Samedi 27 juin 2009

Parole de Dieu : Isaïe 55  v 1 – 3   « Ah! vous tous qui avez soif, venez vers l'eau, même si vous n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez; venez, achetez sans argent, sans payer, du vin et du lait. Pourquoi dépenser de l'argent pour autre chose que du pain, et ce que vous avez gagné, pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez, écoutez-moi et mangez ce qui est bon; vous vous délecterez de mets succulents. Prêtez l'oreille et venez vers moi, écoutez et vous vivrez. Je conclurai avec vous une alliance éternelle, réalisant les faveurs promises à David. »

       

è Nous sommes appelés à puiser au Coeur de Jésus.

 

Prophétie : Mon enfant, mon tout petit, pourquoi es-tu venu ce soir ? Crois-tu que tu es mon unique ? Crois-tu que Je suis là pour toi, que Je suis avec toi chaque jour et Je te le demande : Que veux-tu que Je fasse pour toi ? oui que veux-tu que Je fasse pour toi ? Et crois-tu vraiment que Je peux le faire ?

 

Intentions : Prions pour les vacances de chacun – notamment le voyage au Bénin de MC et YC -, pour que malgré les activités multiples et diverses,  les loisirs, nous sachions garder du temps pour le Seigneur. 

 


Prochaine réunion  à  Perros le mardi 9 septembre 2009.

Bonnes vacances à tous.

 




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Jeudi 25 juin 2009

A partir du 25 juin 1981, 6 enfants disent avoir des apparitions quotidiennes de la Vierge Marie, qui se présente comme la « Reine de la Paix » à Medjugorje (Bosnie).
Les messages initiaux surprennent : « Faites la paix, réconciliez-vous ». A quoi bon puisque la paix règne depuis 1945 ? Mais 10 ans jour pour jour après le début des apparitions, une terrible guerre civile éclate dans les Balkans. Le village, cible des assaillants, sera étonnamment protégé au cours des affrontements.
Avant puis après la guerre, les pèlerins se comptent par millions et ils continuent toujours à venir pour prier, se confesser et se mettre à l'écoute de la Vierge.

De nombreux prêtres et évêques témoignent de grâces et de fruits importants provenant de Medjugorje qui est devenu incontestablement un des tout premiers lieux de conversion au monde. De très nombreuses vocations sacerdotales et religieuses sont nées aussi sur place.

L'Eglise locale reste cependant prudente et ne reconnaît pas le caractère surnaturel des apparitions, qui ont aussi de nombreux détracteurs, à cause notamment du très grand nombre de messages attribués à la Sainte Vierge et du faible contenu doctrinal qu'ils proposent souvent. Cependant si une Mère veut conduire ses enfants, ne doit-elle pas sans cesse rappeler les choses les plus simples ?

Aujourd'hui si les pèlerinages officiels ne sont toujours pas autorisés, Rome a redit que les pèlerinages « privés » ne posent pas de problèmes en rappelant que les prêtres sont invités à les accompagner pour jouer leur rôle de pasteur et aider les fidèles au discernement.

 

Pour en savoir plus : émission « Vicka : "Je vois la Vierge tous les jours" »

http://www.ktotv.com/archivesmag.php3

 

L'examen scientifique des extases des voyants de Medjugorje

 

Comment juger de l'objectivité d'une vision que seul le « voyant » atteste ? A Lourdes, le docteur Dozous mit les doigts de Bernadette au contact de la flamme de son cierge, la laissant sans réaction ; à Soufanieh (Damas) de même un chirurgien souleva un ongle de Myrna jusqu'au sang ! On a aussi piqué ou perturbé les voyants parfois, mais on a pu faire beaucoup à Medjugorje grâce aux électro-encéphalogrammes (EEG) et électro-oculogrammes réalisées en 1984 par des équipes françaises (Pr Joyeux) et italiennes (Arpa).

Les EEG mesurés par des électrodes placées sur le scalp identifient les courants produits en permanence par le système nerveux : à l'état de veille, on distingue deux ordres de fréquences : le rythme bêta, de 14 à 45 Hz (hertz), d'assez faible amplitude, qui occupe les régions frontales et moyennes des deux hémisphères cérébraux, lors de la réflexion, du calcul, d'une activité ; et le rythme alpha, de 8 à 13 Hz, de plus grande amplitude, avec un aspect souvent en fuseaux, qui est surtout recueilli dans les régions postérieures : il apparaît surtout les yeux fermés, au repos, voire en relaxation ou en méditation ; il disparaît ou est atténué les yeux ouverts, par l'attention, surtout visuelle, et par l'effort mental. Les rythmes de sommeil sont tout à fait reconnaissables, ainsi que les aspects pathologiques (syndrome confusionnel, épilepsie, lésion cérébrale, encéphalites, états de coma).

Mais à Medjugorje, les EEG pratiquées sur Maria, Ivanka et Ivan révèlent un fait particulier mais non pathologique. Les jeunes se voient enregistrer une prépondérance de rythme alpha pendant l'extase avec extension dans les régions antérieures frontales, alors qu'ils gardent les yeux ouverts, leur attention étant captée par l'apparition comme le suggère la fixité de leur regard. Cet état impossible à simuler, ressemble à une profonde méditation dans laquelle ils entrent et dont ils sortent subitement, sans phase de transition. Leur cerveau, tout en étant éveillé - mais « relaxé » -, ne semble pas disponible durant la seule extase à la perception habituelle de l'environnement. Les électro-oculogrammes réalisés sur les mêmes voyants concluent aussi à des résultats très étonnants : les électrodes placées près du bord des yeux permettent de suivre les mouvements (volontaires ou non) des globes oculaires. L'étude fut effectuée chez deux jeunes en simultané (Maria et Ivan). Les différentes saccades habituelles à l'état de veille (même quand on décide de fixer son attention) s'arrêtent quasi simultanément en début d'extase. Elles reprennent dès la fin de celle ci. Ce résultat souligne une fixation du regard plus puissante que la volonté propre.

La simultanéité est aussi remarquable : l'apparition débute et se termine au même moment pour tous. Les simultanéités sont remarquables. Ils s'agenouillent soudain en même temps, selon l'étude méthodique faite par Mme Joyeux, sous la direction du professeur Henri Joyeux. La synchronie tombe parfois au centième de seconde près, ce qui contribue à exclure toute possibilité d'un signal extérieur. Ils prononcent en même temps le troisième mot du Notre Père « qui êtes aux cieux », qu'ils récitent ensemble jusqu'au bout, avec la Vierge. On leur a demandé : « Pourquoi ne dites-vous pas les deux premiers mots : "Notre Père" ? - C'est la Gospa qui entonne, et nous enchaînons avec elle. »

Ainsi tout cela semble confirmer qu'une cause extérieure à eux-mêmes (et invisible pour les observateurs) déclenche ces différentes phases de l'extase, sans qu'aucune explication psychologique ou neurologique ne tienne. Cette étude à Medjugorje est remarquable et constitue sans doute une première médicale en matière d'extase. La neurologie s'arrête à ces constats inexplicables.

 

D'après le Dictionnaire des Apparitions, P. Laurentin, Patrick Sbalchiero - Fayard 2007

 

http://www.mariedenazareth.com:80/7074.0.html?&L=0

 

En 1986, on fit poser à la Vierge Elle-même par les jeunes voyants, la question sur la reconnaissance des apparitions et Celle-ci répondit : "Il faut suivre l'autorité de l'Eglise, bien sûr. Cependant, avant qu'elle se prononce, IL FAUT AVANCER SPIRITUELLEMENT, car elle ne pourra se prononcer dans le vide, mais dans une confirmation qui suppose la croissance de l'enfant. En premier, vient la naissance, suivie du baptême, puis de la confirmation. L'EGLISE VIENDRA CONFIRMER CE QUI EST NE DE DIEU. Nous devons marcher et avancer dans la vie spirituelle, inspirés par ces messages"

(Cyrille Auboyneau, Paroles du Ciel, p.111).


 

Message du 2 juin 2009 à Mirjana Soldo

« Chers enfants, mon amour recherche votre amour entier et inconditionnel, celui qui ne vous laissera pas inchangé mais qui vous transformera et vous enseignera la confiance en mon Fils. Mes enfants, avec mon amour, je vous protège et fais de vous de vrais témoins de la bonté de mon Fils .Par conséquent , mes enfants, n’ayez pas peur de témoigner de l’amour au nom de mon Fils. Je vous remercie. »




La Position actuelle de l'Eglise sur Medjugorje :

La position actuelle de Rome sur Medjugorje est officiellement précisée par la réponse en date du 26 mai 1998 . Pour en souligner l'importance, elle a été insérée dans les Acta S.Sedis. Elle précise : de la Congrégation pour la doctrine de la foi à Mgr Gilbert Aubry

•  « Les pèlerinages qui se déroulent de manière privée sont permis à condition qu'ils ne soient pas considérés comme une authentification d'évènements en cours et qui demandent encore un examen d'Eglise. »

•  La condamnation par l'évêque de Mostar est « un avis qui lui est personnel » et n'est donc pas un jugement de l'Eglise en tant que telle.

•  Pour les faits eux-mêmes, une nouvelle commission devra sans doute est constituée.

Cardinal SCHONBORN Paris-Toussaint 2004

Quelle est la position du Magistère de l'Église par rapport à Medjugorje?

Elle est inchangée depuis les premières prises de position de la conférence épiscopale de Yougoslavie, à l'époque. La congrégation de la doctrine de la foi, dont je suis membre, a confirmé cela autant que je sache à deux reprises par des lettres du secrétaire de la congrégation.

La formule utilisée par les évêques de Yougoslavie à l'époque était "non constat de supernaturalitate" ce n'est pas affirmer que cela est surnaturel, ce n'est pas exclu ni affirmé. Non constat. Ce n'est pas une négation, ce n'est pas une affirmation de la supernaturalité.

Quelle en est la conclusion ?

Elle est double. Le magistère l'a reconfirmé par deux fois. Premièrement, il n'est pas permis de faire des pèlerinages officiels à Medjugorje. Officiel, c'est-à-dire qu'on ne peut pas faire un pèlerinage diocésain à Medjugorje, cela implique qu'il n'est pas interdit d'y aller en pèlerinage mais pas de façon officielle. Deuxièmement, il est demandé explicitement l'accom-pagnement pastoral de ceux qui se rendent à Medjugorje. Ces deux affirmations ont été encore reconfir­mées par Monseigneur Bertone. Je pense que cela est une position très claire. N'essayons pas de tirer d'un côté ou de l'autre, gardons cette sobriété du Magistère de l'Église par rapport à ce phénomène dont le jugement définitif ne sera certainement pas avant la fin des phénomènes. Car l'Église ne donnera pas un chèque en blanc sur des révélations privées éventuellement à venir.

http://www.clubmedj.com/position1.htm

 

 

l Prière de Sainte Rita :

Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux, n'oubliez pas les tristesses de la terre.
Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés
et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie.
Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui sont séparés ! Ayez pitié de l'isolement du cœur !
Ayez pitié de notre foi ! Ayez pitié des objets de notre tendresse !

Ayez pitié de ceux qui pleurent ! Ayez pitié de ceux qui prient ! Ayez pitié de ceux qui tremblent !
Donnez à tous l'espérance et la paix. Ainsi soit-il.

l Acte de confiance de Jean-Paul II à l'aube du III° millénaire :

« Aujourd'hui, Mère, nous voulons te confier l'avenir qui nous attend, te demandant de nous accompagner sur le chemin. A Toi, Aurore du Salut, nous confions notre marche dans le nouveau millénaire afin que sous ta conduite, tous les hommes découvrent le Christ, Lumière du monde et unique Sauveur. »  ( en présence de 1.500 évêques, à Rome le 8 octobre 2000.)

l Prière pour la vie de Jean-Paul II :

« O Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d'une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une pitié fallacieuse. » ( Evangelium Vitae 105 )

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Lundi 22 juin 2009

  Ouverture de l’année sacerdotale : Lettre de Benoît XVI aux prêtres

A l’occasion du 150e anniversaire de la « naissance au ciel » du curé d’Ars

Découvrir le Curé d’Ars : ses intuitions, ses sermons :

http://jesusmarie.free.fr/jean_marie_vianney_cure_d_ars.html

 

ROME, Jeudi 18 juin 2009  - Le texte intégral de la lettre que le pape Benoît XVI adresse aux prêtres à l'occasion de l'ouverture de l'année sacerdotale, vendredi 19 juin, à Saint-Pierre de Rome, lors des secondes vêpres de la solennité du Sacré-Coeur.

 

 

Chers Frères dans le sacerdoce,

En la prochaine solennité du Sacré-Cœur de Jésus, vendredi 19 juin 2009 - journée traditionnellement consacrée à la prière pour la sanctification des prêtres -, j'ai pensé ouvrir officiellement une « Année sacerdotale » à l'occasion du 150e anniversaire du « dies natalis » de Jean-Marie Vianney, le saint patron de tous les curés du monde1. Une telle année, qui veut contribuer à promouvoir un engagement de renouveau intérieur de tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique dans le monde d'aujourd'hui, se conclura en la même solennité de l'année 2010. « Le Sacerdoce, c'est l'amour du cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d'Ars2. Cette expression touchante nous permet avant tout d'évoquer avec tendresse et reconnaissance l'immense don que sont les prêtres non seulement pour l'Église, mais aussi pour l'humanité elle-même. Je pense à tous ces prêtres qui présentent aux fidèles chrétiens et au monde entier l'offrande humble et quotidienne des paroles et des gestes du Christ, s'efforçant de Lui donner leur adhésion par leurs pensées, leur volonté, leurs sentiments et le style de toute leur existence. Comment ne pas mettre en évidence leurs labeurs apostoliques, leur service inlassable et caché, leur charité ouverte à l'universel ? Et que dire de la courageuse fidélité de tant de prêtres qui, bien que confrontés à des difficultés et à des incompréhensions, restent fidèles à leur vocation : celle d'« amis du Christ », qui ont reçu de Lui un appel particulier, ont été choisis et envoyés ?

Je porte moi-même encore vivant dans mon cœur le souvenir du premier curé auprès de qui j'ai exercé mon ministère de jeune prêtre : il m'a laissé l'exemple d'un dévouement sans faille à son service pastoral, au point de trouver la mort alors qu'il allait porter le viatique à un malade grave. Me viennent encore à la mémoire les innombrables confrères que j'ai rencontrés et que je continue à rencontrer, même au cours de mes voyages pastoraux en divers pays ; tous généreusement engagés dans l'exercice quotidien de leur ministère sacerdotal. Mais l'expression utilisée par le Saint Curé évoque aussi le Cœur transpercé du Christ et la couronne d'épines qui l'entoure. Et notre pensée se tourne alors vers les innombrables situations de souffrance dans lesquelles sont plongés bien des prêtres, soit parce qu'ils participent à l'expérience humaine de la douleur dans ses multiples manifestations, soit parce qu'ils sont incompris par ceux qui bénéficient de leur ministère : comment ne pas nous souvenir de tant de prêtres bafoués dans leur dignité, empêchés d'accomplir leur mission, parfois même persécutés jusqu'au témoignage suprême du sang ?

Il existe aussi malheureusement des situations, jamais assez déplorées, où l'Église elle-même souffre de l'infidélité de certains de ses ministres. Et c'est pour le monde un motif de scandale et de refus. Ce qui, dans de tels cas peut être surtout profitable pour l'Église, ce n'est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de religieux brûlant d'amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients. A cet égard, les enseignements et les exemples de saint Jean-Marie Vianney peuvent offrir à tous un point de référence significatif : le Curé d'Ars était très humble, mais il avait conscience, comme prêtre, d'être un don immense pour son peuple : « Un bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu, c'est là le plus grand trésor que le bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la miséricorde divine »3. Il parlait du sacerdoce comme s'il ne réussissait pas à se convaincre de la grandeur du don et de la tâche confiés à une créature humaine : « Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! s'il se comprenait, il mourrait... Dieu lui obéit : il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie... »4. Et, pour expliquer à ses fidèles l'importance des sacrements, il disait : « Si nous n'avions pas le sacrement de l'Ordre, nous n'aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l'a mis là, dans le tabernacle ? Le prêtre. Qui est-ce qui a reçu notre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme pour la dernière fois dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir [à cause du péché], qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le prêtre... Après Dieu, le prêtre c'est tout... Le prêtre ne se comprendra bien que dans le ciel »5. Ces affirmations, jaillies du cœur sacerdotal du saint curé, peuvent nous sembler excessives. Elles manifestent toutefois en quelle haute considération il tenait le sacrement du sacerdoce. Il semblait submergé par le sentiment d'une responsabilité sans bornes : « Si l'on comprenait bien le prêtre sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d'amour ... Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien... C'est le prêtre qui continue l'œuvre de Rédemption, sur la terre... A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour ouvrir la porte ? Le prêtre a la clef des trésors célestes : c'est lui qui ouvre la porte ; il est l'économe du bon Dieu, l'administrateur de ses biens.... Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre : on y adorera les bêtes... Le prêtre n'est pas prêtre pour lui... il est pour vous »6.

Il était arrivé à Ars, un petit village de 230 habitants, prévenu par l'Évêque qu'il y aurait trouvé une situation religieuse précaire : « Il n'y a pas beaucoup d'amour de Dieu dans cette paroisse, vous l'y mettrez ». Il ét ait donc pleinement conscient qu'il devait y aller pour y incarner la présence du Christ, témoignant de sa tendresse salvifique : « [Mon Dieu], accordez-moi la conversion de ma paroisse ; je consens à souffrir ce que vous voulez tout le temps de ma vie ! », c'est par cette prière qu'il commença sa mission7. Le Saint Curé se consacra à la conversion de sa paroisse de toutes ses forces, donnant la première place dans ses préoccupations à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. Chers frères dans le Sacerdoce, demandons au Seigneur Jésus la grâce de pouvoir apprendre nous aussi la méthode pastorale de saint Jean-Marie Vianney ! Ce que nous devons apprendre en tout premier lieu c'est sa totale identification à son ministère. En Jésus, Personne et Mission tendent à coïncider : toute son action salvifique était et est expression de son « Moi filial » qui, de toute éternité, se tient devant le Père dans une attitude de soumission pleine d'amour à sa volonté. Dans une humble mais réelle analogie, le prêtre lui aussi doit tendre à cette identification. Il ne s'agit pas évidemment d'oublier que l'efficacité substantielle du ministère demeure indépendante de la sainteté du ministre ; mais on ne peut pas non plus ignorer l'extraordinaire fécondité produite par la rencontre entre la sainteté objective du ministère et celle, subjective, du ministre. Le Saint Curé d'Ars se livra immédiatement à cet humble et patient travail d'harmonisation entre sa vie de ministre et la sainteté du ministère qui lui était confié, allant jusqu'à décider d'« habiter » matériellement dans son église paroissiale : « A peine arrivé, il choisit l'église pour être sa demeure... Il entrait dans l'église avant l'aube et il n'en sortait qu'après l'Angelus du soir. C'est là qu'il fallait le chercher si l'on avait besoin de lui », peut-on lire dans sa première biographie8.

La pieuse exagération du dévoué hagiographe ne doit pas nous induire à négliger le fait que le Saint Curé sut aussi « habiter » activement tout le territoire de sa paroisse : il rendait visite de manière systématique à tous les malades et aux familles ; il organisait des missions populaires et des fêtes patronales ; il recueillait et administrait des dons en argent pour ses œuvres charitables et missionnaires ; il embellissait son église en la dotant d'objets sacrés ; il s'occupait des orphelines de la « Providence » (un Institut qu'il avait fondé) et de leurs éducatrices ; il s'intéressait à l'éducation des enfants ; il créait des confréries et invitait les laïcs à collaborer avec lui.

Son exemple me pousse à évoquer les espaces de collaboration que l'on doit ouvrir toujours davantage aux fidèles laïcs, avec lesquels les prêtres forment l'unique peuple sacerdotal9 et au milieu desquels, en raison du sacerdoce ministériel, ils se trouvent « pour les conduire tous à l'unité dans l'amour "s'aimant les uns les autres d'un amour fraternel, rivalisant d'égards entre eux" (Rm 12, 10) »10. Il convient de se souvenir, dans ce contexte, comment le Concile Vatican II encourageait chaleureusement les prêtres à « reconnaître sincèrement et à promouvoir la dignité des laïcs et la part propre qu'ils prennent dans la mission de l'Église... Ils doivent écouter de bon cœur les laïcs, en prenant fraternellement en considération leurs désirs, et en reconnaissant leur expérience et leur compétence dans les divers domaines de l'activité humaine, afin de pouvoir discerner avec eux les signes des temps »11.

Le Saint Curé enseignait surtout ses paroissiens par le témoignage de sa vie. A son exemple, les fidèles apprenaient à prier, s'arrêtant volontiers devant le tabernacle pour faire une visite à Jésus Eucharistie12. « On n'a pas besoin de tant parler pour bien prier - leur expliquait le Curé - On sait que le bon Dieu est là, dans le saint Tabernacle ; on lui ouvre son cœur ; on se complaît en sa présence. C'est la meilleure prière, celle-là »13. Et il les exhortait : « Venez à la communion, venez à Jésus, venez vivre de lui, afin de vivre pour lui »14. « C'est vrai, vous n'en êtes pas dignes, mais vous en avez besoin ! »15. Cette éducation des fidèles à la présence eucharistique et à la communion revêtait une efficacité toute particulière, quand les fidèles le voyaient célébrer le saint sacrifice de la Messe. Ceux qui y assistaient disaient « qu'il n'était pas possible de voir un visage qui exprime à ce point l'adoration... Il contemplait l'Hostie avec tant d'amour »16. « Toutes les bonnes œuvres réunies - disait-il - n'équivalent pas au sacrifice de la messe, parce qu'elles sont les œuvres des hommes, et la sainte messe est l'œuvre de Dieu »17. Il était convaincu que toute la ferveur de la vie d'un prêtre dépendait de la Messe : « La cause du relâchement du prêtre, c'est qu'on ne fait pas attention à la messe ! Hélas ! Mon Dieu ! qu'un prêtre est à plaindre quand il fait cela comme une chose ordinaire ! »18. Et il avait pris l'habitude, quand il célébrait, d'offrir toujours le sacrifice de sa propre vie : « Oh ! qu'un prêtre fait bien de s'offrir à Dieu en sacrifice tous les matins »19.

Cette identification personnelle au sacrifice de la Croix le conduisait - d'un seul mouvement intérieur - de l'autel au confessionnal. Les prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce sacrement. Au temps du Saint Curé, en France, la confession n'était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse. Mais il s'est efforcé, de toutes les manières : par la prédication, en cherchant à persuader par ses conseils, à faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la Présence eucharistique. Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l'église, devant le tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l'imiter, s'y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu'ils soient en même temps sûrs d'y trouver leur curé, disponible pour l'écoute et le pardon. Par la suite, la foule croissante des pénitents qui venaient de la France entière, le retint au confessionnal jusqu'à 16 heures par jour. On disait alors qu'Ars était devenu « le grand hôpital des âmes »20. « La grâce qu'il obtenait [pour la conversion des pécheurs] était si puissante qu'elle allait à leur recherche sans leur laisser un moment de répit » dit le premier biographe21. C'est bien ce que pensait le Saint Curé quand il disait : « Ce n'est pas le pécheur qui revient à Dieu pour lui demander pardon ; mais c'est Dieu lui-même qui court après le pécheur et qui le fait revenir à lui »22. « Ce bon sauveur est si rempli d'amour pour nous qu'il nous cherche partout ! »23.

Nous tous, prêtres, nous devrions réaliser que les paroles qu'il mettait dans la bouche du Christ nous concernent personnellement : « Je chargerai mes ministres de leur annoncer que je suis toujours prêt à les recevoir, que ma miséricorde est infinie »24. Du Saint Curé d'Ars, nous pouvons apprendre, nous prêtres, non seulement une inépuisable confiance dans le sacrement de la Pénitence au point de nous inciter à le remettre au centre de nos préoccupations pastorales, mais aussi une méthode pour le « dialogue de salut » qui doit s'établir en lui. Le Curé d'Ars avait une manière différente de se comporter avec les divers pénitents. Celui qui s'approchait de son confessionnal attiré par un besoin intime et humble du pardon de Dieu, trouvait en lui l'encouragement à se plonger dans « le torrent de la divine miséricorde » qui emporte tout dans son élan. Et si quelqu'un s'affligeait de sa faiblesse et de son inconstance, craignant les rechutes à venir, le Curé lui révélait le secret de Dieu par une expression d'une touchante beauté : « Le bon Dieu sait toutes choses. D'avance, il sait qu'après vous être confessé, vous pécherez de nouveau et cependant il vous pardonne. Quel amour que celui de notre Dieu qui va jusqu'à oublier volontairement l'avenir pour nous pardonner ! »25. A celui qui, à l'inverse, s'accusait avec tiédeur et de manière presque indifférente, il offrait, par ses larmes, la preuve de la souffrance et de la gravité que causait cette attitude « abominable » : « Je pleure de ce que vous ne pleurez pas »26, disait-il. « Encore, si le bon Dieu n'était si bon, mais il est si bon. Faut-il que l'homme soit barbare pour un si bon Père »27. Il faisait naître le repentir dans le cœur des tièdes, en les obligeant à voir, de leurs propres yeux et presque « incarnée » sur le visage du prêtre qui les confessait, la souffrance de Dieu devant les péchés. Par contre, si quelqu'un se présentait avec un désir déjà éveillé d'une vie spirituelle plus profonde et qu'il en était capable, il l'introduisait dans les profondeurs de l'amour, exposant l'indicible beauté que représente le fait de pouvoir vivre unis à Dieu et en sa présence : « Tout sous les yeux de Dieu, tout avec Dieu, tout pour plaire à Dieu... Oh ! que c'est beau ! »28. A ceux-là, il enseignait à prier : « Mon Dieu, faites-moi la grâce de vous aimer autant qu'il est possible que je vous aime »29.

Le Curé d'Ars, en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu'il a réussi à leur faire percevoir l'amour miséricordieux du Seigneur. Notre temps aussi a un besoin urgent d'une telle annonce et d'un tel témoignage de la vérité de l'Amour : Deus caritas est (1 Jn 4,8). Par la Parole et les Sacrements de son Jésus, Jean-Marie Vianney savait édifier son peuple, même si, souvent, il tremblait devant son incapacité personnelle, au point de désirer plus d'une fois être délivré des responsabilités du ministère paroissial dont il se sentait indigne. Toutefois, avec une obéissance exemplaire, il demeura toujours à son poste, parce qu'il était dévoré de la passion apostolique pour le salut des âmes. Il s'efforçait d'adhérer totalement à sa vocation et à sa mission en pratiquant une ascèse sévère : « Ce qui est un grand malheur, pour nous autres curés - déplorait le saint -, c'est que l'âme s'engourdit »30 ; et il faisait ainsi allusion au danger que court le pasteur de s'habituer à l'état de péché ou d'indifférence dans lequel se trouvent tant de ses brebis. Il maîtrisait son corps par des veilles et des jeûnes, afin d'éviter qu'il n'oppose résistance à son âme sacerdotale. Et il n'hésitait pas à s'infliger des mortifications pour le bien des âmes qui lui étaient confiées et pour contribuer à l'expiation de tant de péchés entendus en confession. A un confrère prêtre, il expliquait : « Je vais vous dire ma recette. Je leur donne une petite pénitence et je fais le reste à leur place »31. Par-delà ces pénitences concrètes auxquelles le Curé d'Ars se livrait, le noyau central de son enseignement demeure toujours valable pour tous : Jésus verse son sang pour les âmes et le prêtre ne peut se consacrer à leur salut s'il refuse de participer personnellement à ce « prix élevé » de la rédemption.

Dans le monde d'aujourd'hui, comme dans les temps difficiles du Curé d'Ars, il faut que les prêtres, dans leur vie et leur action, se distinguent par la force de leur témoignage évangélique. Paul VI faisait remarquer avec justesse : « L'homme contemporain écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s'il écoute les maîtres, c'est parce qu'ils sont des témoins »32. Pour éviter que ne surgisse en nous un vide existentiel et que ne soit compromise l'efficacité de notre ministère, il faut que nous nous interrogions toujours de nouveau : « Sommes-nous vraiment imprégnés de la Parole de Dieu ? Est-elle vraiment la nourriture qui nous fait vivre, plus encore que le pain et les choses de ce monde ? La connaissons-nous vraiment ? L'aimons-nous ? Intérieurement, nous préoccupons-nous de cette parole au point qu'elle façonne réellement notre vie et informe notre pensée ? »33. Tout comme Jésus appela les Douze pour qu'ils demeurent avec lui (cf. Mc 3,14) et que, après seulement, il les envoya prêcher, de même, de nos jours, les prêtres sont appelés à assimiler ce « nouveau style de vie » qui a été inauguré par le Seigneur Jésus et qui est devenu précisément celui des Apôtres34.

C'est cette même adhésion sans réserve au « nouveau style de vie » qui fut la marque de l'engagement du Curé d'Ars dans tout son ministère. Le Pape Jean XXIII, dans l'Encyclique Sacerdotii nostri primordia, publiée en 1959 à l'occasion du premier centenaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, présentait sa physionomie ascétique sous le signe des « trois conseils évangéliques », qu'il jugeait nécessaires aussi pour les prêtres : « Si pour atteindre à cette sainteté de vie, la pratique des conseils évangéliques n'est pas imposée au prêtre en vertu de son état clérical, elle s'offre néanmoins à lui, comme à tous les disciples du Seigneur, comme la voie royale de la sanctification chrétienne »35. Le Curé d'Ars sut vivre les « conseils évangéliques » selon des modalités adaptées à sa condition de prêtre. Sa pauvreté, en effet, ne fut pas celle d'un religieux ou d'un moine, mais celle qui est demandée à un prêtre : tout en gérant de grosses sommes d'argent (puisque les pèlerins les plus riches ne manquaient pas de s'intéresser à ses œuvres de charité), il savait que tout était donné pour son église, pour les pauvres, pour ses orphelins et pour les enfants de sa « Providence »36, et pour les familles les plus nécessiteuses. Donc, il « était riche pour donner aux autres, et bien pauvre pour lui-même »37. Il expliquait : « Mon secret est bien simple, c'est de tout donner et de ne rien garder »38. Quand il lui arrivait d'avoir les mains vides, content, il disait aux pauvres qui s'adressaient à lui : « Je suis pauvre comme vous ; je suis aujourd'hui l'un des vôtres »39. Ainsi, à la fin de sa vie, il put affirmer dans une totale sérénité : « Je n'ai plus rien, le bon Dieu peut m'appeler quand il voudra »40. Sa chasteté était aussi celle qui était demandée à un prêtre pour son ministère. On peut dire qu'il s'agissait de la chasteté nécessaire à celui qui doit habituellement toucher l'Eucharistie et qui habituellement la contemple avec toute l'ardeur du cœur et qui, avec la même ferveur, la donne à ses fidèles. On disait de lui que « la chasteté brillait dans son regard », et les fidèles s'en rendaient compte quand il se tournait vers le tabernacle avec le regard d'un amoureux41. De même, l'obéissance de saint Jean-Marie Vianney fut entièrement incarnée dans son adhésion à toutes les souffrances liées aux exigences quotidiennes du ministère. On sait combien il était tourmenté par la pensée de son incapacité pour le ministère paroissial et par son désir de fuir « pour pleurer dans la solitude sur sa pauvre vie »42. L'obéissance seule, et sa passion pour les âmes, réussissaient à le convaincre de rester à son poste. Il montrait à ses fidèles, comme à lui-même qu'il « n'y a pas deux bonnes manières de servir Notre Seigneur, il n'y en a qu'une, c'est de le servir comme il veut être servi »43. Il lui semblait que la règle d'or pour une vie d'obéissance fut celle-ci : « Ne faire que ce que l'on peut offrir au bon Dieu »44.

Dans ce contexte d'une spiritualité nourrie par la pratique des conseils évangéliques, je tiens à adresser aux prêtres, en cette Année qui leur est consacrée, une invitation cordiale, celle de savoir accueillir le nouveau printemps que l'Esprit suscite de nos jours dans l'Église, en particulier grâce aux Mouvements ecclésiaux et aux nouvelles Communautés. « L'Esprit dans ses dons prend de multiples formes... Il souffle où il veut. Il le fait de manière inattendue, dans des lieux inattendus et sous des formes qu'on ne peut imaginer à l'avance... Il nous démontre également qu'il œuvre en vue de l'unique corps et dans l'unité de l'unique corps »45. Ce que dit à cet égard le Décret Presbyterorum ordinis est d'actualité : « Eprouvant les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu, ils [les prêtres] chercheront à déceler, avec le sens de la foi, les charismes multiformes des laïcs, qu'ils soient humbles ou éminents, les reconnaîtront avec joie et les développeront avec un zèle empressé »46. Ces mêmes dons, qui poussent bien des personnes vers une vie spirituelle plus élevée, sont profitables non seulement pour les fidèles laïcs mais pour les ministres eux-mêmes. C'est de la communion entre ministres ordonnés et charismes que peut naître « un élan précieux pour un engagement renouvelé de l'Église au service de l'annonce et du témoignage de l'Évangile de l'espérance et de la charité partout à travers le monde »47. Je voudrais encore ajouter, dans la ligne de l'Exhortation apostolique Pastores dabo vobis du Pape Jean-Paul II, que le ministère ordonné a une « forme communautaire » radicale et qu'il ne peut être accompli que dans la communion des prêtres avec leur Évêque48. Il faut que cette communion des prêtres entre eux et avec leur Évêque, enracinée dans le sacrement de l'Ordre et manifestée par la concélébration eucharistique, se traduise dans les diverses formes concrètes d'une fraternité effective et affective49. Ainsi seulement, les prêtres pourront-ils vivre en plénitude le don du célibat et seront-ils capables de faire épanouir des communautés chrétiennes au sein desquelles se renouvellent les prodiges de la première prédication de l'Évangile.

L'Année paulinienne qui arrive à sa fin nous invite à considérer encore la figure de l'Apôtre des Gentils dans laquelle brille à nos yeux un modèle splendide de prêtre complètement « donné » à son ministère. « L'amour du Christ nous presse - écrivait-il - à la pensée que, si un seul est mort pour tous, alors tous sont morts » (2 Co, 5, 14) et il ajoutait : « Il est mort pour tous, afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux » (2 Co 5, 15). Quel meilleur programme pourrait être proposé à un prêtre qui s'efforce de progresser sur le chemin de la perfection chrétienne ?

Chers prêtres, la célébration du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney (1859) vient immédiatement après les célébrations achevées il y a peu du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes (1858). Déjà en 1959, le bienheureux Pape Jean XXIII l'avait remarqué : « Peu avant que le Curé d'Ars n'achevât sa longue carrière pleine de mérites, [la Vierge Immaculée] était apparue dans une autre région de France à une enfant humble et pure pour lui communiquer un message de prière et de pénitence, dont on sait l'immense retentissement spirituel depuis un siècle. En vérité, l'existence du saint prêtre dont nous célébrons la mémoire, était à l'avance une vivante illustration des grandes vérités surnaturelles enseignées à la voyante de Massabielle ! Il avait lui-même pour l'Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge une très vive dévotion, lui qui, en 1836, avait consacré sa paroisse à Marie conçue sans péché et devait accueillir avec tant de foi et de joie la définition dogmatique de 1854 »50. Le Saint Curé rappelait toujours à ses fidèles que « Jésus-Christ, après nous avoir donné tout ce qu'il pouvait nous donner, veut encore nous faire héritiers de ce qu'il y a de plus précieux, c'est-à-dire sa Sainte Mère »51.

Je confie cette Année sacerdotale à la Vierge Sainte, lui demandant de susciter dans l'âme de chaque prêtre un renouveau généreux de ces idéaux de donation totale au Christ et à l'Église qui ont inspiré la pensée et l'action du Saint Curé d'Ars. La fervente vie de prière et l'amour passionné de Jésus crucifié ont nourri le don quotidien et sans réserve de Jean-Marie Vianney à Dieu et à l'Église. Puisse son exemple susciter parmi les prêtres ce témoignage d'unité avec l'Évêque, entre eux et avec les laïcs, qui est si nécessaire aujourd'hui, comme en tout temps. Malgré le mal qui se trouve dans le monde, la parole du Christ à ses Apôtres au Cénacle résonne toujours avec la même force d'actualité : « Dans le monde, vous aurez à souffrir, mais gardez courage ! J'ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). La foi dans le divin Maître nous donne la force de regarder l'avenir avec confiance. Chers prêtres, le Christ compte sur vous. A l'exemple du Saint Curé d'Ars, laissez-vous conquérir par Lui et vous serez vous aussi, dans le monde d'aujourd'hui, des messagers d'espérance, de réconciliation et de paix !

Avec ma bénédiction.

Du Vatican, le 16 juin 2009.

BENEDICTUS PP. XVI

  © Copyright : Librairie Editrice du Vatican - Traduction distribuée par la salle de presse du Saint-Siège

 


























 

Message des évêques de l'Ouest pour l'Année sacerdotale qui ouvre le 19 juin 2009

Un texte des évêques de la Province ecclésiastique de Rennes

 

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo
Mgr Emmanuel Delmas, évêque d’Angers
Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval
Mgr Alain Castet, évêque de Luçon
Mgr Yves Le Saux, évêque du Mans
Mgr Georges Soubrier, évêque de Nantes
Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper et Léon
Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier
Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes
Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de Rennes

 

Au jour où commence l’Année Sacerdotale proclamée par Benoît XVI à l’occasion du 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, le Curé d’Ars, nous nous adressons au Peuple de Dieu qui est en Bretagne et dans les Pays de la Loire, avec une estime particulière pour nos frères prêtres : leur vie est saisie par l’amour de Dieu.

Hier, en grand nombre, les prêtres ont accompagné les familles au long de leur histoire. Ils se sont engagés pour une solidarité plus évangélique et pour une éducation donnée à tous. Ils sont partis au loin en terre de mission. Ces prêtres ont tout donné. Âgés, ils demeurent des veilleurs dans la prière et continuent de rendre service. Nous sommes pleins de gratitude pour le sacerdoce qu’ils ont reçu et pour le don de leur vie, fidèle, discret et quotidien, au service de Jésus-Christ et de leurs frères et sœurs.

 

Aujourd’hui, nombreux sont les baptisés qui, avec les prêtres et les diacres, portent le souci de témoigner de la bonté de Dieu, Père de tous les hommes. Dans les paroisses, les aumôneries et les mouvements, prêtres et baptisés prient et partagent le trésor de la Parole de Dieu. Ensemble, ils accompagnent ceux qui désirent approfondir leur foi ou qui recommencent leur vie avec le Christ. Ensemble, ils accueillent ceux qui attendent la consolation dans l’épreuve ou qui cherchent un sens à leur vie. Ensemble, ils transmettent la foi aux enfants et aux jeunes, et vont vers les plus pauvres dans l’esprit des Béatitudes.

Aujourd’hui comme hier, les prêtres sont un don inestimable et nécessaire. Là où le bien-être matériel borne l’horizon, ils annoncent l’invisible qui est Dieu et l’espérance véritable qu’il suscite. Là où le mesurable et le rentable emprisonnent la vie, ils veulent être prophète de la liberté et de l’amour authentiques. Là où les divisions détruisent les relations, ils offrent le pardon et ouvrent des chemins de réconciliation.

Hommes pris parmi les hommes, les prêtres connaissent leurs propres fragilités et s’appuient sur la grâce de Dieu. Les multiples visages qu’ils croisent façonnent leur cœur. Et ils se laissent façonner par Jésus-Christ qu’ils rencontrent en particulier dans l’Eucharistie et les autres sacrements. Dans les changements de notre société, les prêtres veulent être des pasteurs bons et compatissants, inlassables témoins de Dieu qui aime et sauve le monde.

Nous rendons grâce pour tous les prêtres, en particulier pour les prêtres diocésains qui, autour de leur évêque, forment le presbyterium. En mission sur un même territoire, la fraternité des prêtres est source de joies et d’élans apostoliques.

Aujourd’hui et demain, enfants, jeunes et familles, pauvres ou riches, malades ou bien portants, attendent un prêtre qui les écoute, les comprenne, réponde à leurs questions et leur parle en vérité de Dieu. Nos contemporains veulent entendre une parole de bonté et d’espérance qui stimule leur foi et leur intelligence pour leurs engagements dans la ville ou dans le monde rural, là où chacun vit et travaille.

À l’écoute de ces attentes, les prêtres ne cessent pas de s’adapter pour être toujours plus proches de leurs frères et sœurs. Car notre monde a besoin du ministère sacerdotal. Nous croyons que Dieu ne cesse d’appeler des jeunes à devenir prêtres à la suite et au nom de Jésus-Christ. Pour tous les baptisés et avec eux, ils seront totalement donnés à l’annonce de l’Évangile et de la joie qu’il promet à tous. Nous assurons de notre affection les cent séminaristes de nos diocèses.

En cette Année sacerdotale, chaque communauté chrétienne réfléchira sur le prêtre. Ainsi grandira l’estime du sacerdoce, don de Dieu. Ainsi viendra l’audace d’interpeller des jeunes afin qu’ils s’interrogent sur leur vocation. Oui, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, les prêtres ont une mission magnifique : « le sacerdoce, c’est l’amour du Cœur de Jésus ».

Le vendredi 19 Juin 2009, en la solennité du Sacré Cœur de Jésus

 
1. C'est ainsi que l'a proclamé le Souverain Pontife Pie XI en 1929.

2.« Le Sacerdoce, c'est l'amour du cœur de Jésus »(in Le Curé d'Ars, Sa pensée, Son cœur. Présentés par l'Abbé Bernard Nodet, éd. Xavier Mappus, Foi Vivante, 1966, p. 98). Par la suite : Nodet. L'expression est citée aussi dans le Catéchisme de l'Église catholique, n. 1589.

3.Nodet, p. 101.

4.Ibid., p. 97.

5.Ibid., pp. 98-99.

6.Ibid., pp. 98-100.

7.Ibid., p. 183.

8.Alfred Monnin, Le Curé d'Ars.Vie de M. Jean-Baptiste Marie Vianney, I, Charles Douniol, 1868.

9. Cf. Lumen gentium, n. 10.

10.Presbyterorum ordinis, n. 9.

11.Ibid.

12.« La contemplation est regard de foi, fixé sur Jésus. "Je L'avise et Il m'avise", disait au temps de son saint Curé le paysan d'Ars en prière devant le Tabernacle » (Catéchisme de l'Église catholique, n. 2715).

13. Nodet, p. 85.

14.Ibid., p. 114.

15.Ibid., p. 119.

16.Alfred Monnin, o.c.. II.

17.Nodet, p. 105.

18.Ibid., p. 105.

19.Ibid., p. 104.

20.Alfred Monnin, o.c. , II.

21.Ibid.

22.Nodet, p. 128.

23.Ibid., p. 50.

24.Ibid., p. 131.

25.Ibid., p. 130.

26.Ibid., p. 27.

27.Ibid., p. 139.

28. Ibid., p. 28.

29.Ibid., p. 77.

30.Ibid., p. 102.

31.Ibid., p. 189.

32.Evangeli nuntiandi, n . 41.

33.BenoîtXVI, Homélie de la Messe Chrismale, 9 avril 2009.

34. Cf. Benoît XVI, Discours à l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé, 16 mars 2009.

35.Pars I.

36. C'est le nom qu'il donna à la maison où il fit recueillir et éduquer plus de 60 petites filles abandonnées. Il était prêt à tout pour la maintenir : « J'ai fait tous les commerces imaginables », disait-il en souriant (Nodet, p. 214).

37.Nodet, p. 216.

38.Ibid., p. 215.

39.Ibid., p. 216.

40.Ibid., p. 214.

41. Cf. Ibid., p. 112.

42. Cf. Ibid., pp. 82-84 ; 102-103.

43.Ibid., p. 75.

44.Ibid., p. 76.

45.BenoîtXVI, Homélie de la Vigile de Pentecôte, 3 juin 2006.

46. N. 9.

47.Benoît XVI, Discours aux Évêques amis du Mouvement des Focolari et de la Communauté de Sant'Egidio, 8 février 2007.

48. Cf. n. 17.

49. Cf. Jean-Paul II, Exhort. Ap.Pastores dabo vobis, n. 74.

50. Encycl. Sacerdotii nostri primordia, P III.

51.Nodet, p. 244.

 

 

- Publié dans : Signes pour notre temps - Communauté : Communauté de prière
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Lundi 22 juin 2009

« Non à un culte eucharistique formel et vide ! »  proclame Benoît XVI (sur H2O News)  :



« Il est bon de s’entretenir avec Jésus et, penchés sur sa poitrine comme disciple bien-aimé, d’être touchés par l’amour infini de son cœur. [...] Comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelles, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint-Sacrement ? Bien des fois, chers Frères et Sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! »

    Jean-Paul II - Ecclesia de Eucharistia, n 25

Exhortation apostolique « Sacramentum caritatis »  : 
« Sacrement de l'amour, la sainte eucharistie est le don que Jésus Christ fait de lui-même, nous révélant l'amour infini de Dieu pour tout homme. Dans cet admirable sacrement se manifeste l'amour « le plus grand », celui qui pousse « à donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13). En effet, Jésus « les aima jusqu'au bout ». Par cette expression, l'évangéliste introduit le geste d'humilité infinie accompli par Jésus : avant de mourir pour nous sur la croix, se nouant un linge à la ceinture, il lave les pieds de ses disciples. De la même manière, dans le sacrement de l'eucharistie, Jésus continue de nous aimer « jusqu'au bout », jusqu'au don de son corps et de son sang. Quel émerveillement a dû saisir le cœur des disciples face aux gestes et aux paroles du Seigneur au cours de la Cène ! Quelle merveille doit susciter aussi dans notre cœur le mystère eucharistique !... »
                Pape Benoît XVI

 

1999 : LE PRODIGE EUCHARISTIQUE DE LOURDES

Sachons lire les signes que le Seigneur nous donne aujourd'hui pour nous conforter dans la foi au delà de toutes les attaques contre l'Eglise :

 

http://www.dailymotion.com/video/x230iu_miracle-eucharistique-lourdes-1999_events

 

http://video.aol.com/video-detail/prodige-eucharistique-a-lourdes/2646064595


 

 






l
 Analyse du Père Alain Bandelier (Foyer de Charité de Combs-la Ville, chroniqueur à Famille Chrétienne)


Oui, il s'est passé quelque chose d'étrange à Lourdes le 7 novembre 1999. C'était au cours de
l'assemblée annuelle de la Conférence épiscopale. Une concélébration solennelle avait lieu dans la basilique souterraine. La messe était retransmise en direct par la télévision (Antenne 2, à l'époque) dans le cadre de l'émission du dimanche matin, "Le Jour du Seigneur".


Étant donné les dimensions de la basilique, il est probable qu'aucun des assistants n'a remarqué la chose. Les seuls témoins directs sont les trois évêques qui se trouvaient à l'autel - les deux premiers sont aujourd'hui décédés : le cardinal Billé, qui présidait la célébration, le cardinal Eyt et le cardinal Lustiger. On pourrait ajouter comme témoins l'un des cadreurs, celui dont la caméra prenait les vues de l'autel, et le réalisateur, qui était à la régie, mais ils n'ont sans doute pas fait attention à ce détail. Toujours est-il que l'on a pu voir sur les téléviseurs allumés ce matin-là une image inattendue. Elle a été enregistrée et on peut la visionner sur Internet

 Quelques années après, la nouvelle se répand de plus en plus. On trouve de nombreux commentaires et débats sur le Net ; quelques allusions dans le forum des sanctuaires de Lourdes.

 De quoi s'agit-il ? C'est le début de la prière eucharistique. Sur la patène, il y a deux hosties de concélébration (pains azymes circulaires de grande dimension), posées l'une sur l'autre. Les concélébrants étendent les mains sur le pain et le vin en invoquant l'Esprit-Saint. À ce moment précis, le pain du dessus se soulève nettement, d'environ deux centimètres, oscille un peu et s'immobilise, en apparente lévitation. Ensuite, chaque fois que l'autel est filmé en plan rapproché, la même image surprenante apparaît.

Il ne faut pas crier trop vite au miracle, c'est sûr. D'ailleurs un prodige n'est pas un miracle. Mais il ne faut pas dire non plus qu'il y a un truc ! Qui donc aurait imaginé, et plus encore réalisé, un piège à hosties ! Il n'y a que deux hypothèses : phénomène naturel ou phénomène surnaturel ?

 

è Si l'on dit qu'il y a une explication naturelle, il faut la fournir. Ce n'est pas une illusion d'optique, car la prise de vue est objective. Ce n'est pas un phénomène électromagnétique, car le pain est une matière neutre. Des responsables de l'émission, après visionnement et agrandissement de l'image, estiment que c'est un phénomène mécanique : les deux hosties étaient peut-être humides (pourtant les sacristains de Lourdes sont sérieux), la chaleur des projecteurs a décollé l'hostie du dessus, elle a pris une forme concave, au centre elle repose toujours sur la patène.

 

è Ceux pour qui l'événement a un caractère surnaturel font remarquer qu'il y a bel et bien un espace entre les deux hosties ; on peut constater que cet espace change de couleur selon l'arrière-plan (malgré la mauvaise définition d'une image vidéo analogique, on peut identifier ces changements liés à la couleur des chasubles des concélébrants et à leurs mouvements). En tout état de cause, il y a une coïncidence troublante entre ce mouvement inédit de l'hostie et l'appel à l'Esprit-Saint, moment essentiel de la prière eucharistique (selon la théologie et la liturgie de nos frères d'Orient, c'est même à cet instant que s'accomplit la consécration).

 

Sans clore le débat et sans donner à la chose une importance démesurée, il est permis d'accueillir cette image et de la méditer dans son cœur. On peut la recevoir comme un signe.

Jean-Paul II puis Benoît XVI nous ont redit que l'Eucharistie, Sacrement de la Charité, est au cœur de l'Église, de sa vie, de sa mission. Le pain de la terre devient Pain du Ciel. Par l'épiclèse la pâte humaine est comme soulevée par l'Esprit. La consécration "met dans la création le principe d'un changement radical, comme une sorte de fission nucléaire" (1).

(1) Sacramentum caritatis, n° 11

 

l  Analyse du Père Jean-Baptiste Rinaudo, scj. , chercheur :

(Le Père Rinaudo a été ordonné prêtre le 17 Mars 1956 à Marseille. Il exerça son ministère longuement à l’œuvre Saint Calixte et à l’école Timon David. Il est à Montpellier depuis Septembre 1987. Le Père Rinaudo est aussi Docteur ès Sciences et a enseigné comme Maître de Conférence à la faculté de médecine de Montpellier. A ce titre, il participe régulièrement à des rencontres "Sciences et Foi" et se passionne pour la recherche sur le Suaire de Turin.)


Au moment de l’épiclèse (invocation à l’Esprit Saint sur les offrandes), il se produisit quelque chose d’extraordinaire: lorsque les concélébrants prononcent les paroles: “en répandant sur elles ton Esprit”, on voit l’une des deux grandes hosties de concélébration frémir et se soulever de 2 cm au-dessus de l’autre. Le phénomène dure tout au long de la prière eucharistique et on peut l’observer au cours de 7 séquences filmées en direct. “Le jour du Seigneur” m’a certifié que le phénomène s’était réellement passé, et que leurs techniciens n’avaient aucune explication à lui donner. Mgr. Billé, Archevêque de Lyon, l’a lui-même constaté et a recommandé aux Évêques, à l’époque, de garder le silence.

 

Le signe se produit au moment où les concélébrants disent “ton Esprit”. Or, c’est la réforme liturgique de Vatican II qui a remis en valeur l’épiclèse et la Concélébration. L’Esprit-Saint est désormais nommément désigné dans le texte.

L’épiclèse s’adresse au Père, et 1999 est précisément l’année du Père instituée par Jean Paul II. Pour ma part, je verrais dans ce signe un don de Dieu le Père, à l’Église qui est en France, par l’Esprit.

 

è Mais une autre signification m’est venue à l’esprit. C’est à propos du problème théologique du moment où s’opère la transsubstantiation (consécration), c’est-à-dire le moment où le pain et le vin sont changés au Corps et au sang de Jésus-Christ. Deux propositions parallèles se sont montrées constantes à travers les siècles.

l  L’une remontant à St Jean Chrysostome et à Sévère d’Antioche (IV° siècle), pour laquelle c’est le sacerdoce du Christ, par le ministère du prêtre, qui opère la consécration par les paroles mêmes de Jésus lors de la dernière Cène. l’Église de rite latin a adopté cette proposition théologique.

l  L’autre qui remonte à St Jean Damascène (VIII° siècle) estime que c’est par la vertu du Saint Esprit que s’opère le mystère de l’autel, comme s’est opéré jadis le mystère de l’incarnation. Un texte de St Jean Damascène dit ceci: “ Tu demandes comment le pain devient Corps du Christ, et le vin Sang du Christ? Moi je te dis: le Saint Esprit fait irruption et accomplit cela qui surpasse toute parole et toute pensée”.

Or, c’est précisément ce que l’on voit sur la vidéo (1): au moment où les concélébrants disent:” ton Esprit”, l’hostie du dessus frémit et se soulève. Cette deuxième proposition a la faveur des Églises orientales et notamment de l’Église Orthodoxe. Ne serait-ce pas là un élément que le Seigneur nous donne et qui pourrait faciliter l’Union tant désirée ?... Prions pour que cette Unité se fasse et celle de tous les chrétiens « afin que le monde croie » (Jean, 17, 21). 

§  Jean-Baptiste Rinaudo,  Montpellier. Posté le: 08/12/2007 11:30

Sujet du message: Lourdes 99 Expérience électrostatique.

Nous avons voulu mettre à l’épreuve l’hypothèse d’une action d’ordre électrostatique concernant le prodige eucharistique de Lourdes en 1999. Certains ont pensé, en effet, qu’étant donné qu’un orage avait éclaté durant la cérémonie, les perturbations électriques entraînées par la foudre avaient pu avoir un effet sur l’une des deux grandes hosties de concélébration.
Il faut savoir, sur ce premier point, que la Basilique souterraine Saint Pie X est en béton armé et qu’elle constitue une immense cage de Faraday qui la met à l’abri des perturbations électriques extérieures. L’hypothèse n’est donc pas valable.
Reste l’hypothèse selon laquelle des charges électriques positives seraient apparues sur les deux faces internes des deux grandes hosties, et comme des charges de même signe se repoussent, elles auraient provoqué le soulèvement de l’hostie du dessus. Encore faut-il pour cela que la matière l’hostie puisse garder en surface des charges électriques, c’est à dire qu’elle soit électrisable. Comme on le sait, les matières plastiques telles que celle de votre bic, si on les frotte avec un chiffon de laine, prennent des charges électriques positives qui font réagir les lamelles d’or d’un électroscope, ou peuvent attirer à elles de petits fragments de papier. Nous avons voulu vérifier s’il en était de même pour une hostie. Après l’avoir frottée avec de la laine nous l’avons présentée à un électroscope qui n’a pas réagi. Nous avons répété en vain cette même expérience.

La conclusion qui s’imposait était que les hosties n’avaient pu développer un champ électrique responsable de la lévitation. Déjà l’hypothèse thermique n’avait pas tenu la route, il faut donc chercher ailleurs… 

 

Il faut être attentif au fait que le phénomène se produit au moment précis où les concélébrants disent : « Ton Esprit ». On ne peut s’empêcher de penser alors à cette phrase de St Jean Damascène (VIII° siècle) : « Tu demandes comment le pain devient Corps du Christ, et le vin Sang du Christ ? Moi je te dis : le Saint Esprit fait irruption et accomplit cela qui surpasse toute parole et toute pensée. »

Antérieurement, Saint Cyrille de Jérusalem écrivait au IV° siècle : « L’Esprit Saint sanctifie et transforme tout ce qu’il touche.»  Comme vous le savez, l’interdiction de diffuser ces images a été donnée au « Jour du Seigneur » par Mgr. Billé, puis par le Cardinal Ricard, en tant que Présidents de la Conférence des Évêques de France.
Mais, ce qu’un Président a lié un autre Président peut le délier. C’est pourquoi je vous invite à écrire au Cardinal Vingt-Trois pour qu’il lève cet interdit.

Voici son adresse : Archevêché de Paris, 7 rue Saint Vincent – 75018 Paris.

 


Selon un responsable de la revue "Pèlerin" un chercheur du CNRS, dont je ne connais pas encore le nom, vient de sortir - je cite- une "explication rationnelle et scientifique" au phénomène qui s'est déroulé à Lourdes dans la basilique souterraine le 7 novembre 1999 :
http://www.dailymotion.com/video/x230iu_miracle-eucharistique-lourdes-1999


Il faut se féliciter de ce que le sujet soit enfin pris au sérieux, au point d'attirer le regard des hommes de science.

Toutefois avec tout le respect que l'on peut avoir pour cette prestigieuse institution, on ne peut que demeurer pantois et consterné devant l'impéritie, l'imprécision, la légèreté, voire l'incohérence burlesque de la conclusion de celui ci (ponctuée par moi-même par cinq césures) :
"I. Au moment de la fraction du pain, 2. il n'y avait pas une mais deux hosties collées l'une à l'autre. 3. Sous l'effet de la chaleur dégagée par les projecteurs, celle du dessous s'est dilatée et bombée. 4. Comme la densité de la pâte n'est pas la même sur le pourtour extérieur de l'hostie qu'au centre, l'hostie s'est bombée uniquement en centre. En gonflant, la partie bombée du milieu de l'hostie placée en dessous a soulevé l'hostie du dessus qui reposait ainsi en équilibre sur elle. 5. Mais comme l'angle de la caméra était au même niveau que l'autel, l'ombre portée de l'hostie placée au dessus cache la deuxième, elle-même cachée par le calice." -fin de conclusion-

Il est aisé de réfuter point par point l'argumentation de cet honorable chercheur :
I°) Il ne s'agit pas du 'moment de la fraction du pain' mais du moment de l'épiclèse, c'est à dire du début de la prière eucharistique (qui implique une gestuelle différente du célébrant).

2°) Les deux hosties de concélébration étaient simplement posées l'une sur l'autre et non 'collées l'une à l'autre' comme indiqué.
3°) C'est au moment même où le concélébrant étend ses mains sur les hosties (faisant d'ailleurs écran à l'action thermiques des projecteurs) que le phénomène s'est produit.
4°)Lors de leur fabrication, les hosties sont découpées à l'emporte pièce. Donc il ne saurait être être question d'une quelconque différence de densité concentrique affectant chaque hostie. (Quand bien même la notion de densité rentrerait en ligne de compte, aucune règle physique ne vient étayer la démonstration).
5°)Aucune séquence de la vidéo ne laisse apparaitre que le calice vienne masquer la scène.


En outre, l'argumentation de ce scientifique bute, à mon vis, sur les douze interrogations suivantes cruciales :
1- Pour quelle raison la chaleur des projecteurs n'a t elle affecté que l'hostie inférieure, la plus éloignée par définition ?
2- Quel niveau de température doit diffuser une rampe de projecteurs pour favoriser un tel phénomène thermique sans nuire à la santé des participants (intensité, luminosité, distance etc) ?
3- Comment ce chercheur a t il pu observer et étudier la réaction de l'hostie inférieure puiqu'elle était, selon lui, "cachée par l'ombre de la deuxième et par le calice ?
4- Pour quelle raison le bombage de l'hostie inférieure ne s'est il pas opéré progressivement mais au contraire brusquement ?
5- Pourquoi ne connait on pas l'identité et les références scientifiques de ce chercheur ?
6- Pourquoi l'enquête n'a t elle été confiée qu'à l'investigation d'une seule personne ?
7- Pourquoi un tel phénomène n'a t il jamais eu lieu ou n'a t il jamais été relaté auparavant ?
8- Pourquoi ce phénomène n'a t il jamais été reproduit postérieurement à cet évènement ?
9- Pourquoi l'hostie supérieure est elle demeurée en équilibre aussi stable sans dérapage ni glissement sur un espace de temps aussi long (5mn env.)
10. Pourquoi voit on la couleur de la chasuble du célébrant tout le long de l'interstice des deux hosties censées se toucher ?
11- Pourquoi l'hostie "bombée" ne s'est elle pas rompue, (comme au moment de la fraction du pain) sous l'effet de la déformation de sa structure ?
12- Pourquoi n'est il pas fait état de la déformation de l'image video consécutive à son fort grossissement?

En tout état de cause, il est très encourageant que la conclusion de ce chercheur du CNRS, aussi négative et inappropriée soit elle, ne retienne pas l'idée de trucage ou de manipulation du film.

http://forums.cef.fr:80/forum/read.php?f=5&i=65575&t=65575


                                                                
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Lundi 15 juin 2009

Parole de Dieu : Daniel 9 v 22 – 23   « Il vint, me parla et me dit : "Daniel, me voici : je suis sorti pour venir t'instruire dans l'intelligence. Dès le début de ta supplication une parole a été émise et je suis venu te l'annoncer. Tu es l'homme des prédilections. Pénètre la parole, comprends la vision… »

 

Sagesse 8 v 9 – 12   « Je décidai donc de prendre la  Sagesse pour compagne de ma vie, sachant qu'elle me serait une conseillère pour le bien, et un encouragement dans les soucis et la tristesse." J'aurai à cause d'elle gloire parmi les foules et, bien que jeune, honneur auprès des vieillards. On me trouvera pénétrant dans le jugement et en présence des grands je serai admiré. Si je me tais, ils m'attendront, si je parle, ils seront attentifs, si je prolonge mon discours, ils mettront la main sur leur bouche. »

 

        è Nous sommes appelés à être attentifs,  à nous mettre à l’écoute, à ouvrir nos cœurs à la présence du Seigneur.

 


Prophétie :
« Voici que Je me tiens à la porte et Je frappe ; ouvrez vos cœurs. Ne vous jugez pas, Mon Amour est plus grand que toute vos fautes, il dépasse tous les reproches que vous pouvez vous faire. Rien, en aucune de Mes créatures ne me répugne. Mon Amour est plus grand que votre cœur, accueillez le nom de Mon Fils Jésus, Ieshouah, « Dieu sauve ! » ,  dans toutes les situations difficiles ou angoissantes, répétez Son Nom, il panse vos blessures, il vous pacifie et vous guérit intérieurement. »

 

Isaïe 61 v 10 – 11   « Je suis plein d'allégresse en Yahvé, mon âme exulte en mon Dieu, car il m'a revêtu de vêtements de salut, il m'a drapé dans un manteau de justice, comme l'époux qui se coiffe d'un diadème, comme la fiancée qui se pare de ses bijoux. Car de même que la terre fait éclore ses germes et qu'un jardin fait germer sa semence, ainsi le Seigneur Yahvé fait germer la justice et la louange devant toutes les nations. »

 


         
è Pour ce que le Seigneur veut faire pour chacun de nous, soyons dans la louange !

 

Partage :  La Vierge Marie est à nos côtés et intercède pour nous dans notre quotidien, dans notre travail de tous les jours. Prions-la pour que le Seigneur renouvelle nos forces au quotidien. Confions-Lui nos enfants, tous ces enfants qui font des démarches de communion et qui faute de soutien familial n’ont pas beaucoup de repères chrétiens. C’est pour cela que  la prière avec les enfants est tellement essentielle. Ils sont très spontanés et ouverts aux choses spirituelles, par exemple les icônes comme la Trinité de Roublev. La Confirmation à Lannion a été un temps fort marqué par l’homélie du Père Nicol, par le temps qu’il a passé avec chaque confirmand. .De la même façon la Parole du Livre de la Sagesse nous conforte et nous soutient dans la foi, merci Seigneur ! Car l’Esprit que nous avons reçu à la Pentecôte fait de nous des fils délivrés de toutes peurs.

 

Intentions : Prions pour ce voisin en phase terminale du cancer et qui est rentré chez lui, il a accepté qu’on lui porte la communion, cela  a été une expérience très forte de la présence du Seigneur. Prions pour le mariage de Carole le 20 juin, pour la tante d’Alice mourante, pour le séjour d’Alice à Landévennec.

 

Prochaines réunions  à  Perros le 23 juin 2009.

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Vendredi 29 mai 2009

Parole de Dieu : Luc 24 v 36 – 53   « Tandis qu'ils disaient cela, Jésus se tint au milieu d'eux et leur dit : " Paix à vous ! " Saisis de frayeur et de crainte, ils pensaient voir un esprit. Mais il leur dit : " Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds ; c'est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu'un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai. " Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d'étonnement, il leur dit : " Avez-vous ici quelque chose à manger ? Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. Puis il leur dit : " Telles sont bien les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : il faut que s'accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. " Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures, et il leur dit : " Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d'entre les morts le troisième jour, et qu'en son Nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De cela vous êtes témoins. " Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en-haut. " Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, qu'il se sépara d'eux et fut emporté au ciel. Pour eux, s'étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie, et ils étaient constamment dans le Temple à bénir Dieu. »

    è Nous sommes appelés à louer Dieu avec joie pour l’incarnation de Son Fils Jésus     

 

Actes 8 v 4 – 8   « Ceux-là donc qui avaient été dispersés s'en allèrent de lieu en lieu en annonçant la parole de la Bonne Nouvelle. C'est ainsi que Philippe, qui était descendu dans une ville de la Samarie, y proclamait le Christ. Les foules unanimes s'attachaient à ses enseignements, car tous entendaient parler des signes qu'il opérait, ou les voyaient. De beaucoup de possédés, en effet, les esprits impurs sortaient en poussant de grands cris. Nombre de paralytiques et d'impotents furent également guéris. Et la joie fut vive en cette ville. »

 

Exhortation : Le Seigneur veut nous guérir, Il se penche sur nous pour panser avec douceur nos blessures comme le Bon Samaritain, abandonnons-nous à la douceur de l’Esprit Saint source de guérison dans nos vies, dans nos cœurs, dans notre passé, dans notre présent et dans notre imagination. Il nous guérit pour que nous puissions témoigner autour de nous de sa Miséricorde.

 

Partage :  « Notre secours est dans le Nom du Seigneur » ;  viens Seigneur, « remplis-nous de joie et d’allégresse » car si tu  « mets ta joie dans le Seigneur, Il te donnera plus que les désirs de ton cœur ». Faisons confiance au Seigneur et abandonnons-nous à Son Amour, Il sait mieux que nous ce qui est le mieux pour nous. Il est aux côtés de nous dans les plus petites choses : la sœur d’un membre du groupe de prière était partie en stop, elle était inquiète et l’avait confié au Seigneur, quelques minutes tard, elle reçoit un coup de téléphone sur portable, sa sœur avait été prise par deux mères de famille….. Apprenons à choisir l’essentiel car selon la parole du chant : « Ton Corps est la véritable nourriture ». Appelons l’Esprit Saint dans nos vies afin de recevoir les fruits de Sa présence en nous car «  le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi : Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. » (Galates 5  v 22-25)

 

Intentions : Prions pour un jeune père de famille qui attend son 4ème enfant et  qui lutte contre le cancer ; pour la santé du papa de Solange, pour un couple avec 4 enfants touché par le chômage, pour un voisin en phase terminale du cancer et qui est rentré chez lui, pour le frère de Samuel au chômage, pour l’opération de René, pour une tante d’Alice qui est mourante, pour la Confirmation de dimanche à Lannion, pour le pèlerinage étudiant en Terre Sainte en juillet 2009.

 


Rendons grâce pour David le fils de Mélanie né le 11 mars :


Prochaines réunions  à  Perros les 9  & 23 juin 2009.

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Samedi 16 mai 2009

l Jean  5 v. 1-10

 « Après cela, il y eut une fête des Juifs et Jésus monta à Jérusalem. Or il existe à Jérusalem, près de la Probatique, une piscine qui s'appelle en hébreu Bethesda et qui a cinq portiques. Sous ces portiques gisaient une multitude d'infirmes, aveugles, boiteux, impotents, qui attendaient le bouillonnement de l'eau. Car l'ange du Seigneur descendait par moments dans la piscine et agitait l'eau ; le premier alors à y entrer, après que l'eau avait été agitée, se trouvait guéri, quel que fût son mal. Il y avait là un homme qui était infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant étendu et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : " Veux-tu guérir ? " L'infirme lui répondit : " Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine, quand l'eau vient à être agitée ; et, le temps que j'y aille, un autre descend avant moi. " Jésus lui dit : " Lève-toi, prends ton grabat et marche. " Et aussitôt l'homme fut guéri ; il prit son grabat et il marchait. Or c'était le sabbat, ce jour-là. »

 


Une miraculée de ND de Lourdes

Madame Alice Couteault, née Gourdon (1917), de Bouillé Loretz (79), fut admise comme malade au pèlerinage diocésain de l'Anjou en mai 1952.

Elle avait 34 ans et était atteinte d'une sclérose en plaques depuis juillet 1949 qui s'aggravait sans cesse et avait été diagnostiquée incurable par les médecins. « Personne ne peut se faire une idée du point où ma femme en était rendu, explique son mari qui était à l'époque tout à fait athée. Pour marcher elle se traînait avec deux chaises, assise elle était prise de troubles de l'équilibre, elle ne pouvait pas prendre un objet sans trembler très fort, ni coudre, ni écrire. La parole et la vue étaient aussi atteintes. »

Elle fit un voyage vers Lourdes extrêmement pénible, mais elle ressent une amélioration dès son arrivée le 12 mai et mange presque normalement. Conduite aux piscines le 15 mai, elle éprouve une intense réaction : impression de syncope, palpitations, bourdonnements dans les oreilles. A la Procession du Saint Sacrement elle recouvre l'usage de la parole.

« Je priais et je pensais très fort à mon mari qui ne m'avait laissé partir à Lourdes que parce qu'il savait que c'était la dernière joie qu'il pouvait m'accorder. Je pensais que seul un miracle pourrait convertir cet homme qui disait "Dieu n'existe pas !" ». Et quelques minutes plus tard, de retour à l'Asile, elle saute de son brancard et marche normalement sans aide aucune. « Je n'ai pas dormi de la nuit ! Je pensais à tous les miens qui s'inquiétaient encore à mon sujet ».

A l'arrivée en gare d'Angers, c'est Maman qui m'a vu marcher la première. Elle s'est agenouillée sur le sol, disant : "Mon Dieu, ce n'est pas possible, nous ne méritons pas cela !".

Puis je suis allée à la rencontre de mon mari. Lorsqu'il m'a vu arriver à lui, marchant vite et bien, il a reculé, reculé, jusqu'à sa voiture. Il me fixait stupéfait. Je voulais tout dire à la fois pendant le retour et lui il pleurait, sanglotant et disant : "Tais-toi, tu te fatigues, tu vas être malade, c'est sûr". Et moi de rire et de lui dire : "C'est fini, je suis guérie ! tu comprends : guérie !" Et mon mari de pleurer de plus belle : « J'ai honte ! Il m'a fallu un miracle. »

Quel changement dans notre vie ! Aimer le Seigneur ensemble, prier ensemble chaque jour, retrouver une vie nouvelle ! Il faut avoir senti la mort tout près pour le comprendre. Jamais je n'oublierai cette première messe du dimanche, ensemble, quelques mois plus tard, cette première fois où nous avons communié côte à côte, mon âme débordait de reconnaissance et d'amour !

 

Lettre d'Alice Couteault. Recueil marial 1978 du Frère Albert Pfleger, mariste

 

 

l Actes 14 v. 6-10

« Paul et Barnabé allèrent chercher refuge dans les villes de la Lycaonie, Lystres, Derbé et leurs environs, où ils se mirent à annoncer la Bonne Nouvelle. Il y avait là, assis, un homme perclus des pieds ; impotent de naissance, il n'avait jamais marché. Il écouta Paul discourir. Celui-ci, arrêtant sur lui son regard et voyant qu'il avait la foi pour être guéri, dit d'une voix forte : " Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds ! " Il se dressa d'un bond : il marchait. » 

 

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Vendredi 15 mai 2009

Louange :  La louange a été  comme une lumière qui est venue éclairer nos portes fermées. Nos cœurs se sont ouverts pour l’accueillir. Peu à peu La Lumière est entrée dans nos cœurs pour nous apaiser, nous rassurer et nous guérir. Le Seigneur nous a invités à laisser Sa Lumière descendre en nos vies pour venir éclairer ces pièces que nous ne voulons jamais ouvrir, que nous avons peur d’ouvrir, que nous n’osons plus ouvrir.

 













Parole de Dieu :
       
è Nous sommes appelés à la radicalité dans notre oui au Seigneur, dans nos choix de vie :

Luc 16 v 9 – 13   « " Eh bien ! moi je vous dis : faites-vous des amis avec le malhonnête Argent, afin qu'au jour où il viendra à manquer, ceux-ci vous accueillent dans les tentes éternelles. Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup. Si donc vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le malhonnête Argent, qui vous confiera le vrai bien ? Et si vous ne vous êtes pas montrés fidèles pour le bien étranger, qui vous donnera le vôtre ? Nul serviteur ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. " »

è Reprise dans la prière du couplet 7 du chant : « Il s’est manifesté, nous l’avons rencontré… »

« Vous tous qui avez soif, approchez-vous de lui ;

Ouvrez grand votre cœur, recevez son Esprit. 


Psaume 119 (118) : 
è
Appel à l’abandon à la volonté du Seigneur :

« Heureux, impeccables en leur voie, ceux qui marchent dans la loi de Yahvé! Heureux, gardant son témoignage, ceux qui le cherchent de tout cœur, et qui sans commettre de mal, marchent dans ses voies! Toi, tu promulgues tes préceptes, à observer entièrement. Puissent mes voies se fixer à observer tes volontés. »

Chant : Sh’ma Israël : 05. (03:44) Sh'ma Israël (Dt 6)

               « Ecoute Israël le Seigneur est Notre Dieu, le Seigneur est Un… »

 

Partage :  « Notre confiance est dans le Nom du Seigneur », « mets ta joie dans le Seigneur, Il t’accordera plus que les désirs de ton cœur ». Toutes ces paroles de la liturgie nous invitent à l’espérance, nous renouvellent. Il s’agit seulement que nous cherchions chaque jour une chose de belle dans nos vies, il y en a toujours une, nous pourrons dire comme le faisait dire à son fils sa mère d’origine italienne : « GRAZIE ! Merci Seigneur pour tout ce qui est beau dans ma vie ! ».  Nous pourrions prendre cela comme résolution à tenir dans les 15 jours à venir pour alimenter notre prochaine louange au groupe de prière.

 















Intentions :
Prions pour Paul Samuel qui va faire sa 1ère communion, pour la confirmation à Lannion et pour le mariage de Carole et Philippe, pour tous les membres absents du groupe.

  Prochaines réunions  à  Perros le 29 mai 2009.

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Mercredi 13 mai 2009

Psaume 122(121)
Quelle joie quand on m'a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! »
Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !
Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu'un !
C'est là que montent les tribus, les tribus du Seigneur,
là qu'Israël doit rendre grâce au nom du Seigneur.
C'est là le siège du droit, le siège de la maison de David
.


Sur H2O News:
Prière pour la paix en Terre Sainte

Billet déposé par le Pape au Mur des Lamentations

Dieu de tous les temps,
Lors de ma visite à Jérusalem, la «Ville de la Paix»,
Demeure spirituelle commune des juifs, des chrétiens et des musulmans,
Je te présente les joies, les espoirs et les aspirations,
Les épreuves, les souffrances et les peines de tous les peuples partout dans le monde.
Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob,
Ecoute le cri des affligés, des angoissés, des déshérités;
Envoie Ta paix sur la Terre Sainte, sur le Moyen Orient,
Sur toute la famille humaine:
Secoue les cœurs de tous ceux qui invoquent Ton nom,
Afin qu’ils marchent humblement sur le chemin de la justice et de la compassion.
« Dieu est bon avec ceux qui l’attendent,
Avec les âmes qui le cherchent» (Livre des Lamentations 3-25).

 

 

http://www.h2onews.org/index.php?option=com_content&view=article&id=17932&Itemid=54

Jamais plus l’holocauste :
«L’Eglise catholique, professant les enseignements de Jésus et attentive à imiter son amour pour tous les hommes, éprouve une profonde compassion pour les victimes» de l’Holocauste. Le Pape l’a rappelé lors de sa visite au Yad Vashem, le Mémorial de la Shoah à Jérusalem. «L’Eglise se fait proche de tous ceux qui, aujourd’hui, sont l’objet de persécutions pour des raisons de race, de couleur, de condition de vie ou de religion – leurs souffrances sont les siennes, et sien est leur espoir de justice, a dit le Pape. En tant qu’évêque de Rome et Successeur de l’Apôtre Pierre, a-t-il conclu, je réaffirme – comme mes prédécesseurs – l’engagement de l’Eglise à prier et à œuvrer sans cesse afin que cette haine ne règne plus jamais dans les cœurs des hommes. Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob est le Dieu de la paix».

 

 

 

http://www.h2onews.org/index.php?option=com_content&view=article&id=17906:h2onews&catid=80:pape&Itemid=54



Aimez prier : au cours de la journée éprouvez souvent le besoin de prier et prenez la peine de prier. La prière dilate le cœur  jusqu'à la capacité de ce don que Dieu nous fait de soi-même. Demandez et cherchez, et votre cœur  s'agrandira jusqu'à pouvoir l'accueillir et le garder à vous.
      Devenons un sarment véritable de la vigne Jésus, un sarment qui porte du fruit. Pour cela, acceptons Jésus dans notre vie comme il lui plaît d'y venir :
comme Vérité, pour être dite,
comme Vie, pour être vécue,
comme Lumière, pour être allumée,
comme Amour, pour être aimé,
comme Chemin, pour être suivi,
comme Joie, pour être donnée,
comme Paix, pour être répandue,
comme Sacrifice, pour être offert,
parmi nos parents, nos proches et nos voisins.

                                Mère Térésa de Calcutta


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Mardi 12 mai 2009

TOPO N°1 du 12 mai 2009 = L’ESPRIT SAINT AU CŒUR DE NOTRE VIE

En ce surlendemain de la Pentecôte nous pouvons entrer dans les sentiments du Cœur de Jésus.  « Laissez-vous prendre » disait Marthe Robin à un prêtre qui avait le sentiment de ne plus avancer ; nous aussi laissons-nous prendre, saisir par la hâte, par le désir du Seigneur : «  Je suis venu jeter un feu sur la terre et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! Je dois être baptisé d'un baptême, et quelle n'est pas mon angoisse jusqu'à ce qu'il soit consommé ! » (Luc 12 v.49-50 ) « Et il leur dit : " J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir ; » (Luc 22 v.15) On retrouve ce désir ardent du Seigneur dans la dernière parole de Jésus dans l’Evangile de saint Jean : « j’ai soif ! » Il a soif de chacun de nous, de toute l’humanité.

   

Et pourquoi tant de hâte du Seigneur ? Parce qu’il sait que par sa mort se réalise le don de Dieu à tout homme. Il s’agit bien sûr du don du  « Feu de l’Esprit Saint ». 

 

En Jean 16 (v.5-7) : « C'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai. » Le Paraclet c’est « le consolateur, Celui qui répond au cri, l’Intercesseur, le Défenseur ».

Et en Jean 14 v.16-18 : « je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous.

En Luc 24 v.49 : « Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous. »

« Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. »

 Le Seigneur a donc  fait UNE PROMESSE, il a pris un engagement.

Cette promesse du Seigneur, elle est toujours actuelle, le croyons-nous ?

 Œ Est-ce que notre désir est à la hauteur du désir du Seigneur ?

   Voulons-nous vraiment que l’Esprit Saint nous renouvelle en profondeur ?

 l Ac 8:26 « L'Ange du Seigneur s'adressa à Philippe et lui dit : " Pars et va-t'en, à l'heure de midi, sur la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. "Il partit donc et s'y rendit. Justement un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de Candace, reine d'Éthiopie, s'en retournait, assis sur son char, en lisant le prophète Isaïe. Chemin faisant, ils arrivèrent à un point d'eau, et l'eunuque dit : " Voici de l'eau. Qu'est-ce qui empêche que je sois baptisé ? "Et il fit arrêter le char. Ils descendirent tous deux dans l'eau, Philippe avec l'eunuque, et il le baptisa. 

l Ac 10:1-Il y avait à Césarée un homme du nom de Corneille, centurion de la cohorte Italique. Pierre parlait encore quand l'Esprit Saint tomba sur tous ceux qui écoutaient la parole. Et tous les croyants circoncis qui étaient venus avec Pierre furent stupéfaits de voir que le don du Saint Esprit avait été répandu aussi sur les païens. Ils les entendaient en effet parler en langues et magnifier Dieu. Alors Pierre déclara : " Peut-on refuser l'eau du baptême à ceux qui ont reçu l'Esprit Saint aussi bien que nous ? "

 Nous percevons cette hâte du Seigneur qui répond à la hâte de ceux qui désirent connaître Jésus.

 
          Que montrent les textes ?

C’est qu’il y a un avant et un après :

  l AVANT les apôtres et les disciples ont peur, ils verrouillent les portes par crainte des juifs, ils n’osent pas parler. Les textes insistent beaucoup sur ce point – on sent que c’est un souvenir qui a marqué les disciples -,  sur la façon dont Jésus les rassure, leur donne sa paix.

  l APRES les textes ne parlent plus du tout de peur mais multiplient les témoignages d’évangélisation parfois téméraire, tous sont devenus des fonceurs mais aussi des priants.

Le Feu et l’Espérance (p.50) Martine Catta, co-fondatrice de la Communauté de l’Emmanuel avec Pierre Goursat témoigne: «Je faisais tout moi-même à la force du poignet. Le Seigneur me demandait de lui laisser le gouvernail de ma barque, de lui laisser les voiles, les bouées de sauvetage… » (p.52) Martine entra dans un nouveau rythme, qu’elle reconnut comme étant celui de l’Esprit Saint. « C’était comme une présence intérieure  permanente qui m’accompagnait… »

è Une des clés de l’évangélisation c’est de savoir regarder et écouter  avec amour ceux que l’Esprit Saint met sur nos routes, pour y arriver laissons-nous d'abord regarder par le Seigneur et écoutons-le. 

 

    Ž   Qu’est-ce que le Seigneur veut nous dire par Son Esprit Saint ce soir ?

 Le Seigneur nous invite à reprendre les paroles de Jésus à Marguerite Marie à Paray Le Monial lors de la 1ère  apparition du 27 décembre 1673 :

« Mon divin Cœur est si passionné d’amour pour les hommes et POUR TOI EN PARTICULIER. »

C’est qu’Il nous a choisis et nous aime d’un amour tout particulier :

Alors, accueillons d'abord cet Amour. Par la bouche du prophète Isaïe (43 1-4) c’est le Seigneur qui parle à chacun de nous :  « Ne crains pas,  CAR je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom :  TU ES A MOI 

   CAR tu comptes beaucoup à mes yeux ; tu as du prix et Je t’aime. »    

Ce soir, c’est à nous PERSONNELLEMENT que le Seigneur adresse cette parole, croyons-nous à cet amour ?

«  tu comptes beaucoup à mes yeux ; tu as du prix et Je t’aime. »            

    Acceptons cet amour infini du Christ et comme au psaume 139 osons dire au Seigneur :  « Je te rends  grâce pour tant de merveilles,  JE TE RENDS GRACE POUR LA MERVEILLE QUE JE SUIS. »

   Dieu est plus grand que notre cœur, il nous aime malgré nos limites et nos petitesses, NON il nous aime AVEC nos limites et nos petitesses. RIEN NE PEUT NOUS SEPARER DE L’AMOUR DU CHRIST, aucune de nos fautes, aucune de nos rancœurs, de nos jalousies, de nos blessures ne sont TROP GRAVES pour le Seigneur. Malgré tout il nous appelle à son service par la grâce de son Esprit Saint. 

 è Nous voulons faire des choses pour Dieu , MAIS  est-ce que nous  savons , est-ce que nous reconnaissons ce que Dieu veut faire pour nous  et en nous  ?

 Sommes nous prêts à redire oui au Seigneur, sommes-nous prêts à nous laisser renouveler par l’Esprit Saint dans cette démarche au cœur de la vie des groupes de prière :  l’effusion de l'Esprit . Elle ne fait pas de nous des « superchrétiens », au contraire elle nous rend modestes et humbles, selon mot de Jean Baptiste : « Il faut que Lui grandisse et que moi je diminue ». Lc 10:21- A cette heure même, il tressaillit de joie sous l'action de l'Esprit Saint et il dit : " Je te bénis, Père, Seigneur du ciel et de la terre, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits. Oui, Père, car tel a été ton bon plaisir.



Etre à l’écoute de l’Esprit nous demande un effort d’apaisement.

Vous vous rappelez l’histoire d’Elie dans 1 Rois 19 v.12 : « Il fut dit à Elie:" Sors et tiens-toi dans la montagne devant le Seigneur." Et voici que le Seigneur passa. Il y eut un grand ouragan, si fort qu'il fendait les montagnes et brisait les rochers, en avant du Seigneur, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan ; et après l'ouragan un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre ; et après le tremblement de terre un feu, mais le Seigneur n'était pas dans le feu ;et après le feu, le bruit d'une brise légère. Dès qu'Élie l'entendit, il se voila le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l'entrée de la grotte. »

 Est-ce que nous avons vécu cette expérience de l’effusion de l'Esprit ?

Si non, voulez-vous la vivre au sein de notre groupe de prière ?

Si oui, avons-nous envie de la revivre ?

 Il s’agit de revivifier l’action de l’Esprit Saint reçu à notre baptême et à notre confirmation.  Vous connaissez l’histoire de Bernadette à Lourdes :

Neuvième apparition de Lourdes : le Jeudi 25 février 1858.
La foule de 400 personnes voit Bernadette s'avancer sur ses genoux jusqu'au fond de la Grotte, puis redescendre sur la pente, se diriger vers la rive du Gave, s'arrêter subitement, revenir dans la Grotte, et là comme écouter quelqu'un dont elle semble ne pas comprendre les ordres. On la voit ensuite gratter la terre, boire d'une eau trouble qui en sort, s'en laver pour montrer en public une figure toute barbouillée de boue. Tandis que Bernadette voit sourire la Dame, la foule pense que la voyante n'est qu'une déséquilibrée, une folle.

 Bernadette a expliqué elle-même plus tard cette scène qui avait déçu tout le monde: "Pendant que j'étais en prière, la Dame m'a dit d'une manière amicale, mais en même temps sérieuse: Allez boire à la fontaine et vous y laver: Comme je ne savais pas où était cette fontaine et que je croyais que cela n'y faisait rien, je me suis dirigée vers le Gave. La Dame m'a rappelée et m'a fait signe du doigt de me rendre sous la Grotte à gauche; j'ai obéi, mais je ne voyais pas d'eau. Ne sachant où en prendre j'ai gratté la terre et il en est arrivé. Je l'ai laissée s'éclaircir un peu, puis j'ai bu et je me suis lavée."

 

La source est là, au cœur de nos vies, il s’agit de lui permettre de rejaillir à flot.

 

 Quels sont les fruits de cette effusion  dans l’Esprit ?

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem : 59. « C'est aussi dans les conditions ordinaires de la société (les statuts disent que la vie communautaire est adaptée à la vie quotidienne normale dans le monde actif)que les chrétiens, témoins de l'authentique dignité de l'homme, par leur obéissance à l'Esprit Saint, contribuent de bien des manières au «renouvellement de la face de la terre. »

- Parmi les fruits de l’effusion de l’Esprit, citons :

le goût pour la Parole de Dieu, reçue comme actuelle, vivante et efficace. On la prend au sérieux, on la médite et on cherche à la  mettre en pratique. « Heureux ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique » (Lc 11, 28).

 • Les fruits de l’Esprit (Catéchisme universel 1832) en partie énumérés dans Galates 5 v22-23 : le fruit de l'Esprit est charité, joie, paix, longanimité, serviabilité, bonté, confiance dans les autres, douceur, maîtrise de soi. Puisque l'Esprit est notre vie, que l'Esprit nous fasse agir. 

 

CONCLUSION

 

Dans l’encyclique Dominum et vivificantem Jean Paul II (66) Spirituellement, l'événement de la Pentecôte n'appartient pas seulement au passé: l'Eglise est toujours au Cénacle, qui reste présent dans son cœur. L'Eglise persévère dans la prière, comme les Apôtres, avec Marie, Mère du Christ.

C’est tout le sens de l’appel du pape Jean Paul II à l’aube du 21ème siècle : « Duc in altum !  Avancez au large , en eau profonde! »

C’ est pour nous la voie du bonheur : Psaume 16(15),1-2.5.7-8.9-10.11. « Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge. J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. »

Et c’est dans la mesure où nous accueillons l’Esprit Saint que notre vie parle effectivement de Jésus.


Comme disait souvent Pierre Goursat : (p.290 le Feu et l’Espérance)

 «  Au lieu de croire en ton doute et de douter de ta foi, doute de ton doute et crois en ta foi. »


è
Une proposition = faire pour ceux qui le veulent une préparation à l’effusion de l’Esprit et nous prierons fin juin

- Publié dans : Esprit Saint - Communauté : Communauté de prière
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