'eux pour aller vers les âmes humbles. " (§ 1602)

 

" Dis aux âmes qu'elles doivent chercher la consolation au tribunal de la Miséricorde. Là, les plus grands miracles se renouvellent sans cesse... Il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère, et le miracle de la Divine Miséricorde se manifestera dans toute sa plénitude. Même si cette âme était comme un cadavre en décomposition et même si, humainement parlant, il n'y avait plus aucun espoir de retour à la vie et que tout semblait perdu, il n'en est pas ainsi pour Dieu : le miracle de la Divine Miséricorde rendra la vie à cette âme dans toute sa plénitude. Oh ! malheureux qui ne profitez pas maintenant de ce miracle de la Divine Miséricorde, en vain vous appellerez, il sera déjà trop tard ! " (§ 1448)

 

La Sainte Communion

 

Je désire m'unir aux âmes humaines, mon délice est de m'unir aux âmes. Sache-le, ma fille, lorsque je viens dans un cœur humain dans la sainte communion, j'ai les mains pleine de toutes sortes de grâces, et je désire les donner aux âmes. Mais les âmes ne font même pas attention à moi, elles me laissent seul et s'occupent d'autre chose. Oh, comme cela m'attriste que les âmes ne comprennent pas mon amour ! " (§ 1385)

 

" Combien il m'est douloureux que les âmes s'unissent si peu à moi dans la sainte communion ! J'attends les âmes mais elles sont indifférentes envers moi. Je les aime si sincèrement et avec tant de tendresse, et elles se défient de moi ! Je veux les combler de grâces et elles ne veulent pas les accepter. Elles me traitent comme une chose morte alors que mon Cœur est rempli d'amour et de miséricorde. "

 

" Ecris pour les âmes religieuses que mon délice est de venir dans leur cœur  par la Sainte Communion. " (§ 1683)

 

" Regarde, j'ai quitté mon trône céleste pour m'unir à toi. Ce que tu vois, c'est à peine un pan du voile qui s'est soulevé et déjà ton âme défaille d'amour. Mais lorsque tu me verras dans toute ma gloire, quel saisissement pour ton cœur  ! Laisse-moi te dire que la vie éternelle doit commencer ici sur la terre par la sainte communion. Chaque communion te rendra davantage capable de t'unir à Dieu pour toute l'éternité. " (§ 1810)

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Samedi 11 avril 2009

À la lumière du mystère pascal, le courage de la vérité :

Le lundi 6 avril 2009, Mgr Dominique Rey a présidé la messe chrismale en la cathédrale Notre-Dame de la Seds à Toulon. Plus de 200 prêtres et diacres étaient présents entourés de très nombreux fidèles, religieux et religieuses. Rentrant de l’Assemblée plénière des évêques de France qui vient de se tenir à Lourdes pour sa session de printemps, Mgr Rey a prononcé une homélie très en lien avec l’actualité de l’Église. Fait rare, l’homélie s’est achevée par un tonnerre d’applaudissements.

 


EDITORIAL :
Hier c’était Chantal Sébire ou Vincent Humbert pour l’euthanasie. Aujourd’hui, c’est la petite brésilienne de 9 ans, à propos de l’avortement...

 

La vague émotionnelle

La stratégie est toujours la même. En mettant en scène médiatique des situations abominables d’atrocité, on surfe sur la vague émotionnelle pour justifier la transgression de l’interdit symbolique qui fonde notre humanité : le respect imprescriptible de la vie, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

Le prêt à penser est sans appel : puisque la presse, la TV, la radio ou internet le disent, c’est « la » vérité, et la petite voix de notre conscience est vite étouffée dans ce tintamarre qui ne supporte pas ni la discordance, ni la dissidence. En creusant un peu plus la réalité des faits, on s’aperçoit, telle la brume matinale qui s’évapore avec le temps pour dégager le relief des choses, que la chape de plomb médiatico-émotionnelle recouvrait une situation autrement plus complexe qu’on le prétendait, et des faits troublants sur lesquels on avait oublié de gloser. On instrumentalise la cruauté d’un cas d’école, en utilisant la violence des images et des slogans, afin de légitimer une autre violence, plus insidieuse et plus corrosive, celle qui porte atteinte à la dignité de l’homme dont la vie est sacrée, d’un bout à l’autre. Oui le scenario des "violences compassionnelles" est bien rodé. La récupération puis la promotion des tragédies personnelles produit une anesthésie générale des consciences notamment en vue des changements législatifs qui portent atteinte à la Vie !

Le don de la Vie

En ces heures où nous méditons sur le mystère pascal, le chrétien est appelé à un examen de conscience. Les deux grandes fêtes liturgiques qui organisent le calendrier chrétien et soulignent l’architecture profonde de la foi de l’Eglise, ne sont-elles pas Noël et Pâques ? D’un côté, l’Incarnation : l’enfantement de Dieu en notre histoire et qui débute dans le sein d’une vierge. De l’autre, la Rédemption de l’humanité : elle s’accomplit dans le geste sacrificiel d’une liberté qui se fait amour.

Depuis sa fondation, l’Eglise n’existe qu’à cause de ces deux faits historiques. Dans la patience des jours, et à travers les épreuves, elle ne cesse de méditer, de ruminer et d’approfondir ces événements considérables, tant ils dépassent notre entendement et notre sagesse. Tous les Evangiles nous les relatent avec sobriété, réalisme, humilité et sans polémique. A l’Annonciation ou sur le Golgotha, l’émotion suggérée est pleine de réserve, au service de la vérité d’un amour offert. Ces deux événements désignent le don de la Vie. Vie qui est reçue dans les entrailles de Marie. Vie qui est donnée au sommet de la Croix. Telle est la respiration de Dieu : accueillir et offrir. Telle est notre vocation filiale.

 Editorial de monseigneur REY - Eglise de Fréjus-Toulon n° 128 - mars 2009- Publié le lundi 30 mars 2009 ,

Le lundi 6 avril 2009, Mgr Dominique Rey a présidé la messe chrismale en la cathédrale Notre-Dame de la Seds à Toulon:

LA TEMPÊTE MEDIATIQUE que l’Église a traversée depuis quelques semaines, nous invite à faire une relecture spirituelle et ecclésiale de ces événements, à la lumière du mystère pascal que nous allons célébrer tout au cours de cette semaine.

 

J’ai reçu beaucoup de courriers. Les uns exaspérés, scandalisés, vindicatifs…devant l’attitude du Pape, ou de tel évêque, bien sûr sans que l’accusateur ait pris le soin de remonter à la source de l’information pour rechercher l’exactitude du propos et la vérité des faits, otage qu’il était de la vague émotionnelle ou des slogans… D’autres manifestaient leur soutien indéfectible au St Père, en sachant qu’à travers sa personne, on s’en prenait à l’Église tout entière puisque le successeur de Pierre est le garant de sa communion et de son Magistère.

Sans doute, ceux-là percevaient-ils, qu’au-delà des maladresses réelles de communication interne et externe, la bourrasque relevait d’autres enjeux, sur le fond et sur la forme.


D’abord sur le fond

L’indignation médiatique s’est imposée à propos des questions éthiques : aujourd’hui, c’est la question de l’avortement, l’utilisation du préservatif. Hier, c’était la question de l’euthanasie ou du statut de l’embryon, demain, ce sera le mariage homosexuel et l’homo-parentalité.
On baptise facilement l’évolution des mœurs du nom de « progrès », et le législateur est convoqué à la cérémonie du baptême pour enregistrer officiellement l’adoption des nouveaux modes de vie.
À la remorque des groupes de pression, au départ très minoritaires, et par électoralisme, le politique sanctionne la « dérive morale des continents » comme inéluctables. Elle se contente d’enregistrer l’évolution des mœurs…
Lorsqu’il s’agit de l’avenir de la planète, de la disparition de la faune et de la flore, des gaz à effet de serre, le Grenelle de l’environnement adopte prudemment des mesures disciplinaires et contraignantes. En ce qui concerne l’éthique et la vie humaine, les repères font défaut. La reconnaissance par la loi des situations particulières prend le pas sur toute approche globale qui serait portée par une anthropologie commune.

La mission prophétique de l’Église

L’Église elle, ne se détermine pas à partir des sondages et du changement du climat idéologique. Elle a pour boussole l’Évangile. Elle met le cap vers un Royaume où l’homme a été libéré par le Christ du mensonge et de l’idolâtrie. Il y a été rendu à sa dignité originelle et à sa vocation filiale. Par la voix du successeur de Pierre, qui se trouve placé à la proue du navire, l’Église désigne de loin, à travers les tempêtes et les péripéties de l’histoire, le port où Dieu nous attend.
Elle manquerait à sa mission prophétique, si sa voix se taisait par timidité, par lâcheté ou par compromission. Sa vocation, c’est la fidélité à son Epoux, le Christ, à sa présence en elle, à son enseignement, par sa parole.
Oui, l’Église ne peut que protester lorsqu’offense est faite à la vie humaine dès sa conception, dans le sein de sa mère. Elle proteste pour ces 220 000 avortements pratiqués chaque année en France, et qui tendent peu à peu à devenir un moyen contraceptif. Elle proteste en pensant à l’aveuglement de ceux qui les pratiquent, au déchirement de celles qui les subissent, et qu’elle se doit d’accompagner parce qu’elle est mère, elle aussi. L’Église prie pour ceux que l’on a empêché de vivre pour mille raisons qui ne se justifieront jamais, malgré la légalité des actes, de leur légitimité morale.

L’Église proteste encore quand elle s’inscrit en faux lorsqu’on promeut des modèles de famille qui privent l’enfant de la référence paternelle ou maternelle, indispensable à sa croissance humaine.
Face à la propagation du Sida, tout en prenant en compte les besoins de précautions, l’Église fait appel en premier lieu à la responsabilité dévolue à chacun d’inscrire la relation affective et sexuelle à l’intérieur d’un projet de vie stable et par une promesse dans la donation de soi, que Dieu vient bénir. Les actes que pose l’Église accompagnent son enseignement. En Afrique elle est la première ONG à œuvrer pour accueillir, soigner, accompagner les populations séropositives dans des dispensaires ou hôpitaux, et à rappeler dans ses écoles, avant les mesures prophylactiques à prendre, surtout à éduquer à la dignité de la sexualité, au sens de la maîtrise de soi et au respect du corps.

Un évêque camerounais de passage dans le Var, et qui venait d’accompagner le Saint Père dans son récent voyage en Afrique, était outré par les commentaires suffisants des soi-disant experts. « N’y-aurait-il pas du racisme lorsqu’on veut imposer aux Africains l’usage du préservatif comme si nous sommes jugés incapables de modifier nos modes de relations affectives ? » Et l’évêque d’ajouter : « Cette infantilisation culpabilisante est insupportable. Elle relève d’une forme de néo-colonialisme. »

Il y a peu, l’Église dénonçait — non pas l’acharnement thérapeutique — mais l’euthanasie lorsque la prétention eugénique d’une société, décide qui doit vivre et qui doit mourir.

Elle s’insurge aussi contre la manipulation de l’embryon humain, traité comme un matériau de laboratoire, du corps humain considéré comme une boîte à outils.
La protestation de l’Église touche en réalité la transgression des interdits fondamentaux qui structurent toute vie en société : le refus du meurtre, alors que l’atteinte à la vie est légalisée dès le sein de la mère ; la différentiation sexuelle homme/femme alors qu’elle est niée par la promotion de nouveaux modèles de sexualité et la confusion des genres (le culturel n’assumant plus le biologique) ; la prohibition de l’inceste qui est contournée par la revendication d’engendrer pour autrui, avec la possibilité, par exemple, de devenir mère porteuse de sa petite fille.

La dictature de la pensée unique

Un célèbre publicitaire m’avait confié : « La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. »
C’est à l’aune de cet adage que j’interprète la virulence des commentaires qui se sont exprimés vis-à-vis de Benoît XVI.
La violence insidieuse, banalisée, faite à la personne humaine en violant les interdits constitutifs de son humanité, enfante la brutalité vis-à-vis de quiconque oserait les dénoncer. Oui, Benoît XVI, dans la fidélité à l’enseignement de l’Église, a osé braver la dictature de la pensée unique ! La tolérance revendiquée si souvent…a alors fait place à l’incantation autiste, sans qu’on ait pris le temps de comprendre les faits, de croiser l’information, de relire les déclarations du pape. L’aveuglement émotionnel est devenu inquisition véhémente et lynchage, condamnant quelqu’un (le pape) de façon caricaturale pour des idées qui ne sont pas les siennes, pour des actes qu’il n’a pas commis, des propos qu’il n’a pas tenus. La curée médiatique s’est faite sous impunité garantie.

Beaucoup de chrétiens n’ont pu que se sentir blessés par de tels outrages, par le cynisme de certains représentants de la nation qui complaisamment, ont sali l’image du Saint-Père.

Je souhaite qu’au cours de cette semaine sainte, nous puissions particulièrement prier à son intention dans toutes nos communautés chrétiennes, et plus particulièrement le Vendredi Saint. Nous le ferons ici dans le centre ville de Toulon, par une procession publique et solennelle. Le Chemin de Croix partira à 12h de l’église St-Louis jusqu’à la cathédrale. Venez nombreux !

En ce temps liturgique, comment ne pas associer, sans spiritualiser à l’excès, ces vociférations médiatiques aux cris de la foule en furie qui s’en prenait au Christ sur la route du Golgotha ? A un moment ou à un autre de notre itinéraire spirituel, ou de la marche de l’Église, notre route croise, comme Simon de Cyrène, Celui qui est chargé d’une croix trop lourde à porter. L’Évangile n’est pas plus facile à vivre ni à proclamer aujourd’hui qu’il y a quelques siècles.

Avoir le courage de la vérité

Et pourtant, en son temps, Jésus fut maître en communication. Le Verbe de Dieu savait parfaitement user de la parole humaine. Les évangiles sont une leçon de rhétorique. Néanmoins, Luc note soigneusement que la première prédication à Nazareth se conclut par un échec évident. Je le cite : « Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville pour le précipiter en bas. »

La semaine passée, l’évangile de Jean rapportait qu’après avoir annoncé aux siens son unité avec le Père, les auditeurs « à nouveau, ramassèrent des pierres pour le lapider ».


« Le langage de la Croix est folie pour ceux qui se perdent. Mais pour ceux qui sont en train d’être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu », dira l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe (1 Cor, 18 sq).
Cette sainte Croix que nous allons baiser de nos lèvres, dans quelques jours, nous convoque à la suite du Christ qui l’a embrassée, à avoir le courage de la vérité. Le courage de la proclamer. Le courage de l’enseigner, à temps et à contretemps. C’est ce qu’on attend du prêtre dans la responsabilité pastorale que l’évêque lui confie. C’est ce qu’on attend du fidèle laïc en raison de l’engagement baptismal au cœur du monde.
Mais cette parole n’est audible et crédible que si nos propres vies font la preuve de sa fécondité.
Les soubresauts médiatiques de ces derniers jours nous invitent à ne pas nous dérober à la responsabilité prophétique que l’Église doit assumer face aux défis anthropologiques et éthiques des temps à venir. Nos silences seraient complices des dérives possibles.

Cette responsabilité est en premier lieu éthique. Face à la crise économique et financière sans précédent et à l’émergence des nouvelles pauvretés et des clivages grandissants entre riches et pauvres qu’elle provoque, face au chômage et à l’endettement de beaucoup, face aux menaces écologiques et environnementales qui pèsent sur la planète…, les appels répétés à une « moralisation » de la vie publique, dans la gestion des ressources naturelles et financières, et dans le management des décideurs et des institutions, rejoignent les protestations de l’Église en faveur d’une « écologie de l’homme » (Benoît XVI), en faveur d’une éthique de la vie humaine, pour en décliner la grammaire et la syntaxe.
Sauver la planète : oui.
Sauver l’économie : oui.
Mais d’abord sauver l’homme de lui-même. Le sauver de la tentation de Babel. Dans un monde globalisé, de plus en plus interconnecté et interactif, il s’agit de préserver son unicité, sa singularité, sa liberté intérieure, sauver sa raison. Bref, honorer son humanité.
Cette indignation que l’Église, comme autorité morale, porte seule, n’est pas un retour en arrière. Malgré les accusations de ses contradicteurs, elle ne vire pas au conservatisme en marchant à rebours de l’histoire. Bien au contraire, elle énonce audacieusement les conditions d’un avenir possible. Elle confesse une espérance en faisant mémoire de son origine. Elle porte à notre monde l’exigence que son futur soit aussi une promesse. Elle conteste ses leurres. Parce qu’elle est uniquement attachée au Christ, qui lui confie ses paroles de salut, l’Église est libre de tout autre intérêt ou calcul. Et cette liberté la situe en posture critique, décalée et dissidente par rapport au conformisme qui fait le lit du totalitarisme.

Deuxième responsabilité de l’Église : la communion

Le pape l’a magnifiquement signifiée aux évêques du monde entier par la lettre qui fait suite et explique la levée de l’excommunication des évêques lefebvristes.
L’Église, sacrement universel du salut, doit fournir le signe de cette communion de l’intérieur d’elle-même, et dans la relecture lucide de sa propre histoire. Cette communion est la tâche quotidienne du pasteur. Sa joie et sa souffrance. Il l’exerce au prix de sa vie et de sa prière. Chaque eucharistie nous rappelle que cette communion ne relève pas d’abord d’un art de la médiation sociale ou de l’arbitrage affectif, mais qu’elle se noue au pied de la Croix, dans l’engagement sacerdotal à suivre le Maître jusqu’au bout, dans l’exercice de la miséricorde.
C’est ce que le Pape a redit avec tellement de justesse dans son dernier courrier. Par un curieux retournement de l’histoire, un nouvel intégrisme pointe le nez lorsqu’on refuse que l’Église tende la main à ceux qui se sont éloignés, en les enfermant dans leur étiquette et dans leur passé. Benoît XVI a été explicite : « Pouvons-nous les exclure, comme représentant un groupe social marginal, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? » Ni le négationnisme affiché par Mgr Williamson, ni le pharisianisme de ceux qui s’arrogent le monopole de l’interprétation de Vatican II, ne parviendront à altérer cette communion ecclésiale qui s’enracine dans la vie trinitaire, se déploie en premier lieu dans la famille, et puis s’incarne dans chaque communauté chrétienne.

Chers Frères dans le sacerdoce, dans cette crise aux multiples visages que traverse notre société, l’Église nous convoque à être promoteur de cette communion. Face à la poussée des individualismes, de l’anonymat et du protectionnisme, la diaconie du Christ et de l’Église (que nous célébrons cette année dans notre diocèse) fait de nous des serviteurs, humbles et joyeux, d’une fraternité nouvelle, où l’on découvre peu à peu que le vrai bonheur c’est faire celui des autres, pour devenir ainsi « une oasis d’espérance pour notre prochain » (Benoît XVI).


+ Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon

http://www.diocese-frejus-toulon.com/Le-courage-de-la-verite.html

 

 

 

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Jeudi 9 avril 2009

Eglise de Minihy Tréguier

Venez, Voyez et Priez avec nous !


Programme

  • 15h30 : Accueil et chants
  • 15h45 : Enseignement par Mme Jeannine Lefèvre
  • 16h30 : Chapelet de la Miséricorde
  • 17h  : Adoration et Prière Universelle (Marie-Claire et Daniel Giacobi)
  • 18h : Messe dominicale

Pendant la journée, il sera possible de rencontrer un prêtre pour la confession

 

Le dimanche de la Miséricorde Divine

Cette fête a été demandée par Jésus qui est apparu à sainte Faustine au début du XXe siècle.

« Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s’approcheront de la source de ma miséricorde… La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu’il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde. » (Petit Journal de sainte Faustine, n° 299)

« Il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l’Église, prendra le nom de Dimanche de la Miséricorde Divine ».

C’est en ces termes que le pape Jean-Paul II transmettait le message de la Miséricorde, le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sœur Faustine, première canonisée de l’année jubilaire, première canonisée du troisième millénaire

http://www.cpsainttugdual.cef.fr/Dimanche-de-la-Misericorde

 

 

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